O sole mio ! / Ô MON soleil

Et oui ! Alors que l’épisode caniculaire prend fin, il est temps de rappeler que le soleil reste la principale source d’énergie de la Terre qu’on peut considérer comme renouvelable tant l’extinction du soleil paraît lointaine. Lire la suite

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Vivre de son travail

En lançant le débat sur le Revenu Universel, Benoît Hamon a mis sur la place publique une question de fond : faut-il vivre du fruit de son travail uniquement ou la société a-t-elle la possibilité de fournir à chacun de quoi satisfaire ses besoins indépendamment de sa contribution à la création de richesse ? Je laisse de côté ici, à dessein, toutes les questions morales liées à la responsabilité individuelle, aux limites de la solidarité, aux règles de réciprocité et à l’équilibre des droits et devoirs qui risqueraient de m’amener un peu loin, dans des développements dont la taille sied mal au format du billet de blog. Je ne m’intéresserai donc qu’aux aspects purement économiques et monétaires. Lire la suite

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La beauté de l’éphémère

Voilà une Assemblée Nationale inédite : jamais il n’y a eu autant de têtes nouvelles, jamais, il n’y a eu autant de femmes, jamais il n’y a eu autant de jeunes, jamais il n’y a eu autant de cadres du secteur privé, jamais il n’y a eu autant de chefs d’entreprises..paraît-il ! Le simple énoncé de ces « nouveautés » en dit long sur l’image que les médias avaient et nous renvoyaient des assemblées précédentes qui se résumait en un portait-type : un réélu, mâle assez âgé, fonctionnaire ou profession libérale. Bref quelqu’un dont la réélection était un de ses sujets de préoccupation majeure. Lire la suite

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Necker, Bonaparte ou qui que soit d’autres ?

Le premier mois du président de la République a été placé sous le signe des symboles et notamment de la mise en scène des attributs de la puissance régalienne. La puissance militaire, la Diplomatie, l’action extérieure et la place de la France dans le monde. Il n’en fallait pas plus pour que l’image de Bonaparte n’arrive en filigrane dans les commentaires de certains analystes politiques. Mais de quel Bonaparte veulent-ils nous parler ? De celui du Pont d’Arcole  où l’image subliminale d’Alexandre et d’Hannibal vient se greffer sur celle de la Révolution française éclairant le monde? De celui de la campagne d’Egypte où les aventures coloniales nourrissent une expédition scientifique sans précédent pour se terminer dans un fiasco retentissant ? De celui du 18 Brumaire qui mit un point final à ladite Révolution Française ? Ou de celui dont Victor Hugo disait
« ce siècle avait deux ans, Rome remplaçait Sparte
déjà Napoléon perçait sous Bonaparte » ?

Durant la campagne présidentielle , une autre image m’était venue à l’esprit, surtout face à l’insistance de certains candidats à parler du « banquier  Macron ». Il s’agit d’un autre banquier, un vrai celui-là, un Suisse même, qu’à deux reprises, Louis XVI appela pour sauver les finances de son royaume, en grande difficulté, Necker. Une première fois ministre des finances, il rétablit la situation par un mélange de réformes administratives, d’innovations financières et de mesures sociales. Opposé au souverain, il démissionne pour mieux revenir au moment où les Etats Généraux se réunissent en 1789. L’absence du soutien du souverain dans cette période-clé entrava le développement de son action et ce fut alors… la Révolution Française en marche.

Voilà donc deux personnages, l’un dont l’échec déboucha sur le plus grand bouleversement politique qu’ait connu la France, l’autre dont le succès mit fin justement à cette période de chambardement. D’ailleurs, certains commentateurs n’hésitent pas à parler de « révolution » quand on évoque le cas Macron mais sera-ce celle qu’il aurait mené à travers 4 scrutins ou celle que son échec déclencherait inéluctablement ? Il est trop tôt pour dire l’ampleur du mouvement que nous constatons pour l’instant, avec un horizon bouché dont nous savons si c’est par une taupinière ou un volcan

Mais pour en revenir à mes deux personnages, est-il l’un ? Sera-t-il l’autre ? Aucun des deux je présume et il ne sera pas non plus le « Kennedy français » , ni qui que soit d’autre d’ailleurs car comparaison n’est pas raison.

Mais le simple fait de vouloir le comparer à des personnalités aussi fortes et différentes en disent plus sur la qualité de sa pâte humaine. Cela nous change des deux précédents présidents qui furent l’un, comparé, à un dessert à la vanille mollasson, l’autre au personnage monté sur ressort d’une série pour enfant.

Mais qui peut-il bien être alors ? Lui-même se dit jupitérien sans qu’on sache trop ce que cela veut dire. Sa communication est ainsi faite qu’il est à la fois banquier, philosophe, comédien, énarque, jeune, expérimenté, chaleureux, froid. Bref un caméléon. Est-ce bon signe ? Pour vous aider, je vous donne quelques indices tirés de cet article encyclopédique :
http://www.larousse.fr/encyclopedie/vie-sauvage/cam%C3%A9l%C3%A9on/17819
Un habile acrobate dans les arbustes ou les buissons
Solitaire et routinier
Un chasseur immobile à la vue perçante
Des combats qui conduisent à l’amour

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La chambre Potemkine

Le soir du premier tour des législatives, un premier commentateur a lancé l’idée que le résultat exceptionnel des candidats « marcheurs » pouvait n’être qu’une victoire en trompe-l’oeil. Manifestement, l’idée a plu car elle fut assez rapidement reprise, en s’appuyant notamment par la faiblesse du taux de participation (48%) mais aussi sur la faiblesse du taux d’adhésion au programme défendu par le camp vainqueur. Lire la suite

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raz de marée à marée basse

On nous a bassiné des mêmes métaphores maritimes pendant toute la soirée électorale : « vague », « déferlante », « raz de marée », « tsunami » juste pour nous dire l’ampleur de la victoire programmée des candidats se réclamant du Président qui « de toute façon n’aura jamais de majorité ». Les chiffres le prouvent mais les chiffres sont parfois trompeurs comme vous le savez bien. La loi électorale est ainsi faite que seuls entrent en ligne de compte les suffrages réellement exprimés,ce qui excluent les votes blancs ou nuls et c’est peut-être là où le bât blesse.

En effet, le second leitmotiv de cette même soirée était  l’importance du non-vote. Là, curieusement, il n’y a pas eu de métaphore maritime. Pourtant avec plus d’un électeur sur deux qui a refusé de s’exprimer, nous étions en face d’un mouvement d’une grande ampleur, ce que communément, en mer, on appelle une grosse vague. Mais comme il ne s’agissait que de l’amplification d’une tendance apparue il y a 15 ans, l’effet de surprise était moindre, tout au plus aurait-on pu parler de « marée montante de l’abstention ». Ah ben ! Justement, la marée, la voilà la bonne métaphore, puisque avec à peine 48% des suffrages exprimés, le vote est réellement « à marée basse », c’est le terme qu’on emploie quand on est sur l’estran.

Du coup, nous voici confronté à deux phénomènes marins distincts : un raz de marée mais à marée basse.

Et tout de suite, j’ai deux images qui me viennent en tête : la première est sereine et quiète. Ce sont les petites vaguelettes qui apparaissent au bas de l’eau, à la marée remontante. Même quand la mer est déchaînée, il ne s’agit vraiment pas de lames dévastatrices, tout au plus d’un clapotis un peu fort. Tempête dans un verre d’eau alors ?

L’autre image est plus dantesque et j’ai encore dans les yeux ce qui arriva en Thaïlande sur une longue plage à marée basse qui fut balayée par les effets dévastateurs d’un tremblement de terre sous-marin. Sommes-nous donc à l’aube d’un séisme politique ?

Il est trop tôt pour l’instant pour répondre à ces questions. D’ailleurs je me demande si la réalité n’est pas ailleurs et si finalement les journalistes, sondeurs, politologues, analystes de tout poil ne se sont pas un peu enflammés pour décrire quelque chose qui n’a rien d’exceptionnel mais qui les dérangeaient car n’entrant pas dans leurs schémas traditionnels. En effet, ce n’est pas la première fois qu’une Assemblée sera à plus de 65% monocolore mais quelque part ça en dérange plus d’un de voir qu’un président qui ne devait pas avoir de majorité pourra s’appuyer sur une cohorte formidable.

Et puis s’agissant de l’abstention, ce taux était devenu prévisible, avec l’inversion du scrutin en 2002, avec le régime présidentiel affirmé, avec des sondages qui disaient une semaine à l’avance que les carottes étaient cuites

Mais cela dit, la société du spectacle oblige toujours à l’exagération, et donc à la caricature. Ici, elle nous offre un joli oxymore «  le raz de marée à marée basse »

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Cincinnatus

Par deux fois, le général Cincinnatus sauva la République Romaine puis revint, humble laboureur, s’occuper de son champ. Ça, c’est la légende véhiculée par les historiens de la fin de la République quand il fallait redonner des images symboliques à un régime qui était entré en décadence très rapidement. La réalité était un peu différente puisque ledit Cincinnatus était en fait un patricien, un peu ruiné certes, mais quand même chef d’une des grandes familles de la Rome naissante. Cela réduit un peu l’impact vertueux du symbole. Reste néanmoins un symbole fort, celui du désintérêt personnel face à l’intérêt général. Il faut dire qu’avant d’assumer à deux reprises la magistrature suprême, il s’était fait connaître de ces concitoyens en faisant adopter le texte suivant :« les tribuns ne présenteraient point leur loi cette année, et que les consuls n’emmèneraient point l’armée hors des murs. À l’avenir, maintenir les magistrats dans leurs charges, réélire les mêmes tribuns serait, au jugement du Sénat, une atteinte à la République. » Voilà pour ce qui en est de Cincinnatus.

Si j’en parle, c’est qu’un jeune retraité de la politique y a fait explicitement référence lorsqu’il a annoncé son premier retrait de la vie publique en 2014  http://www.lemonde.frLa comparaison hasardeuse de Montebourg à Cincinnatus
Depuis, il est revenu une première fois sans succès et maintenant, il annonce un nouveau départ http://www.ladepeche.fr/L’étonnante reconversion d’Arnaud Montebourg dans la production de miel

Alors que la production française est en chute libre, c’est très louable de sa part de se lancer dans la reconquête d’un marché dominé par des productions étrangères. Il resterait dans sa posture du made in France. Mais pour autant, cela n’a rien à voir avec Cincinnatus. En effet, ce qui fait la force du symbole cincinnatien, c’est que par deux fois, il a accepté une charge qu’il n’avait pas forcément briguée et par deux fois, il l’a remise au peuple, une fois sa tâche accomplie, auréolé de son succès.

Nous n’aurons donc pas de Cincinnati dans la fournée actuelle de « sortants-sortis » car tous partent battus donc dépourvus de l’aura que donne le départ en pleine gloire.

Le seul qui pourrait éventuellement s’en prévaloir, ce sera l’actuel président de la République si, une fois, un quinquennat de réformes réussies, il décide de se retirer pour aller faire autre chose, où il serait utile , enseigner la philosophie, faire de l’humanitaire, écrire des livres, organiser des événements culturels ou que sais-je encore mais pas forcément le métier de banquier qu’on a voulu lui coller sur le dos.

Du rêve à la réalité il y a des « si ». Le premier est « si il réussit un quinquennat de réformes », ce qui n’est pas gagné et d’ailleurs les Français le pensent dans leur majorité puisqu’ils ne sont que 45% à avoir confiance en son action. A lui de convaincre une partie des 55% restant par ses résultats. Avec un tel départ mitigé, sans état de grâce, et au vu du résultat des legislatives, une chose est certaine : la faiblesse du vote d’adhésion par rapport au vote « par défaut » semble le garantir contre le syndrôme des « déçus du macronisme ».

Le second « si » est au moins aussi important que le premier puisque c’est « sil décide de se retirer pour aller faire autre chose ». Cela non plus n’est pas gagné puisque dans 5 ans, il n’aura que 44 ans ce qui dans les partis traditionnels, est l’âge des « quadras » c’est à dire les espoirs dont on attend ou on redoute la prise du pouvoir. C’est d’autant moins garanti qu’un Président sortant qui ne se représente pas est considéré comme un aveu d’échec. Et pourtant quel beau message si au plus haut niveau de l’Etat, quelqu’un agissait ainsi, affirmant ainsi que la carrière n’est pas son moteur essentiel.

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