L’écologie et le progrès

Pour beaucoup écologie rime avec décroissance ou même pire avec régression vers le passé. Ceux qui pensent ainsi ont évidemment une vision bien arrêtée de ce qu’est l’écologie, qu’ils réduisent à la défense de l’environnement et à l’abandon de toutes les technologies qui au cours des 150 dernières années ont multiplié de façon exponentielle, les capacités de l’humanité à modifier, pour le meilleur, un peu, et pour le pire, beaucoup, son environnement. Cette vision est naturellement partielle donc fausse. Ce serait faire de l’écologie l’antithèse du progrès. Or dans la réalité, quand on y regarde bien c’est exactement l’inverse qui risque de se passer. En effet, si on analyse les perspectives de notre planète et notamment les projections démographiques, dont on sait qu’elles sont aussi peu manoeuvrantes qu’un super tanker en pleine charge, vouloir limiter et a fortiori réduire l’empreinte globale de l’activité humaine sur les ressources naturelles, à technologie comparable, se traduit inéluctablement par une réduction de la production de biens et services dans une proportion inversement proportionnelle à la croissance de la population. Et si on ajoute à cela une exigence de justice sociale, et c’est la moindre des choses si on considère que l’écologie est de gauche, forcément de gauche, cela veut dire répartir différemment ces biens et services entre les 20% les mieux lotis actuellement et les 80% restant. Nul n’est besoin de faire de longs développements mathématiques pour comprendre que cela se traduit naturellement par une diminution des biens et services disponibles par tête de pipe dans la fraction la plus favorisée de la population. C’est ce que communément, on appelle, pour mieux la décrier la décroissance.

Je me garderai bien de me lancer dans un débat sur le bien-fondé de cette vision de la décroissance comparée à la vision qu’en ont les décroissants philosophiquement engagés dans cette voie, car tel n’est pas mon propos aujourd’hui.

Je me contenterai simplement de constater que le raisonnement qui m’a permis d’aboutir à cette conclusion part d’un présupposé contestable, « à technologie comparable ». Un fait est établi dans l’histoire de l’Humanité, l’être humain s’est toujours ingénié, c’est le cas de le dire, à rechercher les voies et moyens de rendre son action plus efficace. Longtemps, le moteur de sa créativité a été le « plus » : plus vite, plus loin, plus grand, plus nombreux, toujours plus. Or ce plus aboutissait toujours d’une façon ou d’une autre, et cela est devenu dramatiquement patent avec l’avènement de la machine à vapeur puis du moteur électrique, par toujours plus de prélèvements sur le patrimoine naturel dont dispose notre planète. Or le grand changement vient de ce que maintenant les écologistes assignent au progrès technologique une nouvelle mission : le toujours moins : moins de prélèvements, moins de rejets, moins de gaspillages. Est-ce dire pour autant, moins de bien-être ? C’est là tout l’enjeu du débat entre les deux grands courants de pensée qui vont structurer le débat politique dans les décennies à venir, le productivisme et l’écologie mais ce débat risque de tourner court faute de langage commun. En effet quand les uns ont le PIB comme ultime vigie, les autres en sont encore à forger d’autres outils d’évaluation, nécessairement plus complexes parce que leur vision du monde est plus complexe. Mais ceci est un débat philosophique que je n’ai pas envie de mener ici et maintenant. Aujourd’hui, dans ces lignes, je veux essayer de monter à partir de quelques exemples pourquoi et comment écologie peut rimer avec progrès

Faire mieux avec moins

Cela semble apparemment la quadrature du cercle. Et pourtant… Prenons un sujet qui nous préoccupe fort en cet hiver marqué par les tempêtes à répétition : l’érosion côtière. Compte tenu de la montée progressive du niveau des océans et de la répétition d’épisodes climatiques de plus en plus violents, les zones littorales sont en train de lâcher un peu partout, qu’il s’agisse du recul des dunes et des fonds sableux, lessivés par les courants côtiers ou  l’éboulement des falaises et promontoires côtiers, sapés par les coups de boutoirs des flots déchaînés. Les réponses actuelles sont parfois écologiques, rideaux de plantations par exemple, mais le plus souvent mécaniques, empilement d’enrochement, bétonnage du littoral étant les solutions les plus fréquemment mises en œuvre. Or de nouvelles pistes s’ouvrent comme par exemple celle-ci,  http://www.ouest-france.fr/mer/le-geocorail-nouvelle-arme-pour-lutter-contre-lerosion-3982505 Une nouvelle arme pour lutter contre l’érosion. Certes, cela reste au stade expérimental et le prélèvement sur la nature n’est pas nul mais compte tenu du peu de réussite des techniques mécaniques actuelles, cette solution, qui copie en quelque sorte un processus biologique naturel constitue un progrès. Evidemment, les écologistes purs et durs souhaiteraient qu’on développât les coraux naturels, sauf que ceux-ci n’acceptent pas de se reproduire n’importe où mais ça, les océans déchaînaient ne le savent pas et il faudra bien protéger tous les littoraux.

Faire d’un inconvénient un atout

Toute nouvelle route, a fortiori, toute nouvelle autoroute est vécu par les écologistes comme une intolérable agression, une balafre faite à la trame verte et bleue qui assure la continuité écologique des systèmes. C’est une artificialisation de plus de nos sols qui n’en peuvent plus de voir leur part se rétrécir au point que la Terre ne respire plus, ne se nourrit plus, donc ne peut plus nous aider, à nous nourrir à respirer, à vivre en somme.

Tout écologiste sait depuis sa plus tendre enfance que la seule énergie qui ne pollue pas est celle qu’on ne consomme pas, ce qui se traduit par toute production d’énergie est nécessairement polluante. Comme nos standards technologiques font que  nous ne pouvons pas nous passer d’énergie, nous sommes condamnés à polluer. Parmi les pollutions les plus discrètes occasionnées par les énergies dites durables, c’est-à-dire moins polluantes, il y a la consommation d’espace. Un parc éolien à terre consomme de l’espace, une centrale photovoltaïque encore plus. On est même arrivé dans ce genre d’installations à compter en centaines d’hectares. Folies !

Voici donc deux activités nécessaires à notre vie qui présente le même inconvénient : bouffer de l’espace. D’où l’idée de combiner les deux , http://www.ouest-france.fr/societe/routes-solaires-1-000-kilometres-en-france-dans-les-cinq-ans-3984963 Routes solaires. 1 km de route pourra éclairer 5 000 habitants. L’idée est effectivement séduisante mais comme souvent dans ce cas, on est quand même pris d’un doute : « Est-ce que ça marche ? ». Puis d’une angoisse : « Et si la solution était pire que le status quo ante ? ». On veut bien croire que sur le premier point le ministère de l’écologie a pris suffisamment d’assurances avant de se lancer dans des expérimentations à plus grande échelle. Quant au second point, des innovations prometteuses, les panneaux photovoltaïques par exemple ont montré que toute médaille avait son revers et que résoudre un problème, la production propre d’énergie, en créait parfois un autre, l’épuisement plus rapide que prévu d’une ressource rare, les terres rares justement. Ici aussi, le progrès, au sens écologique du terme se mesurera sur le bilan de l’ensemble du processus. Ceci illustre la complexité de la notion de progrès dès lors qu’on sort du champ d’analyse classique du productivisme.

Le progrès ce ne sont pas les gadgets technologiques

A l’inverse, certains pensant bien faire essaie de montrer que tout ce qui est d’origine naturelle est forcément écologique. Prenons par exemple les énergies biosourcées. Je ne vais pas relancer ici la polémique sur la nature écologique ou non de l’éthanol issue du colza ou de la betterave, ni sur les limites du modèle exploitation agricole-méthanisation-chaleur. Je veux simplement illustrer le côté poudre aux yeux de certaines initiatives : http://www.lemarin.fr/secteurs-activites/defense/24178-le-destroyer-americain-carbure-la-graisse-de-boeuf Le destroyer américain carbure à la graisse de bœuf. Sur le papier le schéma est vertueux. Mais dans la réalité, qu’est-ce que cela peut donner ? Quand on considère la quantité de carburant que consomme un navire de guerre, on imagine aisément qu’une telle solution est difficilement généralisable, du moins si on veut n’utiliser que les déchets ultimes d’une filière agro-alimentaire qui n’aurait pas d’autres usages de ces graisses animales que de les faire bruler dans une chaudière de bateau ou les incinérer comme déchets ultimes. Le risque serait ici que la Navy, pour ses besoins, si elle souhaitait généraliser la solution, entretienne un cheptel pléthorique dont la viande ne serait que le sous-produit en quelque sorte. A cet égard, l’exemple désastreux des agro-carburants brésiliens est là pour nous rappeler qu’en la matière le pire est toujours possible dès lors que des profits sont à la clé. Reste donc à souhaiter aux marins de l’USS Stockdale une navigation paisible dans les odeurs de friture.

Appliquer les schémas productivistes à une technologie a priori écologique est une hérésie

L’éolien c’est bien, l’éolien en mer, c’est même mieux car c’est plus régulier mais ça, ce n’est franchement pas terrible. http://www.energiesdelamer.eu/publications/2057-eolien-offshore-us-vers-une-turbine-de-50mw Eolien offshore US : vers une turbine de 50MW ?J’ai du mal à imaginer en mer des pales grandes comme la Tour Montparnasse, dont l’envergure serait donc plus impressionnante que la tour Eiffel et tout cela en haut d’un pilone capable de résister à des vents de plus de 140 km/h. Mais comme ça coûte moins cher, est-ce forcément plus efficace ? Prendre la rentabilité financière comme seul critère de validité d’une technologie, c’est quand même réduire sacrément le champ d’investigation. C’est oublié notamment l’impact sur les paysages, la sécurité en mer, l’emprise et l’impact sur les fonds marins et toutes ces sortes de chose qui font la richesse d’analyse de l’écologie.

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Ouvert ou « Verts » ?

La séquence politique qui a précédé les attentats du 13 novembre 2015 a été marquée par l’omniprésence des thèses et solutions, proposées depuis des décennies parfois, par les écologistes. Certes, l’agenda politique s’y prêtait avec la proximité de la COP 21 dont la tenue à Paris accentuait une visibilité médiatique que n’avait plus connue une telle réunion depuis la COP de Copenhague. Mais ceci n’explique pas tout : les thèmes de la pollution de l’air, de la transition énergétique, de la préservation de la biodiversité, de la dangerosité des produits chimiques qui font le quotidien de notre alimentation mais aussi de notre habitat trouvent un écho et des relais forts auprès des médias, des décideurs politiques mais aussi fait nouveau des décideurs économiques.

Bien entendu, comme les solutions mises en œuvre par les gouvernements successifs n’ont pas encore permis d’améliorer les conditions de vie de la grande majorité des Françaises et des Français, ni de les rassurer sur leur avenir, cette préoccupation de nos concitoyens est revenue au second plan par rapport à la crainte du chômage, à la grogne de la stagnation voire de la régression du pouvoir d’achat. Cette inquiétude face aux lendemains a évidemment été accentuée par la perspective de vivre, pendant des années peut-être, dans une atmosphère de guerre larvée.

Mais est-ce parce qu’on craint pour son emploi, pour ses enfants ou d’être la victime innocente d’un terrorise aveugle, que pour autant l’aspiration à vivre dans un monde plus sain a disparu ? Je ne le crois pas. Par contre, je suis persuadé que cette disparition progressive des thèses écologistes des écrans médiatiques est liée à l’incapacité des écologistes à porter fortement la parole qui est la leur.

En effet, l’imprégnation des thèses écologistes dans l’opinion publique n’est pas le fruit du hasard mais d’un travail de longue haleine, porté par un réseau d’associations dont la légitimité tient autant aux compétences techniques qu’elles rassemblent, qu’à la rigueur des analyses scientifiques qu’elles présentent et à leur capacité à mobiliser des militants issus de tous les milieux sociaux. Mais celle-ci n’a eu d’écho que parce qu’elle a été relayée politiquement par des organisations politiques dont la fonction essentielle a été de montrer que rien n’est inéluctable, que les mutations sont possibles et même qu’elles étaient souhaitables parce qu’incidemment elles permettront également de répondre aux demandes de nos concitoyens d’avoir un emploi et un revenu suffisant pour « vivre bien».

Or l’histoire du mouvement écologique en France montre que ces relais politiques ne fonctionnent que lorsque ces organisations se regroupent voire fusionnent. A cet égard, l’année 2010 a été symbolique de ce qu’aurait pu être une grande organisation politique, capable de porter ce que le mouvement écologique dans sa diversité est capable de produire. Cela n’est pas allé à son terme parce que des considérations personnelles ou une analyse erronée du spectre politique ont pollué les échanges entre personnes ou groupes de personnes qui sur le fond partageaient les mêmes analyses des risques qui pesaient sur notre avenir commun et parfois aussi les mêmes solutions pour les éviter.

Etre de gauche, puisque c’est de cela dont il s’agit, ce n’est pas faire alliance avec d’autres partis identifiés comme étant de gauche ou refuser des alliances, passées ou futures, avec des mouvements identifiés comme étant eux de droite. C’est surtout adhérer à un certain nombre de valeurs que l’histoire politique de notre pays a contribué à forger et conforter et qui s’appelle notamment justice sociale, intérêt collectif, responsabilité individuelle ET collective, solidarité. Ces valeurs, développées et défendues à travers 5 républiques, 2 empires et malgré une parenthèse de 5 ans ne prenaient en compte que les hommes, ici et maintenant. Et ce n’est pas parce que l’écologie étend son champ à l’ensemble de la planète et de ses ressources, maintenant et pour les générations futures, que ces valeurs perdent de leur pertinence.  Au contraire aurais-je envie de dire. Dès lors, il convient de considérer les positionnements des uns et des autres à la seule aune du respect de ces valeurs. Or force est de constater qu’il y a à cet égard, plus de convergence entre des hommes et femmes politiques prônant une vision écologique des questions politiques, quelle que soit par ailleurs leurs alliances politiques passées qu’avec des hommes et femmes politiques qui, bien que se classant à gauche, sincèrement ou non, considèrent que la prise en compte du paradigme écologique est au mieux une variable d’ajustement, au pire une contrainte dont on peut s’extraire.

Une organisation politique est toujours une mosaïque de sensibilité, qui si elles partagent le but final à atteindre, divergent parfois sur les voies et moyens pour y parvenir. La force d’une organisation politique est justement d’accepter que cette diversité d’opinion existe, d’en organiser le dialogue, d’en sortir une synthèse qui aura d’autant plus de chance d’être acceptée qu’elle sera le fruit d’un consensus, né d’efforts d’écoutes et de convictions mutuelles. Ainsi, pour ne rester dans le champ économique de la création et la répartition de richesses, il sera aussi difficile mais nécessaire de convaincre les uns et les autres que la justice sociale ne passe pas forcément par la création de plus de richesses que dans la façon dont celles-ci sont réparties, renvoyant ainsi dos à dos les idéologies des siècles passées que sont le socialisme et le capitalisme.

Dès lors il apparaît évident que l’urgence est au rassemblement de tous ceux qui s’exprimant sur la scène politique, considèrent que l’analyse écologique du monde est la seule qui vaille. Cela fait du monde, car depuis que des écologistes participent aux débats politiques, il y en a eu des regroupements, des scissions, des séparations plus ou moins amiables, sans que pour autant, celles et ceux qui se sont rencontrés, séparés, brouillés aient renoncé pour autant de considérer que la finitude du monde, que la santé de la planète et de tout ce qui y vit sont les enjeux majeurs de toute action politique.

Ce n’est hélas pas le chemin suivi depuis cinq ans où, à coup d’exclusions, de fâcheries, de départs opportunistes ou dégoûtés, le principal mouvement écologiste français s’est peu à peu vidé de sa substance sans que pour autant ne se crée ailleurs d’autres alternatives crédibles. Beaucoup d’ailleurs de ces partants ont déserté, provisoirement il faut l’espérer, le champ du débat politique.

Cela veut dire que, pour ne pas décevoir une fois de plus le mouvement écologiste, c’est-à-dire ces milliers de militants qui ont montré que des solutions alternatives existaient, et ces centaines de milliers, voire quelques millions qui nous disent qu’ils croient que leur mise en œuvre est possible, il va falloir que les inimitiés, les brouilles anciennes et récentes, les différences d’appréciation sur le mode d’organisation économique du monde s’estompent et considérer que cette diversité est plus une chance qu’un handicap. En effet, on peut difficilement prôner philosophiquement la recherche du consensus dans les débats de société sans vouloir simultanément l’appliquer aux débats internes.

Rien ne serait plus dangereux pour les mois et les années à venir qu’un renfermement sur soi où, à coup d’approfondissements qui ne sont souvent que des appauvrissements de la pensée, de clarifications qui sont la plupart du temps des stigmatisations de différences de plus en plus ténues, ce qui fut Europe Ecologie et un vrai désir d’avenir ne se réduise à un parti qui rappellerait fâcheusement un mouvement « les Verts » qui était devenu groupusculaire déjà à force d’exclure tout ce qui n’était pas  « dans la ligne ».

Que ce soit pour les échéances à venir, qu’elles s’appellent primaires, présidentielles ou législatives, ou qu’on se place dans une action à plus long terme, l’alternative est simple être ouverts et largement ouverts, y compris et surtout à celles et ceux qui sont partis récemment, ou alors redevenir « les Verts » avec ce que cela a pu représenter de gesticulations impuissantes il y a environ 10 ans.

 

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Mieux vaut en rire –rubrique inépuisable- n°116 : Les lourdeurs bureaucratiques

« Dépêchons-nous d’en rire aujourd’hui, de peur d’avoir à en pleurer demain. »Beaumarchais

« L’humour est la politesse du désespoir. » Oscar Wilde

« On peut rire de tout mais pas avec tout le monde. » Pierre Desproges

« Pour ce que rire est le propre de l’homme. » Rabelais

En octobre dernier, j’avais moqué les situations courtelinesques que génèrent les règles administratives relatives aux aliénations du patrimoine de l’Etat Mieux vaut en rire – rubrique inépuisable- n° 115 : Courteline vit toujours, Dieu merci ! C’était effectivement , à la fois désopilant et attristant qu’on mobilisât ainsi les moyens de l’Etat pour une si petite cause Mais depuis on a fait mieux.

En effet dans le du 22 janvier il y avait cet arrêté : Arrêté du 11 janvier 2016 approuvant la cession de titres Arianespace Participation et de titres Arianespace SA par le Centre national d’études spatiales . En soi un tel arrêté n’est pas surprenant mais son contenu l’est plus. En effet, si vous allez sur le site du JORF http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000031885769&dateTexte=&categorieLien=id vous y lirez qu’ils se sont à pas moins que 5 ministres ou secrétaire d’Etat pour autoriser la vente de…. 8,73 euros d’actions. Le record sera difficile à battre !

Quoique…. Si on regarde l’actualité par le petit bout de la lorgnette comme je le fais parfois, il aura quand même fallu un accord international pour aboutir à  ceci https://www.francebleu.fr/infos/international/la-france-cede-un-petit-bout-de-son-territoire-la-principaute-d-andorre-sur-la-commune-de-porta-1453645185 La France cède un petit bout de son territoire à la Principauté d’Andorre sur la commune de Porta

C’est vrai que l’affaire était d’importance, sans eau pas de vie. Et sans vie pas de franchise fiscale andorrane. L’anomalie ici est autant dans la nécessité d’un accord international que dans la survivance de cette enclave co-princière.  Mais tant qu’on aura ces sujets pour nous égayer, la lecture des journaux restera une occupation agréable.

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France, ta population fout le camp !

Cette interjection  n’est pas lancée pour regretter le départ de quelques centaines ou quelques milliers de gens très fortunés qui, pour faire comme quelqu’un qui fut jadis un bon comédien, cherchent à fuir le fisc français. Ce n’est pas non plus pour déplorer, comme certains dans les cénacles patronaux, le départ de quelques milliers de jeunes entrepreneurs qui vont chercher ailleurs un soutien financier qu’ils ne trouvent pas en France pour le projet d’entreprises. Ce n’est pas non plus  pour déplorer que des dizaines de milliers de jeunes Françaises et Français partent tous les ans pour se bâtir un début de carrière ailleurs que dans l’Hexagone puisqu’après tout c’est dans l’ordre des choses depuis que la libre circulation des travailleurs dans l’espace européen est un des moteurs de la construction européenne.

Non, c’est parce que l’Institut National de la Statistiques et des Etudes Economiques , le fameux INSEE vient de publier le bilan démographique de la France pour 2015 et sous réserve de confirmation de ces données qui ne peuvent être que provisoires, les résultats mettent à mal quelques-unes de nos certitudes. http://www.insee.fr/fr/themes/document.asp?ref_id=ip1581

Bilan démographique 2015

La fin d’une exception française ?

La France s’enorgueillissait d’un record de longévité en Europe et en plus l’espérance de vie n’avait pas cessé d’augmenter depuis plusieurs décennies . Et voilà que brutalement en 2015, le nombre de morts en France augmente brutalement de 41.000 faisant baisser corrélativement l’espérance de vie de plus d’un trimestre.

La France était fière de conserver une natalité dynamique dans une Europe qui, à part l’Irlande, est plutôt très défaillante. Et voilà que la baisse des naissances entamée il y a 5 ans continue, voire s’accélère : 19.000 bébés en moins

Il y a deux ou trois ans, la France respirait, le taux de nuptialité remontait : l’institution du mariage semblait tenir bon. Puis depuis, cela n’a cessait de diminuer. Malgré la concomitance, on ne peut pas mettre en avant l’instauration du mariage homosexuel puisque celui-ci n’a jamais vraiment décollé et recule même de 20% en un an. Fin d’un effet passager ?

Hélas, trois fois hélas donc  pour ceux qui mettent leur gloriole dans la démographie de leur pays .

Et chacun trouvera dans ces chiffres l’occasion de faire un petit commentaire, qui évidemment ne sera pas celui, officiel , de l’INSEE.

Bien entendu, les écologistes qui ne sont pas des natalistes forcenés, mais pour certains des pessimistes raisonnés, verront dans la brutale augmentation du nombre de décès la consécration de leurs alertes : les changements climatiques tuent, les produits cancérigènes dont on nous nourrit, nous vêt, nous entoure tuent. Je serais tenter de les croire mais avant d’en tirer toutes les conclusions, attendons quand même pour voir si ce brutal revirement peut s’expliquer. En tout cas, c’est plus crédible qu’une épidémie de grippe en mars 2015, une canicule( ?) en juillet 2015, des( ?) vagues de froid en octobre de la même année.

Les associations familiales ne vont pas manquer de souligner que la politique anti-natalité du gouvernement actuel, en rabotant les allocations familiales des familles aisées, a cassé la dynamique nataliste. Là par contre, je serais tenté de croire l’INSEE qui y voit l’effet mécanique de la pyramide des âges mais peut-être y a-t-il un effet nouveau, la peur de l’avenir ?

Les associations familiales et religieuses de déplorer la chute du nombre des mariages, mettant en cause le relâchement des mœurs et notamment stigmatisant cette « invention du diable », le mariage homosexuel, qui a décrédibiliser voire « ridiculiser » cette institution, pierre angulaire de la vie sociales, selon elles.

Bon puisque tout le monde y va de son petit commentaire.

Le mien sera celui d’un administrateur civil habitué à anticiper sur les politiques publiques.

Si les gens meurent plus et plus jeunes, quel impact sur les politiques de prise en charge des personnes agées ? Quel impact sur l’âge de départ à la retraite ? Quel impact sur les politiques de santé publique ?. faisons des scénarios puisqu’on ne sait encore pas ce que sera l’avenir.

Si les gens font moins d’enfants, quel impact sur la politique de création de crèches ? Quel impact sur les recrutement dans l’Education Nationale ? Faisons des scénarios puisqu’on en sait encore rien.

Tiens pendant que je suis aux conséquences administratives réglementaires ou législatives de ces évolutions , qu’en pensent-ils, les organisateurs de ces manifestations monstres , d’avoir mis dans la rue des millions de personnes pour ….8.000 couples. Et de l’autre, était-ce vraiment sérieux d’en faire une bataille législative comme si cela était un fait sociétal majeur : 8.000 mariages soit 20% de moins que la première année.

Mais une chose est sûre, c’est qu’en l’état actuel des choses, bien fol serait celui qui en tirerait des conclusions définitives. Plus fol serait encore celui qui ne voudrait pas prêter attention à ce qui n’est pas une évolution épiphénoménale. Mais le plus serait celui qui se fondant sur les évolutions du passé tracerait les politiques du futur, en matière de retraite, de santé publique, de formation. Mais n’est-ce pas ce qu’on a fait ? Peut-être serait-il prudent de comparer ce que nos scénarios donnerait avec ces politiques. En espérant que les démographes auront entre deux commencer à décrypter ces trois évolutions qui vont dans le même sens.

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Pourquoi ce débat sur le revenu universel « de base » ?

Comme tous les ans à la même période, les mêmes journaux publient le hit-parade des goinfres de la planète : http://www.ouest-france.fr/economie/le-top-20-des-personnes-les-plus-riches-de-la-planete-3948429 Le top 20 des personnes les plus riches de la planète Comme tous les ans, j’aurais pu faire le même commentaire courroucé sur ces richesses qui se concentrent entre les mains d’un nombre de plus en plus restreint de gens. Comme tous les ans d’autres se seraient extasiés sur l’insolente réussite de cette petite poignée de personnes qui ont accumulé tellement de richesses que la perte de l’équivalent du budget du ministère de la justice les chagrine certes mais ils ne vont pas se jeter dans les eaux souillées du golfe du Mexique pour autant.

Comme tous les ans depuis maintenant 6 ou 7 ans, la même ONG publie le même rapport pour démontrer ce que nous voyons tous les jours : les riches sont de plus en plus riches et les pauvres pas vraiment moins pauvreshttp://www.euractiv.fr/sections/aide-au-developpement/62-personnes-detiennent-plus-de-richesses-que-37-milliards-dhumains 62 personnes détiennent plus de richesses que 3,5 milliards d’humains. Comme tous les ans on aurait pu s’attendre aux mêmes commentaires courroucés des ONG amies pour dénoncer ce système anti-économique qui mène l’ensemble de l’Humanité droit dans le mur.

Mais comme notre monde en mutation nous réserve de plus en plus de surprises, la réponse n’a pas été celle-là mais la création d’un revenu de base (ou revenu universel). La Finlande, qui n’est jamais en retard d’une innovation sociale et peut-être aussi parce qu’elle fait face à une situation de l’emploi particulièrement dégradée l’expérimente. La Suisse qui n’a pas ce genre de problème y pense aussi . Et en France, ce sujet qui était jusque là restreint à un petit cercle composé majoritairement d’écologistes et de gens issus du mouvement altermondialiste est devenu un thème à la mode porté d’abord par les Geeks du Conseil national du numérique (CNNum) avant que tout le monde s’en empare et chacun avec sa version. Il y a la version « les républicains » sur fond de réduction des dépenses publiques et de simplification administrative ; il y a même une version le péniste réservée évidemment aux seuls nationaux, l’inverse aurait surpris. Il a surtout  la version du gouvernement qui embraye sur le groupe le plus branché, le CNNum http://www.numerama.com/politique/139341-revenu-de-base-la-reflexion-est-engagee-au-gouvernement.html Revenu de base : « la réflexion est engagée au Gouvernement » On comprend mieux pourquoi ce sont les tenants de l’économie numérique qui ferraillent maintenant en faveur de cette mesure  en lisant cet articlehttp://www.genevieve-b.fr/post/2016/01/Soudain%2C-le-revenu-de-base-appara%C3%AEt-dans-le-champs-des-possibles-%21-Voici-pourquoi Soudain, le revenu de base apparaît dans le champ des possibles ! Voici pourquoi Qui ne fait que reprendre un constat connu depuis longtemps,  http://www.ouest-france.fr/economie/la-numerisation-pourrait-faire-perdre-cinq-millions-demplois-3978756 La numérisation pourrait faire perdre cinq millions d’emplois. Utiliser les richesses créées par les robots pour les redistribuer à ceux que cette mutation des modes de production exclut du salariat, est sûrement une excellente idée pour éviter que cela n’explose. De fait, ce n’est pas par philanthropie, ni par souci de justice sociale uniquement qu’on reparle un peu partout du revenu « de base » mais aussi par trouille. Car si ce sujet devient si soudainement tendance, c’est peut-être aussi  parce que, tous les ans, à peu près à la même époque, se déroule, en Suisse, le Forum Economique Mondial de Davos et que celui-ci mettra vraisemblablement  cette question à l’ordre du jour http://www.wedemain.fr/La-reduction-des-inegalites-s-invite-enfin-a-Davos_a406.html La réduction des inégalités s’invite enfin à Davos Pour que ce cénacle de très riches et très puissants personnages s’en empare, il aura fallu que ce Forum produise un rapport alarmiste sur les risques majeurs pour la planète, «  risques globaux pour 2014 »,  où les grandes disparités de revenu figurent au 4° rang des risques les plus élevés pour l’équilibre de la planète (traduire « les risques les plus élevés pour le système économique dominant »). Ils vont donc sûrement réagir. A cet égard, je ne saurais trop leur conseiller de lire ce qu’ont pu produire celles et ceux qui réfléchissent depuis longtemps  à la mise en place de ce système révolutionnaire de répartition des richesses. http://revenudebase.info/comprendre-le-revenu-de-base/financement/ Les 8 approches de financement du revenu de base Je vous invite à lire attentivement cet article mais aussi tous le débat que celui-ci a ouvert sur internet, où se mêlent des considérations techniques (fiscales) et philosophiques intéressantes. On est loin des préoccupations frileuses des gens de Davos. On nage dans l’utopie créatrice. Par certains côtés, cela rejoint d’autres réflexions sur la fin du salariat liée à l’émergence de nouvelles formes d’organisation économiques. Et comme l’économie collaborative (voir mes articles précédents sur le sujet), la mise en œuvre du revenu universel peut être la meilleure ou la pire des choses. Ainsi, n’en doutons pas dans l’esprit de certains, instaurer un revenu universel de base est un moyen, non pas d’assurer à chacun un minimum d’existence mais de lui donner un « pouvoir d’achat », c’est-à-dire un pouvoir de consommer comme pour d’autres, il est l’outil d’émancipation par excellence, puisque dégagé de la contrainte du « salariat pour survivre » chacun aurait la possibilité de développer son talent, au service de la collectivité espèrent-ils.

Et il ne vous aura pas échappé que quelle que soit la source de ces richesses redistribuées, cette redistribution ne peut se faire que par l’intervention de la puissance publique, par le biais de l’impôt essentiellement. Et c’est justement là où le bât risque de blesser à Davos. En effet dans ce même rapport sur les risques majeurs qui pèsent sur la planète, les inégalités croissantes de revenu figurent dans le TOP 4 juste après  « la crise fiscale dans les économies-clés », « un chômage structurel élevé », les « crises de l’eau ». Or pourquoi y a-t-il une crise fiscale dans les économies développées, si ce n’est parce que les plus grandes entreprises ont développé des stratégies très élaborées pour ne pas payer d’impôt ? Sans impôt pas de revenu universel . Pourquoi y a-t-il un chômage structurel élevé, si ce n’est parce que les plus grandes entreprises détruisent de l’emploi soit en automatisant leurs processus de production, soit en délocalisant ces processus de production ?  Or qui dirigent ses plus grandes entreprises, si ce n’est ceux qui vont discuter à Davos. Le débat risque fort d’être académique. Nul n’abandonne spontanément les privilèges sur lesquels ils fondent sa prospérité. La nuit du 4 août 1789 fut tout sauf un grand élan de générosité spontané et enthousiaste. Ce fut plutôt un grand mouvement de panique, à l’annonce de ce qui se passait dans les campagnes (les châteaux commençaient à flamber un peu partout) pendant qu’on pérorait à Versailles. Les esprits les plus éclairés de l’aristocratie et du clergé avaient lu les philosophes des Lumières et les Encyclopédistes et savaient donc quels étaient les risques majeurs et les réponses qu’il fallait apporter. Notez cela n’a pas empêché la Révolution Française de se dérouler, de faire tomber des milliers de têtes et de finir dans les pantalonnades du Directoire, après la Terreur, mais ceci est une autre histoire. L’oligarchie mondiale sait aussi, et ce rapport risques globaux pour 2014  le prouve

S’il y a un point où je pourrais être d’accord avec les auteurs de ce rapport du Forum Economique Mondial sur les risques globaux c’est cette liste-ci des risques majeurs classés par importance (j’ai gardé la version anglaise pour éviter les traductions hasardeuses)

1 Fiscal crisis in key economies

2 Structurally high unemployment/underemployment

3 Water crises

4 Severe income disparity

5 Failure of climate change mitigation and adaptation

6 Greater incidence of extreme weather events (e.g. floods, storms, fires)

7 Global governance failure

8 Food crises

9 Failure of a major financial mechanism/institution

10 Profound political and social instability

Voilà des beaux sujets de débats pour une primaire de toutes les gauches et des écologistes.

Mon Dieu, comme je suis loin du revenu universel ! Pas tant que cela finalement si on y réfléchit bien.

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Tiens, c’est vrai ça! Ma tante faisait de l’économie collaborative (sans le savoir)

Voilà un sujet à la mode, l’économie collaborative, mais comme tous les sujets à la mode, il est très ambigu et c’est devenu un de ces mots-valises où chacun met ses attentes, ses frustrations et ses intérêts. Ainsi, on fourre dans l’économie collaborative aussi bien le p’tit gars qui répare sa voiture dans un garage associatif avec les conseils d’un animateur que le pauv’ gars qui accepte de faire des courses payées au lance-pierre par U…. parce qu’il a besoin de gagner un peu plus d’argent ou que le brav’ gars qui fait payer à des passagers qu’il ne connaît pas une partie de sa facture de carburant grâce à B..B..C.. sur un trajet que d’autres font en auto-stop.

Cela dit si on prend ce dernier exemple, il m’est arrivé dans mon jeune temps de faire du stop et de proposer à l’automobiliste qui me prenez un petit dédommagement. Et qui ne se souvient pas des petites annonces de Libération. Comme quoi, rien de bien nouveau sous le soleil sauf que certains se servent au passage.

Est donc collaboratif maintenant toute consommation où le consommateur est en partie acteur. Le dernier avatar vient d’une mutuelle ou plutôt de sa filiale de vente par correspondance http://www.ouest-france.fr/economie/commerce/e-commerce/e-commerce-la-camiffr-fait-de-ses-clients-ses-collaborateurs-3969605 E-commerce. La camif.fr fait de ses clients ses collaborateurs

Ça ne vous rappelle rien : aller chez le voisin ou la voisine pour voir un matériel avant de l’acheter. Et oui, comme moi, vous avez soudain eu la vision de ces montages de boites en plastique aux couvercles de toutes les couleurs  et autres accessoires de cuisine également en plastique qui ont envahi les meubles de cuisine des ménages français à partir de la fin des années 60. C’était exactement le même principe, sauf que dans ce cas le démonstrateur n’est pas payé si l’affaire se fait. Une de mes tantes fut une de ces premières hôtesses T…… et elle en vivait bien.

A travers ces deux exemples tirés de ma mémoire, l’estampillage « économie collaborative » sur tout et n’importe quoi débouche sur ce paradoxe apparent que ce qui était gratuit, le stop, devient payant et que ce qui était rémunéré devient gratuit. Apparent, dis-je car dans les deux cas, ce changement dans l’échange profite toujours aux mêmes, start-up ou entreprise de l’ESS installée.

Reste que mon garage associatif lui est gratuit et qu’il rend bien des services. Il EST collaboratif.

 

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Goldman Sachs & Co : On ne va quand même pas les plaindre !

7 ans déjà que la crise des subprimes  a mis en évidence les pratiques plus que douteuses, pour ne pas dire frauduleuses, de certaines banques. Toutes les plus grandes banques avaient été plus ou moins impliquées dans des opérations à haut risque dont le principal effet fut de réduire à pas grand-chose l’épargne de millions de petites gens dont c’était le bâton de vieillesse. A ce jour, les condamnations des coupables sont rares. 7 ans après, les banques sont pour la plupart redevenues prospères. Ainsi celle qui est devenue pour beaucoup le symbole de ces banques corrompues affichait en 2014 des bénéfices insolents http://www.leparisien.fr/flash-actualite-economie/goldman-sachs-benefices-meilleurs-que-prevu-mais-le-courtage-inquiete-16-01-2015-4452521.php#xtref=https%3A%2F%2Fwww.google.fr%2F Goldman Sachs: bénéfices meilleurs que prévu mais le courtage inquiète Plus de 8 milliards de bénéfices net, c’est-à-dire à peu de chose près le budget du ministère de la Justice français. Tiens, justement, à propos de justice, une décision intéressante vient d’être prise par les autorités américaineshttp://www.ouest-france.fr/monde/etats-unis/goldman-sachs-une-nouvelle-sanction-5-milliards-de-dollars-3972251 Goldman Sachs. Une nouvelle sanction à 5 milliards de dollars. Je passe rapidement sur le parti-pris dans le titre de l’article qui laisse sous-entendre une forme d’acharnement judiciaire contre cette banque, une « nouvelle fois » sanctionnée. Mais quand on y regarde bien, le total des amendes qui auront été infligées à GS reste inférieur au bénéfice d’une seule année. C’est finalement assez clément. On comprend l’urgence que les dirigeants avaient à trouver un compromis car la sanction aurait pu, aurait dû être beaucoup plus lourde, à la hauteur des préjudices causés. Maintenant, si on regarde la cascade de sanctions-transactions qui ont touché les banques américaines mais aussi européennes, on mesure un peu mieux l’ampleur des malversations qui ont obligé les Etats développés à injecter des centaines de milliards….dans ces banques.

Ce n’est pas en multipliant ces arrangements , malgré leurs montants qui nous parait astronomiques, que l’Etat américain récupèrera sa mise.

Tiens au fait, quel est le montant des sanctions infligées aux banques françaises, européennes et américaines par la justice française ?

On est encore plus loin du compte de ce côté ci de l’Atlantique

On n’est pas prêt de les plaindre.

Et surtout, il faudrait ne pas oublier tout le mal qu’elles ont fait. Et là ce n’est pas gagné, l’appât du gain rend aveugle, sourd et amnésique.

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