L’arrogance des nantis

Il est toujours surprenant d’entendre ceux qui ont tout, se plaindre de leur sort. C’est le cas des grandes entreprises, celles qu’on appelle communément le « CAC 40 », ce qui sonne un peu comme le nom de code d’un club très select. Elles sont regroupées, plus quelques autres dans un groupe tout aussi select qui s’appelle en toute modestie « Association Française des Entreprises Privées » [AFEP], comme si toutes les autres entreprises étaient des entreprises collectivistes ; le MEDEF appréciera.

On ne peut pas dire que leurs dirigeants et leurs propriétaires aient été fort malmenés par le gouvernement actuel, au point que les premières mesures prise en 2017 ont valu à Macron le surnom de «président des riches ». De cela, ils ne lui en savent aucun gré comme si cela avait été un dû de payer moins d’impôts et de recevoir encore plus d’aides.

Mais comme le président s’est montré un peu irrité de cette ingratitude et qu’il a demandé à ses vassaux de faire monter la pression pour raboter un peu sur les cadeaux futurs, les voilà qui poussent des grands cris et lancent les grandes manœuvres d’intimidation par voie de presse interposée https://www.lesechos.fr/Fiscalité : les grands groupes craignent d’être les oubliés du quinquennat

Tous les arguments sont bons pour étayer le discours : le poids dans l’économie, en ne prenant qu’une partie des données, le poids de ce qu’ils appellent les prélèvements dont certains ne sont pas vraiment à leur charge puisque en matière de TVA les entreprises ne sont que des collecteurs pour le compte de l’Etat.

Mais ils oublient l’essentiel , la masse des profits qu’ils accumulent https://www.capital.fr/CAC40 : plus de 100 milliards d’euros de profits sont attendus pour 2018 !

Tant mieux diront les partisans de « l’effet de ruissellement » : plus les entreprises seront riches, plus par effet de cascades, cela contribuera à enrichir tout le monde le long de l’échelle sociale. Hélas, ce raisonnement qui fondait la stratégie de Macron se révèle être faux. En effet, pour 2019, on ne sait pas encore quels seront les profits, mais on sait déjà combien ces entreprises vont distribuer d’argent à leurs actionnaires https://www.lerevenu.com/Dividendes : vers un record en 2019 avec plus de 50 milliards d’euros distribués par le CAC 40

Record absolu : c’est bien la preuve que la richesse captée reste là où elle est et ne fait que renforcer ceux qui ont déjà beaucoup. Peut-être n’est-ce pas si anecdotique que cela de lire que la première fortune de France est devenue la deuxième fortune du monde (même s’il convient de relativiser ce genre de classement fort hypothétique tant ces gens là sont habitué à dissimuler ce qu’ils possèdent).

Et dire que tout ce tintamarre est fait non pas pour prévenir une augmentation de la taxation de leurs profits mais pour protester contre une rumeur qui dit que le taux d’imposition de leurs profits DIMINUERA MOINS VITE QUE PREVU. C’est le comble de l’impudence pour ces entreprises qui, de l’avis même du grand argentier qui a présidé aux cadeaux royaux de début de quinquennat, profitent plus que tout autre des largesses de l’Etat https://www.liberation.fr/checknews/Est-il vrai que les aides aux entreprises coûtent 140 milliards et représentent autant que les aides sociales?

Et la réponse est « OUI »
Rien que cela devrait suffire à disqualifier la parole de cette AFEP, mais si on rajoute à cela toutes les combines pour payer le moins d’impôts possible, cela devient intolérable quand le taux réel d’imposition frôle le zéro, au point que certains économistes se sentent fonder à dire ceci concernant la première entreprise de France https://www.humanite.fr/évasion fiscale. Total devrait payer trente fois plus d’impôt

C’est peut-être un peu exagéré, mais moins quand même que les jérémiades de ceux qui ayant tout, en veulent encore plus, quitte à s’en gaver jusqu’à la la glotte !

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Tomates bio en serre chauffée : Le « en même temps » dans les faits

Grands Dieux, que cela a fait du bruit dans le petit monde du « BIO » ! Des fruits et légumes « poussés » en serre chauffée, est-ce vraiment des produits qui méritent l’étiquette « produits bio » ?

« Non ! » répondent en choeur les fédérations de producteurs bio et les réseaux de distribution spécialisés, qui labourent ensemble le marché du bio depuis des décennies et qui, voyant enfin, ce marché décoller, craignent d’avoir tirer les marrons du feu pour que les grands de la distribution et les gros de la production intensive se régalent à leur place avec des fruits frelatés. Et ils s’appuient pour cela sur la philosophie qui sous-tend l’agriculture biologique : le respect de la nature et de ses cycles, une utilisation rationnelle et rationnée des ressources naturelles et de façon générale la préservation de la planète. Or chauffer les serres, ça consomme inutilement de l’énergie et sauf à ce que cette énergie soit de sources renouvelables, cela contribue à l’émission de gaz à effet de serre dont l’effet sur les changements climatiques est avérée. Or produire des tomates en hiver, et sous serre, c’est le plus souvent produire plus d’une récolte dans l’année donc prévoir des apports complémentaires ou alors carrément produire hors-sol. Autant de raisons pour dire que cette production ne peut pas recevoir le label « produits issus de l’agriculture biologique ».

« Mais bien sûr que si ! » rétorque, la bouche en coeur, les grands de la distribution et les grandes coopératives légumières et fruitières, qui après avoir snobé les produits « bio », produits « bo-bo », se rendent compte que les « bo-bo » en question ne sont pas que des « BOurgeois-BOhême » mais aussi tous ces « BOnne-santé : BOns-produits » qui ont compris que des aliments produits naturellement sont naturellement bons pour leur santé. Mais ils ne savent pas faire autre chose que de la grande distribution et leurs acheteurs et leurs chefs de rayon ont été formatés pour acheter
*d’abord le moins cher possible quitte à étrangler tout le monde (des fournisseurs, on en trouve toujours!),
*ensuite beaucoup (la quantité, c’est la garantie du « pas cher », la qualité, c’est le risque du « trop cher pour nous »)
*et enfin tout le temps (si le client veut des framboise des tomates et des fraises à Noël, il faut lui fournir des framboises, des tomates et des fraises le 23 décembre, au prix fort évidemment car Noël c’est le seul moment de l’année où il est permis de faire une -grosse- entorse au dogme du pas cher)

[NOTA : l’expérience montre que dans les faits, ce dogme du « le moins cher » est largement écorné tous les jours mais surtout ne le dites à personne, les clients seraient capables de commencer à regarder et comparer les étiquettes.]

Du coup, on vend des légumes et des fruits de saison toute l’année quitte à leur faire faire la moitié du tour de la Terre ou à les faire pousser de façon artificielle en mettant en œuvre toute la technologie possible et imaginable, mobilisant une grande masse d’énergie (voir plus haut)

Du coup, on recherche des producteurs capables de fournir instantanément de très grosses quantités, ce qui rend difficile et plus aléatoire le contrôle du respect des normes strictes qui régissent le label bio.

Mais comme ces normes ne concernent que la nature des intrants dans le processus de production, il suffit que le cahier des charges qu’acceptent ces producteurs prévoit le respect de ces normes pour que les produits soient qualifiés de « bio » au sens que lui donne les autorités françaises et communautaires. Ensuite, tout dépend de la façon dont les contrôles sont efficaces, sur le lieu de production puis tout le long de la chaîne logistique. Et la règle du « pas vu, pas pris » s’applique.

Voilà donc posées les données du problème que devait résoudre le Comité National de l’Agriculture Biologique

Et le résultat est dans la droite ligne de la règle établie lors de la campagne présidentielle qu’on résume sous l’expression « et en même temps » qui permet de dire que tout et son contraire sont parfois possibles simultanément.

En l’occurrence, cela donne cela donne ceci :
*Puisque les règlements européens ne légifèrent que sur la nature et la qualité des intrants (fertilisants, lutte contre les parasites et nuisibles) qu’elle reste muette sur une grande partie du processus de production, rien n’empêche de produire des tomates sous serre chauffée au fuel en hiver pourvu que le cahier des charges en matière d’intrants soit respecté, sinon il y aurait un désavantage concurrentiel pour les producteurs français vis-à-vis de leurs concurrents européens.
*Mais comme une partie de l’opinion publique pense que l’alimentation biologique, ce n’est pas qu’une question de molécules chimiques qu’on ingère ou pas, il faut en tenir compte et donc on ne verra pas les tomates sur les étals avant le 1° mai.

Jugement de Salomon, dira-t-on, qui ménage la chèvre et le chou.

Pas sûr du tout, car ce qui est en cause ici, ce n’est pas de manger des tomates « cœur de boeuf » à la Saint-Valentin , mais plutôt de consommer des tonnes et des tonnes de fuel, et donc de relâcher des tonnes et des tonnes de CO² dans l’atmosphère.

Qu’à cela ne tienne ; il suffit d’interdire toutes les serres qui ne fonctionneraient pas avec des énergies renouvelables.

Ça , c’est une bonne idée puisque ça répond à cette objection mais est-on pour autant sûr que la qualité gustative sera au rendez-vous puisque en général la pratique du « hors-sol » est associée à la culture en serre chauffée ? La question reste ouverte.

Ces points de détail étant évacués, restent quand même quelques questions de fond ?

La première concerne l’utilité des serres. En effet, si vous ne pouvez pas vendre vos produits du 21 décembre au 30 avril , c’est à dire au moment où les serres servent vraiment, à quoi bon investir lourdement dans de telles installations ? On peut dès lors imaginer que les serristes, pour rentabiliser leur investissement continueront à produire des tomates « bio » de la veille de Noël à la Fête du Travail. La question du débouché se posera alors : exporter ? C’est une option mais c’est pas gagné si on en croit les jérémiades de nos producteurs hexagonaux concernant les conditions de concurrence. Vendre aux industriels pour la transformation en sauce tomate ? Là on marche sur la tête. Stocker en chambre froide pour envahir le marché dès le 1°mai ? Là on marche doublement sur la tête car c’est le moment où les tomates de plein champs du Sud de l’Europe arrivent d’où risque d’engorgement et surtout « chauffage+chambre froide » l’hiver, bonjour le bilan carbone. Les serristes et donc le gouvernement qui les met devant des alternatives pires les unes que les autres, ont un problème majeur à résoudre.

La seconde concerne la libre circulation des marchandises en Europe. C’est bien beau de vouloir interdire la vente de tomates de la Saint-Zéphirin à la Saint-Jérémie mais essayer de l’imposer aux exportateurs espagnols, belges, allemands ou néerlandais. Au nom de quelle règle admise par l’Union Européenne pensez-vous pouvoir interdire la commercialisation d’un produit ? Aucune a priori. Double peine donc pour les producteurs français puisque eux ne pourrons pas vendre des tomates qu’ils auraient pu produire alors que leurs principaux concurrents pourront le faire sauf à ce que la France paye de lourdes astreintes.

Parfois la pratique du « en même temps » devient un art d’une grande subtilité, tellement subtil même que le plus souvent, perdu dans des conjectures improbables, le gouvernement se prend les pieds dans les replis du tapis de la réalité. [NDA : cette phrase, il fallait l’oser, on dirait du Maire de Champignac dans le texte].

Bon alors que faire ?

Faire confiance au consommateurs et après que chacun fasse son métier le mieux du monde.

Si le consommateur n’est intéressé QUE par sa petite santé, sa petite crainte des vilaines molécules qui peuvent perturber son métabolisme, qu’il fasse confiance au label AB et qu’il achète s’il veut des tomates en hiver, sans goût mais sans reproche et le monde pourra s’écrouler autour de lui, il s’en fout, il mourra EN BONNE SANTE.

Si par contre le consommateur pense que la façon dont on produit les aliments est aussi importante que ce qu’ils contiennent, que cela forme un tout qu’on appelle l’approche écologique des choses, son choix sera vite fait et il ne mangera pas de tomates en hiver, ni de tomates produites hors-sol, le reste de l’année d’ailleurs et ainsi il aura l’impression, mais ce ne sera pas qu’une impression, d’avoir à son petit niveau contribuer à ralentir la dégradation de l’état des lieux où nous vivrons bientôt à 9 milliards d’individus.

Si la grande distribution fait correctement son boulot, qu’elle lui vende donc du « produit santé » mais de grâce qu’elle ne lui parle pas d’ « agir pour la planète », ce serait de la publicité mensongère. Le même message peut également être envoyé aux coopératives légumières.

Si les groupements de producteurs bio, si les réseaux de distribution spécialisés font correctement leur boulot, qu’ils promeuvent les valeurs qui sont les leurs depuis l’origine et qui sont apparemment fortes et de plus en plus audibles. Et comme la meilleure défense reste encore l’offensive, le boulot ne sera correctement fait que si l’effort de conviction qu’ils font portent sur les clients qui sont passés au bio par trouille pour leur système endocrinien pour leur expliquer que la santé ne s’arrêtent pas à l’assiette et qu’il existe ce qu’on appelle la santé-environnement et là on peut dérouler à l’infini sur les thèmes que je viens d’évoquer, ci-dessus.

Comme vous le voyez, cela ne dépend pas de mesures réglementaires mais bien d’un travail pédagogique auquel d’ailleurs le CNAB aurait été bien inspirée de participer en faisant une petite leçon de choses sur les implications de chaque choix de consommation plutôt que cette décision qui n’en n’est pas une et qui en fin de compte mécontente tout le monde.

Le « en même temps » ne sera jamais une chose aisée qu’on peut régler d’un coup de décision administrative mais plutôt une affaire « du temps long » car « en même temps » suppose qu’on puisse faire cohabiter des attitudes a priori inconciliables avant de les faire converger ce qui suppose de savoir écouter, savoir convaincre, savoir être patient, trois qualités indispensables sinon, ce n’est qu’une phrase sans grande signification, un slogan de campagne de la même nature que « Yes we can » , « make America great again » , « le changement, c’est maintenant », « ensemble, tout devient possible »

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Yen a marre des taxes, toujours et encore !

Il y a une quinzaine, je me moquais un peu de ces organisations agricoles qui d’un côté des taxes parafiscales à leur profit pendant que dans le même temps, avec une autre casquette, leurs dirigeants vitupéraient contre les taxes que prélèverait l’Etat Y en a marre des taxes !

Ils ne sont pas les seuls à râler contre les taxes surtout quand elles sont nouvelles. Ce faisant, ils s’inscrivent, sans le savoir peut-être, dans un courant de pensée économique, qu’on appelle le « libéralisme économique ». Or, longtemps, l’Organisation de Coopération et de Développement Economique a fait figure de temple du libéralisme économique lorsque ces études et avis défendaient continument la même thèse : il faut alléger les structures des Etats, il faut alléger la charge fiscale.

Quelle ne fut pas ma surprise de lire ce titre https://www.actu-environnement.com/Transport routier : l’OCDE plaide pour le retour de l’écotaxe
Sans blague ! L’OCDE prône le rétablissement d’une taxe et pas n’importe laquelle, la fameuse écotaxe qui, dans une région péninsulaire avait provoqué l’union sacré des agriculteurs, des transporteurs et des petits patrons, sans oublier une cohorte d’autonomistes régionalistes. Bref, rien que des gens qui vomissent les taxes surtout quand elles viennent de l’Etat (« français », précisent aussitôt les derniers cités). Aurais-je donc bien lu ? Cela méritait d’y jeter un œil plus attentif.

En fait, c’est beaucoup plus subtil que le simple rajout d’une couche fiscale sur un matelas déjà épais. Il s’agirait tout simplement de substituer une taxe au kilomètre parcouru à une taxe sur le volume de carburant consommé. Cela ne change pas grand’chose en fait puisque on peut penser que la consommation de carburant est proportionnelle à la distance parcourue. Mais sur le fond, cela permet de créer un lien entre la taxe et son utilité, en l’occurence entretenir le réseau routier détérioré principalement par le trafic intense des poids lourds.Or savoir à quoi va servir une taxe facilite l’acceptation de celle-ci. On retrouve là l’argumentaire développé en France lors de l’instauration de l’écotaxe ou la taxe poids lourd comme on l’a également appelé.

Cette proposition de l’OCDE fait écho à une déclaration récente du ministre en charge, à la fois des transports, de l’énergie et de la transition écologique et solidaire qui veut remettre la taxe poids lourds sur la table. Evidemment, ça n’a pas loupé, le collectif qui avait fait capoter le précédent projet d’écotaxe s’est manifesté pour dire qu’il n’en voulait toujours pas : https://rennes.maville.com/Taxe carbone. Le monde économique breton n’en veut toujours pas

Mais que veulent-ils donc ces Bretons ? Comme ils le disent, ils ne veulent pas être pénalisé dans leurs échanges avec le reste du monde qui passent, à les entendre, essentiellement par la route. Transférer une partie de ce fret sur le rail doit être dans le domaine du possible, puisque d’autres légumiers ont obtenu depuis longtemps qu’un train conduise tous les jours des centaines de tonnes directement des aires de production vers les aires de vente, Rungis en l’occurrence. C’est pour beaucoup une question d’organisation et un peu tout de même de volonté politique.

Mais cela ne répond qu’à une partie des objections des patrons bretons. L’autre objection est déjà plus fondamentale puisque elle touche aux dogmes : « il y a toujours trop de taxes qui briment l’entreprise. »

C’est pourquoi l’idée de substituer une taxe sur carburant à une taxe sur le kilomètrage devrait pouvoir les séduire, à condition évidemment que les modalités et les taux soient calculées de façon à rendre équivalente les deux modes de taxation.

Mais c’était oublier un point dont ces gens se gardent bien de parler : https://www.service-public.fr/Remboursement des taxes de carburant aux transports routiers

Ainsi donc, les transporteurs routiers, par un système un peu différents de celui des agriculteurs ou des marins-pêcheurs bénéficient DEJA d’une exonération totale ou partielle des carburants qu’ils consomment pour leur activité. Mais alors de quelles taxes parlent-ils lorsqu’ils disent « Le mouvement des Bonnets rouges puis celui des Gilets jaunes ont une origine commune : l’exaspération face à des taxes présentées comme environnementales mais dont les effets économiques sont perçus comme insupportables. » puisque eux, contrairement aux Gilets Jaunes ne paient pas de taxe POUR L’INSTANT.

A l’inverse, on peut trouver bien insolente leur proposition de substituer à cette taxe, punitive, une subvention, incitative. Ainsi, non seulement il ne veulent pas payer comme les autres mais en plus ils voudraient qu’on les paye, comme personne d’autre.

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G 20 : Désaccords sur des accords discordants

En général, les sommets type G7, G7+1 ou G+20 ne débouchent sur pas grand’ chose. Cette fois, il fut l’occasion de DEUX accords

PREMIER ACCORD : https://www.lemonde.fr/G20 : un accord sur le climat conclu à 19, sans les Etats-Unis un accord sur le climat ? Un de plus me direz-vous ! Et oui, un de plus mais si au moins cela a permis à un petit groupe de 19, qui rassemble les plus grandes économies du monde sauf la première, d’aller un peu plus loin que l’accord de Paris de 2015, ce serait une belle avancée. Hélas non. Déjà la veille de l’accord, la Chancelière allemande avait levé un coin du voile sur l’ambition limitée de ce texte : « Le G20 allait déboucher à propos du climat sur un « texte semblable » à l’an dernier. » Somme toute voilà un accord qui ne sert à rien. Pas si sûr, car compte tenu des changements intervenus ces temps derniers sur la scène internationale, avec des élections ou réélections de climatosceptiques, le pire pouvait arriver. C’est ce que résume un des négociateurs « On a évité de reculer. »
Tout ceci n’est pas bien glorieux mais depuis la COP 21 et même pendant cette COP qualifiée pourtant « d’historique », les négociations autour d’un accord sur la lutte contre les effets des changements climatiques n’est qu’une succession de petits compromis pas très ambitieux, qui parfois permettent d’avancer un peu et parfois évitent de reculer d’autant.
Mais au moins l’essentiel est préservé, 19 pays , Afrique du Sud, Allemagne, Arabie Saoudite, Argentine, Australie, Brésil, Canada, Chine, Corée du Sud, France, Inde, Indonésie, Italie, Japon, Mexique, Royaume-Uni, Russie, Turquie et l’Union Européenne, sont tombés d’accord pour dire que lutter contre les effets des changements climatiques RESTAIT une priorité.


SECOND ACCORD : http://decouverte.challenges.fr/Accord entre l’UE et le Mercosur sur un traité commercial
Bon il s’agit là d’un accord commercial bilatéral comme l’Union Européenne en a déjà signé avec d’autres membres du G20 (Canada, Japon, Corée). Alors pourquoi en parler ? La raison en est que cet accord a été présenté par le président de la Commission Européenne comme « historique » https://www.ouest-france.fr/Accord commercial entre l’UE et les pays du Mercosur : « un moment historique » pour Juncker
Cela dit, une telle déclaration dans la bouche d’une personne capable de proférer des énormités comme « J’ai constaté avec un certain plaisir, amusement, satisfaction, oui bonheur, qu’il semble qu’il n’est pas très facile de me remplacer » devrait être prise avec des pincettes. Peut-être s’est-il laissé enivrer par ce succès. Il semblerait pourtant que non, cet accord est bien historique comme le répète à l’envie tous les protagonistes de cette négociation http://decouverte.challenges.fr/Commerce: après 20 ans de discussions, accord « historique » entre UE et Mercosur
Il est vrai qu’un accord qui lie près de 800 millions de consommateurs après une négociation de près de 20 ans EST hors norme. IL est du coup d’autant plus surprenant que sa signature se fasse presque à la sauvette alors que l’accord avec le Canada, le CETA a fait l’objet d’une plus grande publicité et permit des débats intéressants sur les risques que comportent ces accords entre partenaires n’ayant pas les mêmes exigences? par exemple, en matière de protection de l’environnement ou de sécurité sanitaire des aliments.

D’ailleurs il semblerait que la conclusion de cet accord a immédiatement provoqué des remous https://www.lemonde.fr/L’Union européenne conclut un accord commercial historique, mais polémique, avec le Mercosur
Les premiers à réagir ont été les écologistes inquiétés à juste raison par les atteintes incessantes à l’environnement, les pratiques très douteuses de l’agro-business brésilien et les prises de position du nouveau président brésilien durant la campagne présidentielle et encore depuis son élection https://www.lemonde.fr/Au Brésil, l’accord commercial entre le Mercosur et l’Europe affole les ONG environnementales
Les organisations syndicales agricoles françaises ne furent pas longues non plus pour dégainer avec la constitution d’un front commun inédit FNSEA-Confédération paysanne https://www.nouvelobs.com/Accord UE-Mercosur: « inacceptable » pour les agriculteurs français, même macronistes Ainsi comme on le voit, se constitue une alliance apparemment contre nature entre organisations plus habituées à se déchirer, les écologistes, les exploitants agricoles de la FNSEA et les paysans de la Confédération Paysanne.

Mais n’allez pas croire pour autant que le syndicat productiviste se soit converti aux thèses écologistes ou à la défense de l’agriculture paysanne. Bien au contraire, leur crainte vient de ce que d’autres ont réussi à pousser plus loin encore qu’eux le modèle d’épuisement des ressources par intensification des processus de production. Leur discours sur la montée en gamme pour défendre leur marché aurait été plus crédible s’il n’y avait eu ça
https://www.youtube.com/watch?v=ao3Cn1gR-Kk Poulailler de Carantec : soutien et mobilisation du réseau local FDSEA
qui visait à defendre ce type de projet
https://www.franceinter.fr/30 000 poules pondeuses !
ET encore, on avait rien vu puisque depuis, il y a eu ça
http://www.leparisien.frNord : manifestation contre un projet de poulailler géant

Même avec ce gigantisme, ils ne pourrait rivaliser avec les normes de production en vigueur au Brésil. Le combat sera donc perdu d’avance si d’autres critères ne sont mis de l’avant.
A cet égard, les sénateurs français qui sont pas mal en prise avec le monde rural viennent de publier un rapport qui pointe avec une grande précision la nature du risque https://www.euractiv.fr/Le déclin agricole, une menace pour la santé des Français

Une telle levée de bouclier a amené le président à faire des déclarations rassurantes, tellement il semblait évident que cet accord, sans garantie supplémentaire allait à l’encontre des GRANDS PRINCIPES rappelés dans l’accord des 19 sur le climat https://www.ouest-france.fr/Accord entre l’Union européenne et le Mercosur. Macron promet « transparence » et « vigilance » aux agriculteurs En particulier, il cherche à rassurer tout le monde en affirmant qu’il va demander avant de proposer cet accord à la ratification du Parlement national « une évaluation indépendante, complète, transparente de cet accord, notamment sur l’environnement et la biodiversité pour que le suivi soit effectif et partagé avec tous nos concitoyens ».C’est à la virgule près la même promesse faite lors de l’accord sur le CETA avec le Canada, sur lequel pesaient, est-ce un hasard, les mêmes menaces en matière de protection de l’environnement et de sécurité de nos approvisionnement. Or ce traité doit être ratifié ces jours-ci par le Parlement français. Et comme cette « évaluation etc… » se fait attendre, celui qui fut en charge de ces questions il y a encore un an se sent obligé de déterrer la hache de guerrehttps://www.ouest-france.fr/Nicolas Hulot part en guerre contre le traité de libre-échange Ceta

Contrairement à ce que disent les cyniques, une promesse n’a de valeur que si elle est tenue. Ceci est valable pour le CETA, Le JETA, l’accord avec la Corée ou cet accord avec le Mercosur.

Comme ces accords bilatéraux se multiplient au détriment d’accords globaux, comme les critères d’évaluation des accords commerciaux doivent faire plus de place aux questions évoquées tant par le président Macron, que par les sénateurs ou les écologistes , je crois que le mot de la fin revient à Angela Merkel : « nous affirmons une fois encore qu’il est urgent de réformer l’Organisation mondiale du commerce. »

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GAFAM : Ils se moquent bien des Etats (et de nous par la même occasion)

En prenant connaissance de cette nouvelle https://www.euractiv.fr/Facebook appelle les États à mieux réguler les géants du numérique les chefs d’Etat et de gouvernements réunis au Japon n’en sont sûrement pas revenus, sauf peut-être deux d’entre eux car ces deux-là savent ce qu’ils doivent à cette firme et à ses méthodes de travail. Quant aux autres, ils doivent se demander vraiment si cet ancien dirigeant politique devenu lobbyiste ne se moquait pas d’eux. En effet, compte tenu de ce que ces Etats, et notamment les démocraties qui fonctionnent encore à peu près bien, lui reprochent, il serait en quelque sorte dans la position du cambrioleur qui demanderait aux propriétaires de résidences secondaires de bien vouloir s’équiper en toute urgence de système d’alarme. Est-il à ce point inconscient que l’impunité dont bénéficient ce qui polluent les réseaux sociaux n’est due qu’à l’anonymat que ses algorithmes leur garantit. Il suffirait de mettre en place un système de traçage automatique pour que rapidement, les flots d’insanités, contre-vérités et autres fausses rumeurs redescendent fortement.

Mais comme je suis persuadé que c’est loin d’être un imbécile, sa démarche est parfaitement consciente et sa sortie est donc une forme de provocation à l’endroit de ces Etats qui commencent à chercher des poux dans la tonsure de la firme dont il défend les intérêts. C’est aussi une méthode de négociation qui permet ensuite de faire passer une première petite reculade de son patron pour une grande concession de sa part et une immense victoire pour l’Etat ou les Etats qui l’auraient obtenu, come par exemple celle-ci https://www.ouest-france.fr/Facebook accepte de fournir à la France les adresses IP des auteurs de propos haineux Le tout nouveau Secrétaire d’Etat au Numérique n’en finit d’ailleurs pas de se rengorger de ce succès, comme s’il avait obtenu de haute lutte un accord majeur alors que c’est la moindre des choses de dénoncer l’auteur d’un délit ou un crime dés lors qu’on a eu connaissance de ce délit ou de ce crime et qu’on est en mesure d’en identifier l’auteur. En outre, peut-être n’avait-il pas lu la déclaration de Nick Clegg.

Cette attitude est symptomatique du sentiment d’impunité que semblent [encore] avoir les dirigeants de ces entreprises.

Mais n’excluons pas quand même complètement qu’à force d’être attaquées, un peu partout
Une ONG polonaise poursuit Facebook pour censure
https://www.ouest-france.fr/Protection des données. L’UFC-Que Choisir engage une action de groupe contre Google
ces entreprises qui font la pluie et le beau temps sur Internet commencent à se rendre compte que l’époque bénie de la ruée vers l’Or avec son côté Fr West se termine et que l’ère des sherifs commencent Les fake news des élections européennes poussent Facebook à réagir

Cela dit, tant qu’ils seront aussi naïfs que notre petit Secrétaire d’Etat, il n’y a pas péril en la demeure. Evidemment si dans leur sagesse les chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union Européenne finissent par se mettre d’accord pour désigner une Commission où des Madame Verstager auront la plus grande latitude pour défendre les intérêts des Etats-Membres déficients, les choses pourraient bien changer. Cette éventualité n’est pas totalement à exclure, ce qui veut dire que la licence, qui avait pris le pas sur la liberté, qui règne actuellement sur le net vit peut-être ses derniers jours et que la fortune de ces opérateurs qui se fondent en grande partie sur cette impression de liberté et de gratuité (c’est le même mot « free » en anglais) risquent de pâlir, leur modèle économique étant menacé.

Ceci explique du coup, pourquoi ces firmes envisagent de se diversifier http://decouverte.challenges.fr/Pourquoi Apple et Facebook s’intéressent désormais à votre argent
Même si le projet de crypto-monnaie de Facebook s’appuie sur les infrastructures suisses, et en matière de monnaie, la Suisse est un référence, même si cette monnaie est garantie par un panier de valeurs considérées comme saines, compte tenu des failles dans la sécurité des systèmes et l’absence de contrôle par des opérateurs extérieurs, c’est peut-être laisser la porte ouverte à toutes sortes de spéculation, qui ne sauraient être totalement défavorables à l’entreprise qui pilotera le système. La preuve que ces crypto-monnaie sont des choses dangereuses est apportée par celle qu’on considère comme la plus sérieuse et dont le cours n’arrête pas de jouer au yo-yo http://info.economie.lefigaro.fr/Le Bitcoin dépasse les 10.000 dollars pour la première fois depuis 2018
Mais la tentation est forte pour ces gens-là d’acquérir le pouvoir de battre monnaie, non seulement parce que c’est une activité très rentable mais surtout parce que cela donne un sentiment de puissance que seuls l’exercice d’un privilège régalien peut donner.

Ils veulent devenir des Etats contre les Etats-Nations existant; je l’ai déjà écrit à maintes reprises et ceci est dans la droite ligne de cette volonté. Si vous aviez encore le moindre doute, il risque d’être levé à la lecture de cette information https://www.lemonde.fr/Le vertigineux projet de « cour suprême » de Facebook sur la modération
C’est toujours le désormais fameux Nick Clegg qui lance ce ballon d’essai : une Cour Suprême pour modérer les réseaux. Après battre monnaie, rendre la justice, il ne reste plus que « assurer la sécurité intérieure et extérieure » pour que la panoplie soit complète. L’idée en soi d’une instance capable de trancher les litiges sur le contenu d’Internet n’est pas mauvaise, mais pose quand même quelques séries de questions dont les moindres ne sont pas sa réelle indépendance d’une part et d’autre sa capacité d’intervention rapide, compte tenu de la rapidité avec laquelle se commettent les forfaits et qu’ils répandent leurs effets délétères via les réseaux sociaux. Devant de tels obstacles, la meilleure action possible est encore la prévention, c’est à dire empêcher quiconque de se cacher derrière l’anonymat , ce qui nous renvoie à notre propos initial.

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L’obsession du CO²

GAZ A EFFET DE SERRE ! On nous rebat les oreilles avec cette expression et pour finalement ne plus nous parler que du CO² en oubliant que d’autres gaz ont les mêmes effets réfléchissants que le dioxyde de carbone. Parfois on parle du méthane, juste pour dire, en rigolant qu’une vache qui pète pollue plus qu’un 35 Tonnes, histoire de dégoûter les gens de manger une bonne entrecôte.

Mais pour les médias, l’ennemi, c’est le CO² et tout le monde veut le piéger, le capter, le capturer, l’enfouir, bref le faire disparaître.
Sur le sujet la littérature commence à être abondante et les chercheurs de toutes les disciplines y vont de leurs petites recherches mais pour l’instant, on a l’impression qu’ils brassent encore du vent

Ce sont parfois des solutions très compliquées et peu probantes pour le moment Le potentiel limité du captage de CO2 atmosphérique En effet, pieger du carbone dans de la biomasse aux Etats-Unis pour ensuite aller stocker cette biomasse au Royaume-Uni est une méthode un peu alambiquée. Il vaut mieux attendre que les neurones de ces chercheurs aient refroidis.

Ce sont parfois des solutions démiurgiques où le chercheur, se prenant pour Dieu veut reconstituer en éprouvette ce que fait de tout temps la nature Piéger le CO2 pour produire du carburant Avec surtout un sacré aveu : le but c’est de pouvoir retrouver du carbone pour….faire du plastique et des carburants. En voilà un qui a tout compris aux changements de paradigme qu’impose la transition écologique, sans compter que si la solution est techniquement faisable, il faut, de son propre aveu, beaucoup, beaucoup d’énergie. D’où vient-elle ?

Et puis il y a les mégalomanes qui veulent ni plus ni mois qu’inventer des « aspirateurs à carbone ». Il paraît que la technique est au point http://info.economie.lefigaro.fr/Une entreprise canadienne soutenue par Bill Gates veut capturer le CO2 dans l’air Mais là aussi on se heurte aux deux mêmes objection : comment produire l’énergie pour faire fonctionner le réacteur ? A quoi ça sert de capturer le CO² si c’est pour fabriquer du carburant qui par combustion repartira dans l’atmosphère. Et sur ce projet, j’émettrai une troisième objection : quand derrière un tel projet, on trouve des financeurs comme les grands groupes pétroliers américains, on ne peut pas avancer en toute confiance.

Alors que faire ? Eh bien si les arbres, et toutes les plantes d’ailleurs ne suffisent pas pour stocker l’excédent, il n’y a pas d’autres solution que de réduire cet excédent. C’est d’ailleurs la conclusion de ce dernier article que je cite bien volontiers : «La seule solution efficace reste alors la réduction des émissions de CO2 . »

Pour l’instant, il n’y a pas d’autres alternatives A COURT TERME pour éviter que la machine s’emballe. A plus long terme, on peut être plus optimiste; puisque « éliminer le CO² » est l’obsession de tous les laboratoires, ils finiront bien par trouver LES bonnes solutions.

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MIEUX VAUT EN RIRE-rubrique décidément inépuisable- N° 178 « PLUS BLANC QUE BLANC »

«Dépêchons-nous d’en rire aujourd’hui, de peur d’avoir à en pleurer demain. »Beaumarchais
« L ‘humour est la politesse du désespoir. » Oscar Wilde
« On peut rire de tout, mais pas avec tout le monde. »PierreDesproges
« parce que le rire est le propre de l’homme. » Rabelais

Dans les années 70, un marchand de lessive avait trouvé avec la complicité active des « créatifs » d’une agence de publicité, ce slogan aussi imparable qu’improbable « XXXXXXX lave plus blanc que blanc. »
Évidemment, ça ne veut rien dire, comme la plupart des messages publicitaires et c’est justement parce que cela ne veut rien dire qu’on s’en souvient et comme c’est la seule chose qui intéresse le lessivier et ses décerveleurs publicitaires, l’objectif était atteint.

Mais pourquoi vous dites-vous, nous raconte-t-il ses souvenirs d’anciens combattants anti-pub ?

Ben justement parce qu’en lisant cet titre https://www.actu-environnement.com/GreenTech verte : vingt nouvelles start-up sélectionnéesc’est ce qui m’est venu spontanément à l’esprit. C’est sûrement le côté pléonastique !
Puis, je me suis dit « quand même elles exagèrent ces jeunes journalistes ! Ils ou Elles devraient quand même se relire…ou apprendre l’Anglais basique » On ne laisse pas ainsi passer un tel pléonasme, surtout dans un titre.

Mais comme je raisonne toujours en deux temps, voire même plus, je me suis dit (car je me parle beaucoup dans ces cas-là) « Et si tout bêtement, elle ou il avait pompé une partie du communiqué de presse pour aller plus vite ! » C’est pas glorieux certes, mais même les meilleurs le font et c’est quand même moins grave que d’afficher de graves lacunes soit en grammaire française, soit en vocabulaire anglais.

Du coup, je suis remonté à la source, le ministère de la transition écologique et solidaire et j’ai ai trouvé ça https://www.ecologique-solidaire.gouv.fr/Premier Meet’up de la communauté GreenTech verte Et quand on regarde la photo qui illustre cet article, il n’y a aucun doute « Ministère de l’environnement GreenTech Verte » ; il s’agit bien d’un label officiel du ministère de la transition écologique et solidaire. C’est donc bien dans les bureaux ministériels qu’on a inventé ce titre redondant. Les fonctionnaires, ou les conseillers ministériels, seraient donc soit des nuls en grammaire, soit auraient séché les cours d’Anglais en 6° ! Je n’exclus pas toutefois qu’ils l’aient fait exprès. Peut-être ont-ils besoin de se persuader eux-mêmes, que ces start-up de la Green Tech sont bien des entreprises écologiques ? Peut-être aussi reprennent-ils la vieille recette de notre lessivier, afin de nous persuader de l’improbable ?

Au fait la lessive XXXXX ne lavait pas blanc que les autres poudres, sinon ça se serait su !

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