Mieux vaut en rire-rubrique décidément inépuisable- n°250 : nous vivons une époque surprenante

l’arroseur arrosé (encore et toujours)

Mister Musk est un pur produit de cette nouvelle économie fondée sur l’interconnection universelle. Il est donc savoureux qu’il lui arrive cette mésaventure https://www.ouest-france.fr/lSuivi à la trace par un étudiant de 19 ans, le milliardaire Elon Musk tente de négocier avec lui. Toutefois, cela devrait nous faire réfléchir sur les déréglements, mentaux parfois que peut générer une pratique intensive des réseaux sociaux. Tout d’abord, pour celles et ceux qui comme moi, ont connu le monde d’avant Internet, il peut paraître incongru qu’un individu puisse laisser diffuser en permanence son emploi du temps et ses déplacements ; c’est quand même faire preuve d’un narcissisme forcené. Il est tout aussi surprenant voire inquiétant qu’il y ait aussi d’autres personnes qui en fassent leur passe-temps exclusif ; il est vrai que l’époque dont je parlais plus haut connaissait, elle, ses groupies, capables de pister leur « idole » d’hotel en hotel pendant des mois. Finalement, il n’y a rien de nouveau sous le soleil, y compris la bêtise humaine.

L’ère du faux vrai

Alors que l’ouverture de la campagne électorale pour les élections présidentielles puis législatives fait redouter une prolifération de fausses nouvelles, nul n’aurait pu penser que la falsification puisse prendre cette forme là https://www.ouest-france.fr/lSuivi à la trace par un étudiant de 19 ans, le milliardaire Elon Musk tente de négocier avec lui. Et si cela recommençait au printemps prochain. Imaginez qu’un candidat ne soit que l’avatar de Philippe Pétain ou une autre de son père voir même que l’un ne soit que le prête-nom de Jupiter lui même.

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Comme une métaphore du monde d’après

Au printemps 2020, lorsque nous étions confinés, calfeutrés, assignés à résidence chez nous, nous n’avions pas d’autre chose à faire que d’imaginer le monde d’après. Il y en eut de beaux rêves sur la Toile, d’utopies qu’on aurait voulu réalistes. Le monde d’après serait forcément différent et forcément meilleur, l’Humanité ayant appris de cette epreuve.

Ben voilà, nous ne sommes pas encore dans le monde d’après, nous ne sommes que dans le flou d’un monde secoué par des vagues successives qui n’en finissent pas d’épuiser nos espérances. Mais déjà apparaissent des signes de ce que certains entrevoient comme leur futur immédiat et ce que nous offrent la presse n’est guère réjouissant.

Ainsi à un jour d’intervalle on a pu lire ceci https://www.lefigaro.fr/Rolls-Royce et Ferrari se jouent de la crise de l’automobile qui en dit long sur l’égoïsme des plus nantis mais aussi cela https://www.lefigaro.fr/Les commandes et livraisons d’Airbus ont rebondi en 2021 qui nous renseignent tout autant sur l’optimisme retrouvé d’un secteur qu’on disait particulièrement mis en cause par les menaces pandémiques ;

Si je suis optimiste, je dirais qu’il s’agit là des derniers soubresauts d’un monde qui s’estompera rapidement. Par contre si je suis réaliste, j’aurais plutôt tendance à dire « business as usual ». J’ai parfois horreur d’être réaliste !

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100% renouvelables, c’est (presque) possible, il suffit de le vouloir

Au détour des années 70 et 80, l’Ecosse, au même titre que la Norvege, devint le nouvel Eldorado des hydrocarbures grâce au gisement de pétrole et de gaz de la Mer du Nord. Il est donc un peu paradoxal que ces deux pays figurent actuellement comme des référence en matière de transition vers une énergie totalement décarbonée.

On savait que depuis longtemps, les Scandinaves avaient misé sur une source renouvelable comme l’hydraulique pour assurer leur développement économique et qu’ils ont de ce fait acquis certains reflexes en matière d’énergie propre https://alliancesolidaire.org/“La Norvège est un modèle en matière de développement des énergies renouvelables”.

Par contre, ce qui était moins connu c’était que les Ecossais étaient en train de faire encore mieux et de se passer progressivement de ce qui a fait leur soudaine fortune https://www.revolution-energetique.com/L’Ecosse a presque atteint son objectif de 100% d’électricité renouvelable.

Et rappelez-vous dans le même temps, en France, nous n’avions pas d’autre alternative que de nous accrocher à un slogan un brin arrogant : « en France, on n’a pas de pétrole mais on a des idées ! ». 50 ans après, le bilan est très humiliant pour nos petites cellules grises puisque les énergéticiens français peinent à franchir la barre des 20% de renouvelables.

Il faut dire que le système politico-administratif français n’y aide pas beaucoup, multipliant les procédures administratives parfois redondantes. Quand en plus, vient se greffer là-dessus, la traditionnelle râlerie, héritée des Gaulois paraît-il, qui fait rejeter d’emblée ce qu’on veut imposer, on arrive à des situations ubuesques dont l’éolien en mer n’est qu’une illustration. Le panorama actuel https://www.revolution-energetique.com/Où en est l’éolien en mer en France ? montre à la fois le potentiel mais aussi les embûches de cette filière. En filigrane, cela montre surtout qu’il y a eu en France un grave déficit de débat public sur les enjeux liés à ces énergies renouvelables (et aux autres aussi). Si des petits pays comme la Norvège, l’Ecosse mais aussi dans une moindre mesure le Danemark, l’Islande voire le portugal arrivent à de tels résultats, c’est qu’ils ont réussi à bâtir un consensus suffisamment solide pour dépasser les préjugés des uns et des autres et éliminer l’effet NIMBY au profit d’une adhésion plus marquée à un projet commun. Voilà un beau sujet pour celles et ceux qui briguent à diriger nos destinées pour les 5 prochaines années.

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Le vert : à moitié plein ou à moitié vide ?

Comme dans beaucoup de pays dans le monde, l’économie française est en train de passer au vert, c’est à dire que dans de nombreux secteurs d’activité, les chefs d’entreprise, de bon gré ou sous la contrainte réglementaire, développent de nouveaux processus de production et de distribution plus respectueux de l’environnement.

Cependant, il faut bien admettre que la préservation des ressources naturelles embrasse tant de domaines qu’on ne peut pas être bon partout. En effet, être à la fois économe en énergie, produire une énergie totalement renouvelable, limiter la production finale de déchets de toutes sortes, faire en sorte que les objets de notre quotidien consomment le moins possibles de matières premières extraites de la Terre, consommer le moins d’eau possible et faire en sorte que cette eau soit la plus pure possible, avoir le même genre d’attention pour l’air que nous respirons tout en veillant au maintien de la plus grande diversité de la faune et de la flore locale, voilà autant de chantiers qu’il faudrait mener de front pour être vert..ueux.

Du coup, quand on regarde le bilan de l’économie françise sur ces différents fronts, le moins qu’on puisse dire est qu’il est contrasté. Ainsi, ce même jour, dans deux publications plutôt bien informées sur ces questions de responsabilités environnementales des entreprises on pouvait lire ces deux informations :

https://www.novethic.fr/pourquoi la France devient le nouvel eldorado de l’économie circulaire

https://www.actu-environnement.com/Énergies renouvelables : l’Union européenne a réussi son pari en 2020, mais pas la France

Que faut-il en conclure ? Que les entreprises françaises sont plus sensibles à la marée plastique qu’à la détérioration du climat de notre planète ? Disons plutôt que les orientations politiques de nos gouvernements successifs poussent plus dans un sens que dans l’autre et que les aides financières, comme les réglementations, favorisent plutôt telle action que telle autre.

Ceci étant posé, on peut se demander ce qui inspire les décisions politiques en la matière. J’ai la faiblesse de croire qu’en l’occurrence, les « têtes d’oeuf » qui remplissent les cabinets ministériels ont rapidement fait un état des lieux de l ‘économie française et, pourquoi pas, écouté les judicieux conseils de leurs informateurs dans les plus grandes entreprises. Ce qu’ils ont vu et entendu, a dû les convaincre que si certains secteurs étaient déjà adaptés à la nouvelle donne, d’autres part contre avaient besoin d’un peu de temps pour s’adapter mais aussi pour amortir tous les investissements engagés dans un cadre économique devenu inadapté.

J’en conclurais donc que la transition écologique de l’économie française dépendrait plus de la capacité d’adaptation du capitalisme française que de la volonté politique des hommes issus du suffrage universel, ce qui devrait rendre ceux-ci plus modestes dans leurs discours et leurs promesses. Mais j’espère me tromper et que les gens qui seront portés au pouvoir le printemps prochain me démentiront et qu’ils auront à cœur de forcer le destin de l’économie française.

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Vous n’avez pas honte de polluer ainsi le monde !

Voilà le nouveau sujet d’inquiétude : le numérique, comme on dit quand on veut parler des activités impliquant des appareillages informatiques, pollue gravement. Vous avez surement dû voir ces spots publicitaires montrant des ordinateurs réclamant un peu de repos, des réseaux fatigués de ne pas être laissés de côté un instant.

Cela vient évidemment détruire l’idée que la dématérialisation de nos échanges était un progrès écologique indéniable, supprimant les papiers inutiles, les duplications trop nombreuses de documents finalement pas si indispensables que cela.

Mais les chercheurs font leur métier de fouille systématique pour dénicher, partout où c’est nécessaire, toutes les sources de gaspillage de nos si précieuses ressources naturelles. Ainsi deux agences de l’Etat se sont associées pour produire ceci https://www.actu-environnement.com/De nouvelles données sur l’impact environnemental du numérique. La lecture de cet article est édifiante à plus d’un titre mais il est quand même dommage de ne pas en savoir plus sur ce qui concerne nos terminaux, car manifestement c’est là où le bât blesserait le plus. Finie la responsabilité des centres de données dans les émissions de gaz à effet de serre ! Terminée ces « fausses rumeurs » sur l’impact négatif du déploiement de la 5G ! Le principal responsable, ce serait nous avec notre manie d’avoir entre 8 et 15 appareils connectés, de vouloir changer de modèles aussi souvent que l’exige le marketing de fabricants pour qui nous ne sommes qu’un peu de chiffres d’affaires en plus.

L’argument n’est pas faux, mais qu’est-ce qui nous oblige à avoir un ordinateur fixe plus un ordinateur portable plus un téléphone qui peut également servir d’ordinateur de remplacement, plus une montre connéctée, plus je ne sais quoi d’autre qui permet de « rester en contact » ?

Qu’est-ce qui ous oblige à être connecté à un réseau qui permettra de recevoir et voir en temps réel des volumes de plus en plus grand d’informations ou de divertissements que nous n’arrivons plus à digérer ?

Qu’est ce qui nous oblige donc à accepter ce qu’il y a vingt ans encore les plus agés d’entre nous auraient jugé inconcevable parce qu’inconvenant mais que les nouvelles générations trouvent normal parce qu’ils n’auront connu que cela comme mode de vie, être connecté, en permanence connecté ?

Je vous laisse libre de répondre à ces questions. Quant à moi j’ai bien ma petite idée, mais que voulez-vous, j’adôôôre écrire tous les jours ou presque ces petits billets en espérant que vous serez nombreux, nombreux, nombreux, à les lire ! Cruel paradoxe !

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Il connaît la musique

Je savais que parfois la vie politique s’apparentait au show-business mais je ne pensais pas qu’un acteur politique de premier plan puisse ainsi se reconvertir dans l’industrie musicale. C’est vous dire ma surprise quand j’ai lu cet article https://www.lesechos.fr/François Baroin prend la présidence de Barclays France. Ah, les 45 tours Barclay qui nous faisaient danser tous l’été dans les années 60 !

En fait de surprise, c’était plutôt une méprise. En effet je n’avais pas vu ce « s » final qui fait toute la différence. Eh ! Oui, ce n’est pas dans fabrication de « tubes de fusion music » que va se lancer l’ancien patron des maires, mais plutôt dans les fusions-acquisitions d’entreprises.

Nul doute qu’il a entendu parler de la sulfureuse réputation de cette banque anglaise abondament citée dans le dossier dit des panama papers https://www.courrierinternational.com/Ces 2 000 milliards d’argent sale passés par les banques internationales. Mais comme il a été à Bercy le ministre en charge de la lutte contre ce genre de fraudes, il connaît la musique. Gageons qu’il saura jouer sa partition sans fausse note.

C’est curieux tout de même, cette manie des hommes politiques de se recycler dans les activités financières !

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Coincer la bulle !

N’allez pas croire que je vais faire ici l’éloge de la paresse. Un autre s’y est essayé avant moi avec suffisamment de succès pour que je n’ai pas l’outrecuidance d’aller sur ses brisées.

Non, je veux parler ici d’un phénomène financier récurrent qui vient frapper à intervalles plus ou moins réguliers les bourses mondiales.

Depuis quelque temps, la rumeur d’une nouvelle bulle émeut certains milieux financiers, au point qu’une station de radio très branchée « business » s’est cru obligée d’allumer un contre-feu pour éteindre tout début d’incendie https://www.radioclassique.fr/Apple atteint 3000 milliards de dollars en bourse : Non, ce n’est pas une nouvelle bulle.

Mais il est vrai qu’à ce prix-là, une entreprise même de la taille d’Apple paraît surévaluée. En effet les résultats consolidés de l’entreprise en question pour l’année 2021 laissent apparaître un bénéfice de 95 milliards https://www.apple.com/Apple annonce ses résultats pour le quatrième trimestre. C’est évidemment énorme, mais si on ramène cela à la valeur des actions telles qu’elles cotaient en Bourse fin décembre, le rapport serait à peine de 3,15%. Certes, c’est mieux que les 0,75% de votre livret de caisse d’épargne mais on est quand même loin des taux que réclament habituellement les grands investisseurs.

D’ailleurs à ce propos, certains arrivent à un niveau d’avidité dont l’indécence est intolérable https://www.lesechos.fr/Le fonds le plus performant de l’Histoire a gagné 48 % en 2021. A ce niveau de rendement, la moitié de la mise récupérée chaque année, Apple ne serait plus valorisée qu’à 197 milliards. On voit dès lors la marge de révision qui existe entre le cours actuel et les standards de rendement maximaux.

Mais admettons que la situation de ce fonds de placement réservé aux seuls traders soit une exception mais considérons quand même que la rentabilité requise généralement oscille entre 10 et 14 pour cent, cela mettrait la valeur boursière d’Apple entre 675 et 945 milliards, ce qui serait déjà plus raisonnable. Et Apple n’est pas le seul exemple de ce type.

Beaucoup parient actuellement sur un futur enchanteur et acceptent de surpayer parce que cela est le prix de leur rêve. C’est exactement ce qui s’est passé en 2000 avec la « bulle du Net » qui a rincé les économies de millions d’épargnants.

Notez toutefois que les rêveurs semblent avoir pour l’instant raison puisque leurs prochaines étrennes n’auront jamais été aussi belles https://www.lesechos.fr/Les dividendes mondiaux devraient dépasser les 2.000 milliards de dollars en 2022. J’ai du mal à croire qu’une telle ponction sur les circuits économiques (1,5 fois le budget de l’Etat français tout de même!) puisse être supportées longtemps par les circuits économiques. Il y aura forcément un jour ou l’autre un retour à un étiage plus bas et du coup, les rêveurs en seront pour leurs désillusions. A moins que des esprits avisés se rendent compte de l’absurdité de la situation et le proclament. C’est ainsi que les bulles éclatent en général, quand les rêves se dissipent.

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Il y a de la friture sur la ligne.

Les compagnies aériennes étaient un peu les divas de l’économie « d’avant » et sont sans conteste parmi les perdantes de l’économie « d’après », du moins pour le moment. Il suffit pour s’en convaincre de voir les tentatives suicidaires https://www.challenges.fr/Vols à vide: le coup de bluff de Lufthansa crée la polémiqued’une compagnie aussi sérieuse que Lufthansa pour attirer la compassion des pouvoirs publics .

Voilà maintenant qu’un autre tracas vient perturber leur petite vie. Oh ! Certes je ne parle pas des imprécations anti-avions des copains de Greta car on n’a encore rien trouvé de mieux que l’avion pour franchir les océans. Ou alors, il nous faudrait renoncer à voir d’autres pays rencontrer d’autres gens et se contenter de les voir en documentaires en streaming sur nos ordinateurs. Et cela à la grande vitesse, grâce à la 5G.

Or justement c’est de là que vient le nouveau problème : la 5G provoquerait des perturbations dans les émissions des avions https://www.ouest-france.fr/Etats-Unis. Les compagnies aériennes craignent le « chaos » si la 5G est déployée près des aéroports. Et n’allez surtout plus me dire maintenant que la 5G est inoffensive. Si elle est capable de semer le trouble dans les émssions radio autour des aéroports, imaginez ce que cela peut provoquer chez vous.

De ce point de vue, j’admire la casuistique jésuite des compagnies aériennes américaines : « une importante perturbation opérationnelle pour les passagers, les transporteurs, les chaînes d’approvisionnement et la livraison de fournitures médicales essentielles ». Heureusement qu’il y a cette pandémie pour servir d’arguments.
Mais quelle catastrophe ça serait si DHL, Amazone, Alibaba et consorts ne pouvaient plus travailler correctement, que les pièces détachées ne pouvaient plus être acheminées correctement, que les fruits exotiques restaient en carafe sur les tarmacs.

Quand on voit tout cela, on se dit que heureusement il y des contradictions entre les acteurs majeurs de l’économie mondialisée pour nous alerter sur les petits mensonges de leurs petits camarades.

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Le grand remplacement, le vrai.

Ils s’ingénient à effrayer leurs concitoyens en faisant proliférer sur les réseaux sociaux toutes sortes de théories visant à démontrer que la petite partie des terres émergées situées au Nord de l’hémisphère boréale allait se dépeupler de sa population autochtone, de type caucasien comme on dit dans les séries poilcières américaines, par une population beaucoup plus bigarrée. Naturellement, cela est faux ou alors ils veulent nous faire croire que la Préhistoire va recommencer et que Cro-Magnon va débarquer d’Afrique pour prendre la place de Néenderthal, devenu génétiquement à bout de souffle.

Par contre ce qui se déroule dans la vie animale y ressemble beaucoup. En effet d’un côté, nous avons un appauvrissement de la diversité de la vie animale tel que des organisations citoyennes ont décidé de mettre en cause les autorités politiques qui ont permis, ou laissé faire un tel désastre https://reporterre.net/Effondrement de la biodiversité : l’État attaqué en justice. Il n’est pas sûr que cette démarche judiciaire prospère en France mais elle a déjà abouti ailleurs, aux Pays-Bas par exemple.

Mais dans le même temps, l’activité humaine totalement débridée a des effets inverses et menace une forme de virginité naturelle dans des zones encore largement inviolées https://reporterre.net/Le trafic maritime menace l’Antarctique d’espèces invasives.

Dans les deux cas, cela risque d’aboutir à un appauvrissement général de la vie animale, où quelques espèces mieux adaptées ou moins exposées vont venir occuper la place laissée par les autres qui n’auront pas su ou pas pu s’adapter.

Tiens cela me fait penser à d’autres épisodes de la vie de l’Humanité où des colonies de populations exogènes sont venues occuper des territoires où elles n’avaient jamais été présentes, chassant et massacrant les populations autochtones. Et là je ne parle pas de la Préhistoire mais d’une histoire encore récente puisque nous en avons vécu les dernières traces avec le mouvement de décolonisation de l’Afrique. Notez que cela perdure encore ici et là et partout où il est question de « colonies », dites-vous qu’il y a une tentative de remplacement d’une population par une autre. Vous trouverez certainement des exemples dans l’actualité quotidienne.

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La fable express du dimanche soir n° 33 : fichtre quel cachet, ces cachous

Le jeune Alexandre Thorpe raffolait de ces petits bouts de réglisse qu’on suçotte sans souci. Hélas, il était très gourmand et se goinfrait en cachette mais parfois son petit vice tournait à la catastrophe, provoquant des quintes particulièrement spectaculaire dont voici la description la plus fidèle.

Avertissement au lecteur : il est déconseiller de lire cela à voix haute tout en mangeant des chips (vous n’êtes pas dans un train tout de même).

« Le cachottier Sacha Thorpe, cachant tout, crachotait son cher cachou roux dans une toux chuintante. Pas très chic de châtier ainsi ce chenapan chapardeur ».

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Mieux vaut en rire -rubrique décidément inépuisable- n° 249 : Histoire d’eau, Ils ne se sentent plus.

Il va falloir changer nos habitudes ! Que ce soit les risques climatiques qui nous menaceront à moyen terme ou les risques sanitaires qui devraient nous menacer encore pour quelques temps, voilà des contraintes fortes pour nous obliger à modifier certains gestes de notre quotidien. Certains ont pris le taureau par les cornes (mais en douceur car il faut bien préserver le bien-être animal) et parce que l’eau est un bien trop précieux pour qu’on le gaspille, ils en usent avec parcimonie https://usbeketrica.com/« Unwashed » – Ces gens qui ne se lavent plus tous les jours pour sauver la planète. Avec ces nouvelles pratiques, nous voilà rejetés 75 ans en arrière, diront les ronchonneurs en rappelant qu’au sortir de la guerre, l’installation de salles de bain dans les nouvelles constructions était vécu comme un immense progrès. Rétorquera-t-on que même le grand Louis XIV n’a pas dû prendre plus de 10 bains au cours de sa vie. L’argument est pauvre quand même.

Cela dit c’est bien même si c’est excessif. Prendre une douche plus qu’un bain, c’est déjà plus raisonnable. Cela fait partie de ce qu’on appelle les « nudges » que les communicants de tous bords mettent de l’avant pour prouver leur civisme.

Mais comme on dit c’est un peu l’arbre qui cache la forêt. En effet, ce ne sont pas les usages sanitaires, ni même alimentaires de l’eau qui provoquent les plus grands déséquilibres hydriques. Mais il est plus facile pour une ONG de sensibiliser aux enjeux de l’eau de parler de ces gestes simples que tout le monde comprend. Et du coup, il est plus facile aux entreprises de communication qui veillent à la bonne réputation des grosses mécaniques économiques de s’emparer de ce sujet, de le monter en épingle jusqu’à nous culpabiliser d’être simplement propre, afin d’éviter de parler des sales pratiques de leurs mandants.

Cela dit difficile de voir dans un paquet de pop corn ou dans un jeans en coton, les milliers d’hectolitres d’eau, nécessaires à leur production.

La difficulté est là

Mais comme dit le colibri « ma petite goutte d’eau est petite mais elle existe » et après tout les petits ruisseaux ne font-ils pas les grandes rivières.

Bon je vous quitte, je vais prendre mon bain Euh ! Pardon, ma douchette puis après ce sera piscine-sauna-hammam.

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Scènes de ménage.

Voilà un scandale politique comme il ne pourrait y en avoir dans notre belle France https://www.lemonde.fr/« Städgate » : le scandale du ménage qui éclabousse la première ministre suédoise. En effet chez nous lorsqu’il y a scandale, ce n’est pas parce qu’on emploie réellement quelqu’un qui n’est pas déclaré mais plutôt quand on déclare quelqu’un qui n’aurait pas réellement travaillé https://www.lemonde.fr/Affaire Fillon : cinq ans de prison, dont un ferme, et 375 000 euros d’amende requis contre l’ancien premier ministre. Cela souligne la différence des mœurs politiques entre vieilles démocraties, l’une très huguenote, l’autre beaucoup plus latine.

Notez aussi que lorsqu’on parle de scandale des ménages, dans un cas il s’agit d’une femme poilitique utilise sa fonction pour qu’on s’occupe de son intérieur, alors qu’en France lorsque scandale des ménages, il y a, c’est parfois parce que la femme d’un homme politique aurait utilisé la fonction de son mari pour trouver une occupation (lucrative) à l’extérieur https://www.nouvelobs.com/La SDJ de France 3 dénonce les « ménages » d’Ockrent. Là encore, je ne porte porte pas de jugement peremptoire mais je ne peux m’empêcher de penser que cela peut exliquer une partie du désamour des Français tant pour le personnel politique que pour une partie des journalistes.

Pour autant, n’allez pas croire que je porte au pinacle le modèle suédois car, malgré tout, il existe dans ce pays un vieu fond de sexisme. En effet, même en Suède, il n’est jamais arrivé qu’un Premier Ministre homme se fasse épingler pour des affaires ménagères. Les clichés ont la peau dure.

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…..Et bonne année quand même

Le GIEC nous prédisait une situation apocalyptique à partir du milieu de ce siècle si nous ne faisions rien pour infléchir, voire inverser le cours des choses. Mais voici qu’une autre organisation internationale vient de jeter un froid (si on peut dire) en publiant les résultats de ses observations météorologiques https://reporterre.net/Les sept dernières années sont les plus chaudes jamais enregistrées.

C’est dire que nous sommes plus proche que nous le croyons du point de non-retour. Non seulement, les efforts pour réduire la production de gaz à effet de serre restent notoirement insuffisants mais en plus les perturbations climatiques viennent en rajouter une couche en augmentant nos besoins énergétiques, première source de GES. Cela s’appelle une spirale vicieuse dont on ne peut que redouter les conséquences ultimes.

Mais restons optimistes ! Peut-être après tout, que ces sept dernières années correspondent AUSSI à un cycl naturel du climat et que l’effet cumulatif du réchauffement d’origine humaine et d’un cycle plus chaud produisent ces catastrophes inédites.

C’est pourquoi, j’en viens à espérer que cet hiver, il y aura de la neige en montagne, y compris dans les Monts d’Arrée, que ce printemps, il pleuvra en averses en mars, qu’on verra les dernières gelées avant les premières fleurs de pommiers, de pêchers et de pruniers, que mai serait joli et juin chaud juste comme il faut, que juillet et août feront honneur à la réputation des étés bretons, puis que l’automne verra les premières tempêtes annociatrices d’un nouvel hiver.

Bref, ce que je nous souhaite, ce n’est rien d’autre qu’une année normale. Tout juste peut-on penser qu’entre juillet et août, nous aurons quelques jours de grosse chaleur, qui font passerr la Côte de granit Rose pour la Côte d’Azur, histoire de nous rappeler qu’à long terme, le GIEC a quand même raison.

Du coup, peut-être pourrais-je espérer de bonnes vendanges en Bretagne !

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Mieux vaut en rire -rubrique décidément inépuisable- n° 248 : l’arroseur arrosé.

Je ne suis certes pas le dernier à protester lorsque les appellations d’origine de produits alimentaires ne sont plus protégées, voire même dévoyées comme c’est le cas pour le champagne en Russie (voir les épisodes précédents).

Mais là https://www.huffingtonpost.fr/Le gruyère n’a pas besoin venir de France ou de Suisse, selon la justice américaine franchement, je trouve que certains abusent . Que les Suisses, c’est à dire les habitants de la Gruyère, dans le canton de Fribourg https://fr.wikipedia.org/District de la Gruyère crient à la spoliation d’appellation, rien de plus normal. Mais que des producteurs français d’un produit homonyme en fassent de même est quand même un peu fort de café. A la limite qu’on dise « fromage façon gruyère français » serait plus juste, d’autant que ces produits sont élaborés un peu partout en France à partir de lait dont la provenance n’est pas certifiée.

En d’autres termes, ces producteurs français reprochent aux Etats-Unis de faire ce que eux ont réalisé dans les années 50, à une époque où on était moins regardant. Certains sont même encore moins fondés à le faire qu’ils ont sans vergogne usurpé une autre appellation suisse, l’Emmental, pour en étiqueter des produits élaborés en Bretagne et Pays de Loire.

Cette décision des autorités américaines, c’est donc pour eux un remake de ce sketch dont je ne me lasserait jamais dû au génie des Frères Lumière.

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Vouloir commander à la nature

Ainsi, un de ces nombreux autocrates nés de la dispersion de l’U.R.S.S. pense qu’il peut par oukase maitriser la nature et mettre fin à un désordre naturel https://www.ouest-france.frLe Turkménistan ordonne l’extinction de sa « Porte de l’Enfer », cratère en feu depuis cinquante ans. Incidemment cette volonté d’extinction me fait penser à Badinguet, ce neveu d’un autre autocrate, corse celui-là qui, avant de devenir le premier président de la République Française puis le dernier empereur, publia cette opuscule parfaitement périssable « de l’extinction du paupérisme ». Il prouvait par là qu’il fut un temps utopiste, mais surtout qu’il mesurait mal ce qu’était la vraie pauvreté et les causes de celle-ci.

Mais revenons à notre « porte de l’enfer ». On pourrait rire de ce potentat qui « ordonne » de stopper ce qui apparaît comme un phénomène naturel un peu exceptionnel, si cela ne révélait pas une tendance profonde à l’autoritarisme. On retrouve là la mégalomanie des anciens dirigeants de l’URSS qui pensaient pouvoir changer le cours des choses en transformant les steppes de ces républiques soviétiques d’Asie centrale en grenier à blé ou en champs de coton. La mer d’Aral aura du mal à y survivre https://lematin.ma/express/La mer d’Aral, un désastre écologique orchestré par l’Homme. On peut d’autant moins en rire que le journaliste nous rappelle que par ailleurs le Tukménistan se révèle incapable de juguler les nombreuses fuites de méthane qu’occasionne une exploitation mal maitrisée des réserves gigantesques de gaz du sous-sol turmène. S’il y avait quelque chose à « ordonner », ce serait peut-être plutôt cela : entretenir un minimum, les gazoducs.

L’idéal serait évidemment d’arrêter purement et simplement cette extraction de gaz mais ceci est une autre histoire qui s’écrit actuellement ailleurs dans le monde. Tant que certains pays seront des clients forcénés de cette source d’énergie https://www.connaissancedesenergies.orgNucléaire et gaz inclus dans la taxonomie verte : la Commission européenne prolonge les consultations, il n’y a aucune raison que le Turkménistan, comme la Russie, la Norvège et les autres pays gaziers se montrent vertueux et tuent leur poule aux œufs d’or. Ce serait pourtant une autre façon de vivre avec la nature, s’y adapter plutôt que de vouloir lui ordonner.

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Décidément il ne fait pas Bio à Bordeaux

Je vous narrais il y a quelques semaines les mésaventures d’une association de défense de l’environnement empêchée d’aller en appel car elle n’était pas en mesure de payer l’amende, exorbitante au regard de ses ressources, soit 125.000 euros, qui lui avait été infligée en première instance https://www.francebleu.fr/Vins de Bordeaux : Valérie Murat ne pourra pas faire appel de sa condamnation sans avoir payé son amende.

Or voici qu’une autre instance souveraine dans les vignobles vient d’imposer un nouvel oukase visant à réduire au silence ceux qui contestent les pratiques sanitairement contestables de la majorité des vignerons https://www.sudouest.fr/Vins de Bordeaux : des vignerons bio obligés de passer au label HVE. En effet, dans le monde tel qu’il est, être privé de son appellation est souvent une condamnation à mort commerciale. Et compte tenu de toutes les dérogations qu’il permet, il est quand même difficile de dire que le label HVE devrait suffire à garantir l’innocuité environnementale de cette appellation.

Inutile pourtant d’attendre un soutien de la part du ministre de tutelle. L’ambition écologique affichée par son patron n’a manifestement pas atteint ses neurones. Ou alors ils sont de connivence, l’un disant blanc quand l’autre fait noir.

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Mieux vaut en rire -rubrique décidément inépuisable- n°247 : certains se font du cinéma.

Franchement, la dithyrambe de certains journalistes me laisse parfois pantois. Tenez ! Prenez cet article de promotion d’un film Netflixhttps://www.novethic.fr/don’t look up, un film déjà culte pour les combattants du climat. Malgré la présence d’une pléiade de stars dont le désormais inévitable Leonardo Di Caprio, il ne présenterait aucun intérêt s’il n’y avait pas cette phrase de conclusion : « Un film suffira-t-il pour déclencher en 2022 une action globale à la hauteur de la menace ? On peut toujours en faire le vœu ! ».

Du coup, on se prend à rêver. Et si Di Caprio avait été touché un quart de siècle plus tôt par la grâce écologique, peut-être aurait-il pu transformer Titanic en pamphlet contre la nocivité écologique des croisières sur des paquebots-bétaillères. Mais comme l’écrit notre journaliste « on peut toujours en faire le voeu »

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Mieux vaut en rire -rubrique décidément inépuisable- n°246 : quand l’usurpation vaut titre

Les Normands avaient déjà connu pareils déboires avec les appellations « camembert » ou « Isigny » : perdre leur nom parce que les noms des produits de leur terroir n’étaient pas protégés. Il semblerait qu’ils s’en soient bien sortis.

Mais cette fois-ci, le coup est rude https://www.letelegramme.fr/À partir du 1er janvier 2022, le champagne français ne pourra plus s’appeler « champagne » en Russie . Non seulement le nom est usurpé par des productions locales de qualité « différente » mais en plus les produits originaux se voient dans l’obligation de se débaptiser. Mais comme les affaires sont les affaires, les producteurs français ont obtempéré à l’oukase de l’autocrate russe qui ne manque jamais une occasion de démontrer qu’il peut tout se permettre.

Des mesures de rétorsion semblent difficiles puisque actuellement la Russie ne semble en mesure que d’exporter des hydrocarbures ou du blé. Or, il n’y a ni gaz « grand cru de Sibérie », ni « blé hors d’age du Don » et de toute façon comme la France ne produit pas de gaz et de moins en moins de blé, cela n’aurait aucun sens de vouloir les protéger. Il y aurait bien le caviar : les Girondins pourraient tenter le coup d’interdire l’appellation caviar aux œufs d’esturgeons russes, pour en réserver l’usage à la seule production de leur estuaire. Pas sûr du coup que cela ravisse les Iraniens.

Il y aurait bien une solution : demander à nos cousins québécois d’interdire au nouveau tsar de porter son nom sur leur territoire pour en laisser l’usage exclusif à cette spécialité particulièrement roborative qui fait le délice de beaucoup le long du Saint-Laurent mais le désespoir des nutritionnistes de tout le pays. Ma foi, c’est vrai, qu’il soit russe ou qu’elle soit québécoise le ou la poutine est particulièrement indigeste.

Voici la recette de la poutine https://www.marmiton.org/recettes/recette_poutine-typiquement-quebecoise_71199.aspx. Léger, n’est-ce pas ?

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L’écologie, ça commence à bien faire

Tiens revoilà le dossier de Flamanville. Je ne me lasse pas de ce feuillton qui serait un véritable vaudeville s’il ne coûtait pas si cher. Voici un projet qui a pris une bonne décennie de retard et cela risque même de se rallonger parce que le dossier administratif serait incomplet l’impact global du projet . Ainsi donc, pendant que les ingénieurs et les techniciens perdaient un temps fou à comprendre et à réparer les erreurs en cascade, les administratifs sont restés bailler aux corneilles et omis de rendre une copie bien léchée. Si la procédure est respectée, il faudra que l’autorité administrative suive l’avis de l’autorité environnementale et bloque l’autorisation d’exploiter.

En tout cas, cela met en évidence que les grands opérateurs industriels n’ont pas encore pris la mesure des contraintes nouvelles qui pèsent sur eux. Tellement habitués à passer en force sur les territoires, ils ont du mal à intégrer que ces territoires supportent de plus en plus mal d’être maltraités. Et puis il y a tout le reste, tout ce qui relève de l’analyse écologique d’un projet. Tout action sur un territoire provoque une réaction qui à son tour génère d’autres actions et réactions en chaine ou en boucle. Cette approche systémique est encore absente de leurs logiciels. Il serait grand temps qu’ils en fassent la mise à jour et ne pas se contenter de ronchonner : « l’écologie, ça commence à bien faire ! »

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Arrêtez de nous prendre pour des enfants attardés !

La pandémie provoque des réactions bizarres dans le cerveau du personnel politique et administratif de notre pays, vanté par ailleurs pour sa rationalité. A les croire, il serait plus dangereux de prendre vite fait un café debout à un comptoir plutôt qu’assis pendant de longues minutes à une table guéridon jouxtant une autre table guéridon. Et pour se justifier, ils invoquent la promiscuité liée à la position debout. Mais à partir du moment où les consommateurs respectent le geste barrière qui consiste à laisser un espace d’un mètre avec son voisin, cela n’est pas plus dangereux que de prendre le métro à une heure de pointe ou faire la queue à une caisse d’hypermarché. D’ailleurs le plus souvent, prendre son café à la va-vite prend moins de temps que payer ses courses. Mais comme prendre son petit express n’est pas un geste vital, faisons-en un exemple. Evidemment la situation serait différente si nous parlions des happy hours alcoolisées de fin de journée. Peut-être faut-il faire confiance à l’esprit de responsabilité de la majorité de nos contemporains, non ? A part une infime minorité, ils ont prouvé qu’ils savaient faire preuve de discernement et de respect des règles, ce qui pour un peuple aussi indiscipliné que le notre est plutôt une bonne nouvelle.

Dans le même ordre d’idée, il y avait cette idée saugrenue d’empêcher les voyageurs de boire et de manger dans les trains interrégionaux (notez cette restriction ; si cela voulait dire qu’à l’inverse sur les transports intra-régionaux c’est autorisé, on atteindrait au summum de l’absurde!). S’agissant des cafés (beurk!) pris dans le wagon-bar, c’est la même logique que l’express pris sur le zinc. Mais l’interdiction de manger le plateau repas indigent qu’on ramène dans un sac à sa place, relève d’un raisonnement qui m’échappe. Heureusement, se rendant compte que passer de trois à cinq heures dans un train sans boire ni manger n’était pas une simple fantaisie mais souvent un besoin physiologique, ils ont fait marche arrière https://www.lemonde.fr/Covid-19 : il sera finalement possible de boire ou de manger « rapidement » dans le train. Cependant il y a tellement de restriction mentale dans cette « concession » qu’on sent bien qu’il y là plus qu’un regret d’avoir du céder à des enfants gâtés. Le commentaire qui accompagne cela laisse même penser que le sous-ministre en charge des transports prend ses clients pour des enfants légèrement attardés mentalement : en effet qui aurait idée de grignoter des chips pendant des heures !

Notez cependant à leur décharge que je ne croyais pas qu’il fut possible dans la France du XXI° siècle que des vieillards bien mis et paraissant plutôt bien éduqués puissent tenir ce genre de propos https://t.co/NBKW3MGUBw A ce stade, on ne parle plus d’enfants attardés. C’est bien plus grave et il est certain que s’il faut les convaincre plutôt que les contraindre, cela risque de prendre du temps.

Mais, enfin! Ni vous ni moi, qui ne sommes ni attardés mentaux, ni atteints de bouffées délirantes, ne devrions être les otages de leurs absurdités respectives.

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