Mieux vaut en rire – rubrique décidément inépuisable- n° 269 : Plus fort que Vespasien

La légende veut que Vespasien ait redressé les comptes de son empire en instaurant une taxe sur les édicules publics. L’idée était lumineuse. En effet, nous avons tous besoin d’uriner à intervalles réguliers et donc en profiter pour prélever ne serait-ce que quelques gouttes garantissait à l’Etat qui mettait en place ce système de taxation des rentrées durables et même régulières.

Le système a un peu périclité et il n’en reste que des traces dans les impôts locaux car la valeur locative de votre demeure dépend aussi du degré d’équipement sanitaire et la taxe de traitement des eaux dépend aussi de votre consommation sanitaire.

Bref, il n’y avait plus grand chose à gratter de ce côté.

C’est pourquoi les géniaux inventeurs de ce procédé sont dans la grande lignée vespasienne https://www.francetvinfo.frDe l’urine en engrais de substitution : « Si on veut arrêter de polluer massivement, il n’y a pas le choix ». Il fallait y penser, Dans l’urée, il y a bien sur de l’azote mais aussi du phosphore, d’où l’odeur d’ailleurs, et comme ces deux produits sont à la base de la plupart des engrais chimiques qu’on trouve dans le commerce, il était pourtant facile de faire le lien.

Mon histoire pourrait s’arrêter là et cela n’aurait pas un grand intérêt.

MAIS

il n’y a pas que de l’azote et du phosphore dans nos urines. Il y a aussi des résidus de médicaments https://www.rtbf.be/Les résidus de médicaments dans nos urines polluent les fleuves et les rivières du monde entier. En effet, à force d’en prendre à tour de bras, nous n’arrivons pas à assimiler toutes ces molécules censées nous guérir et une grande partie est évacuée sans avoir eu le temps de servir.

MAIS,

il n’y a pas que de l’azote, du phosphore et des molécules médicamenteuses dans nos urines, il y a aussi du glyphosate https://www.liberation.fr/Glyphosate: une étude confirme la présence de l’herbicide dans l’urine des Français. Eh ! Oui ! Que nous soyons proches des champs d’épandage ou en centre ville, cette saleté d’herbicide arrive à nous contaminer jusque dans nos conduits urinaires.

Du coup, s’ils la jouent fine, ces géniaux inventeurs peuvent réussir la passe de trois : fabriquer un engrais « biologique » (et quoi de plus bio que notre corps), qui pourra également servir de produits sanitaires vétérinaires (mais là il faudra faire le tri dans les molécules car toutes ne sont pas adaptées au règne animal) et même de désherbant.

Certains gros exploiteurs agricoles en rêvent déjà.

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