Tant que les crocodiles auront des larmes…

Il n’y a pas qu’en matière « d’optimisation fiscale », qu’il existe des paradis pour les investisseurs. Chaque pays à sa façon tord un peu le cou à sa législation pour attirer sur son territoire des activités qui y trouvent là un avantage comparatif lié à une législation plus favorable qu’ailleurs et si ces activités sont des sièges sociaux d’entreprises d’envergure mondiale ce n’est pas plus mal. Lire la suite

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Demain, les robots

En 1967, en pleine explosion du Flower Power hippy, Isaac Azimov publiait le recueil de nouvelles appelés « les robots » et s’inscrivait ainsi dans la lignée de ces auteurs de science-fiction qui ont imaginé un monde où cohabiteraient des humains et des êtres plus ou moins mécaniques, plus ou moins biologiques que ces humains auraient conçus, la créature du Dr Frankenstein , les « travailleurs » de Karel et Josef Capek, tous héritiers plus ou moins assumés du Golem de la tradition hébraïque d’Europe Centrale. Il s’agissait évidemment de fiction autant que de science comme cela avait été de la guerre des mondes imaginée par H.G. Wells à la fin du 19° siècle et mis en scène et en ondes par son presque homonyme Orson Welles, qui provoqua une belle panique dans les Etats-Unis du New Deal. Il y a donc dans l’irruption des machines connectées dans notre univers cette part d’inconscient qui nous les fait appréhender. Lire la suite

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Du bio pas bien bieau

La force des produits labellisés « bio », c’est justement la force de leur label et la garantie qu’apportent les normes auxquelles leurs producteurs se soumettent volontairement. C’est pour leurs clients une garantie que les produits qu’ils achètent sont exempts de pesticides et, de manière générale, de tout produits phytosanitaires non strictement indispensables à leur production. C’est aussi une garantie qu’aucun organisme génétiquement modifié n’a été utilisé tout au long du cycle de production et qu’il n’y a nul ajout de nano-particule. C’est une sécurité pour ce qui vont donc les consommer mais c’est aussi une protection pour l’environnement du lieu de production, les espaces naturels tout autant que les voisins et voisines.

C’est cela aussi qu’on achète quand on achète un produit labellisé bio.

Mais voilà, tout dépend du niveau d’exigence qu’aura le législateur dans l’établissement de cette norme. C’est pourquoi ce qui se prépare actuellement en matière de norme de qualité internationale est très désagréable : http://www.novethic.fr/Quand la cosmétique bio se parfume à la pétrochimie

Certes, il ne s’agit pas d’un label mais d’une norme de qualité avec son propre cahier des charges, ces procédures de certification et de contrôle et nul n’empêche les professionnels plus exigeants de créer ou de conserver des labels plus exigeants. Il n’empêche que, à partir du moment où il existera une norme permettant d’afficher, ne serait-ce qu’une petite ambition, il n’est pas besoin d’être grand clerc en marketing pour deviner qu’il s’agit d’une brèche dans laquelle vont s’engouffrer tous les marchands de vent publicitaire dans un secteur qui vient d’être traumatisé par la mise à l’index sanitaire d’une large palette de sa gamme. Le principe appliqué ici est vieux comme la dialectique de la norme et du marché : si une norme vous gêne, abaisser le niveau d’exigence attaché à cette norme et tout ira de nouveau pour le mieux dans le meilleur des mondes puisque comme par magie vos produits retrouvent une forme de virginité qui permet aux producteurs ainsi soulagés de revenir le front haut et le verbe fort sur un marché qui les montrait du doigt. Cette nouvelle vérité est une tromperie légalisée.

J’aime la norme qui protège, je hais la norme qui trompe.

En général, quand, dans le débat public, certains râlent contre « l’excès de norme » , demandez-vous de quelles normes il s’agit et surtout pourquoi ces normes et leurs excès les gênent.

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Mieux vaut en rire-rubrique inépuisable- n°136

 Dépêchons-nous d’en rire aujourd’hui, de peur d’avoir à en pleurer demain. » Beaumarchais , « On peut rire de tout, mais pas avec tout le monde. » Pierre Desproges, « Parce que rire est le propre de l’homme. » François Rabelais , « L’humour est la politesse du désespoir. » Oscar Wilde

L’un des deux se trompe, les deux peut-être
En matière de protection de l’environnement, il semble devenu d’usage de faire des promesses à long terme et 2035 est devenu une date mythique
https://www.ouest-france.frBrest. Un parc de bus 100% électriques vers 2035 En s’y prenant aussi longtemps à l’avance l’élu breton ne prend pas un grand risque. En 18 ans, il peut s’en passer des choses. Imaginez où nous en étions en 1999. On attendait l’Euro, on ignorait ce qu’était un smartphone (certains d’ailleurs l’ignore toujours), on ne connaissait pas ni Facebook, ni Twitter. Mis peut-être a-t-il tort de placer si loin son horizon, non parce qu’il risque d’être démenti par les faits mais plutôt parce qu’il risque de devenir ringard. En effet si on en croit UN chercheur, l’avenir du moteur à explosion est très menacé https://www.ouest-france.fr/Dans huit ans, la fin de la voiture à essence ? Dans la version en ligne, cet article figurait même avec ce titre plus affirmatif : Un chercheur annonce la mort de la voiture à essence dans 8 ans
2017 plus 8 huit ans, cela nous amène en 2025. Donc, si on en croit ce chercheur (en économie, pas en thermodynamique, remarquez), cela fera déjà 10 ans que tous les parcs de bus seront passé à l’électrique quand la Métropole Océane y passera enfin.
Si ça se trouve aucun des deux n’aura raison, l’un parce que cela suppose que les coûts de production des véhicules électriques se seront brutalement effondrés, l’autre parce qu’entre deux on se sera rendu compte qu’il y a une équation à résoudre qui n’est pas si simple : multiplier par deux voire plus la consommation électrique et, « en même temps »,  réduire d’un tiers la part du nucléaire. Notez que la résolution de cette dernière équation est simple, il suffira de multiplier par 5 l’électricité d’origine non nucléaire. Comme vous voyez, dans les deux cas ce n’est pas gagné d’avance, mais c’est jouable à condition que … mais avec des « Si », comme dit l’autre.

L’arroseur arrosé version bruxelloise
L’équilibre des institutions communautaires est peut-être passi mal fait que cela finalement si on en croit l’actualité récente. La Cour des Comptes européenne joue à peu près le même rôle d’auditeur des finances que notre Cour des Comptes. Il lui arrive donc de produire des rapports incendiaires sur les dysfonctionnements de l’exécutif bruxellois. Ainsi récemment, elle a mis le doigt où cela fait mal dans la politique agricole commune, son efficacité La Cour des comptes tacle les aides au développement rural
Jusque là, rien que de très banal. Mais ce qui l’était moins cette semaine-là, c’est ce qui s’est passé entre la Cour des Comptes européennes et un organe dépendant de la Commission l’Office de Lutte Anti-Fraude https://www.euractiv.fr/L’OLAF enquête sur la Cour des comptes européenne C’est un peu comme si l’Inspection générale des Finances enquêtait en France dans les locaux de la Rue Cambon. Le contrôleur contrôlé, c’est le rêve secret de tous ceux qui, un jour ou l’autre ont subi un contrôle. Le plus drôle dans cette affaire est qu’avant d’être un membre contesté de la Cour Européenne des Comptes, le magistrat belge avait été…ministre de l’agriculture donc l’un des décideurs de la politique agricole commune. Bruxelles est petit finalement.

 

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Monnaie monnaie monnaie

A quoi sert une monnaie en général ? A faciliter les échanges de biens et de services entre les gens essentiellement. Et c’est d’ailleurs pour retrouver cette fonction initiale de la monnaie que des monnaies locales sont en train de réapparaître un peu partout, avec des fortunes diverses https://www.ouest-france.fr/Les monnaies locales font des petits en Bretagne Le succès de ces monnaies se mesure à l’aune du développement du mouvement de relocalisation des consommations courantes dont elles sont censées être le support et l’expression. Leur diffusion encore restreinte semble due principalement au manque de confiance que la majorité des habitants peuvent avoir dans ce nouveau moyen de paiement. La confiance ! Le mot est lâché et c’est la seconde qualité qu’on reconnaît à une monnaie après sa simplicité d’usage

Si je vous parle ainsi de monnaie, c’est parce que l’autre bout de l’échelle de l’espace, il y a un autre phénomène qui se développe au niveau planétaire, les moyens de paiement électronique, dont le plus connu, le Bitcoin défraie actuellement la chronique économique par les passions spéculatrices qu’il a déclenchées https://www.ouest-france.fr/Le bitcoin bondit au-dessus de 11 000 dollars, risque de bulle Conçu au départ comme un moyen de paiement entre pairs sur internet, le bitcoin avait essentiellement comme vocation de faciliter les paiements électroniques d’une façon sécurisée. Il évitait également le risque de change inhérent aux échanges internationaux, en dehors des zones d’influence monétaire propres que sont les zones dollars, euros, yen ou yuan. Rien que cet avantage aurait dû suffire à séduire des opérateurs économiques pour qui le slogan n’est évidemment pas « consommer local » mais plutôt « commercer global ». En outre, et dans l’esprit de certains idéologues libéraux, cet argument devait avoir du poids, cela battait en brèche une des fonctions régaliennes des Etats qui est de battre monnaie. Et ce sont ces attraits combinés qui peuvent expliquer le succès de cette « monnaie » sur internet, y compris en France https://www.lesechos.fr/Pourquoi les Français foncent sur le bitcoin

Mais si on y regarde bien, l’intérêt naissant de nos concitoyens pour cette monnaie n’est pas que commercial. Certains envisagent de thésauriser à partir de cette monnaie et comme l’épargne a horreur de ne pas être rémunérée, ils espèrent même en tirer de jolis bénéfices. Et voilà, la spirale s’est enclenchée, et pas seulement en France, la spéculation s’est emparée de la monnaie et atteint des sommets inimaginables il y a quelques mois encore https://www.ouest-france.fr/Le bitcoin bondit au-dessus de 11 000 dollars, risque de bulle

Certains commencent d’ailleurs à s’en émouvoir et rappellent quelques précédents fâcheux, citant la spéculation sur les bulbes de tulipes au XVII° siècle ou la bulle de la « nouvelle économie » à la fin du XX° siècle. Est-ce par superstition, ou parce que les situations sont trop similaires, ils semblent ignorer que la plus grave crise spéculative qu’ait connu l’économie européenne lors des 4 derniers siècles fut le premier essai de monnaie papier et le délire que son introduction par un banquier écossais, provoqua dans la France de la Régence. Quand on sait ce qu’il advint de ce premier essai de monnaie nouvelle, on comprend que les chroniqueurs ne souhaitent pas trop en parler car manifestement, ce sont les mêmes mécanismes qui sont actuellement en action autour du bitcoin, évolution technologique mise à part. Il y a quand même une différence de taille entre la spéculation qui sévissait autour de la Rue Quincampoix en 1720, et celle qui affole aujourd’hui la Toile : dans un cas, on connaissait l’auteur de la monnaie le banquier Law et son système était, imprudemment certes, garanti par la Régence, dans l’autre, le créateur du Bitcoin reste un mystère https://www.ouest-france.frPlein aux as, le créateur du bitcoin reste anonyme et la valeur de monnaie n’est garantie par rien, si ce n’est l’appréciation qu’en font ceux qui l’utilisent. Un tel système ne peut évidemment pas durer et l’explosion de la bulle financière va faire des dégâts, d’autant plus grands dans certains secteurs et certains pays que l’usage de ce Bitcoin y aura été répandu. A cet égard, l’effet positif de cette crise qui pointe à l’horizon sera peut-être de « réduire » fortement le flux d’argent sale que cette monnaie semble charrier https://www.euractiv.fr/Bitcoin et darknet, les nouveaux outils des dealers européens Ce serait bien l’un des seuls éléments positifs de ce « krach annoncé ».

S’il fallait tirer une leçon ex ante de ceci, c’est qu’une monnaie ne devrait jamais cesser d’être ce pourquoi elle a été créée, favoriser les échanges de biens et de services. C’est pourquoi les monnaies locales a contrario, sont des instruments monétaires vertueux, et d’autant plus vertueux si, dans leur charte de fonctionnement, elles prévoient d’être « fondantes », c’est à dire qu’elles perdent de leur valeur au fur et à mesure qu’on ne les utilise pas pour des paiements. Cela reste encore la meilleure défense contre toute tentation de thésaurisation, et encore plus de spéculation.

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Post scriptum à Prolongation de l’autorisation du glyphosate : des cartons rouges à la pelle

Il est toujours bon d’attendre avant de réagir. Si j’eus attendu ne serait-ce que 24 heures, j’aurais appris une partie du dessous des cartes : http://www.leparisien.fr/Allemagne : le glyphosate refroidit les relations entre Merkel et les sociaux-démocrates. Il est vrai qu’un regard même rapide sur le CV du ministre de l’agriculture aurait dû me suffire : ministre ultra-conservateur d’une région ultra-agricole, il lui aurait fallu un peu de force d’âme pour appliquer la directive gouvernementale. Mais l’électoralisme à courte vue semble l’avoir emporté sur la solidarité gouvernementale et la loyauté entre alliés actuels, et peut-être, de nouveau potentiels. Les institutions européennes ne sont donc pas les seules premières victimes de cette décision, le gouvernement allemand aussi est touché, ce qui par ricochet fait que l’Union Européenne l’est aussi, tant l’axe franco-allemand est nécessaire à son bon fonctionnement, surtout ces temps-ci. Seule bonne nouvelle, cela renforce la conviction de certains SD et Grünen que, dans cette affaire, il va falloir faire cavalier seul, avec la France. C’est peut-être ainsi d’ailleurs que l’Union bougera, par des initiatives de deux ou trois partenaires pour contourner l’immobilisme ou la soumission à des intérêts autres d’une majorité d’Etats-Membres. Après, il faudra compter un peu sur l’effet d’exemplarité.

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Prolongation de l’autorisation du glyphosate : des cartons rouges à la pelle

les premiers à qui je distribuerais non pas un carton rouge mais un carton rose, ce sont les eurodéputés socialistes http://www.deputes-socialistes.euGlyphosate : une faute grossière pour l’avenir de la construction européenne
Pourquoi n’ont-ils pas tenté de l’imposer à l’Europe lorsqu’ils gouvernaient en France ? On pourrait distribuer le même en vert aux eurodéputés écologistes français qui vitupèrent l’actuel ministre de l’écologie, eux dont les dirigeants nationaux avaient participé longuement au gouvernement précédent et refusé (prudemment?) le poste à haut risque de ministre de l’écologie que leur proposait le premier ministre de l’époque. Cela dit , les journalistes ont été méchants quand ils ont qualifié l’un d’eux de « ministre de la parole », car heureusement ils ne font pas que parler. Cela dit, socialistes et écologistes ont raison en ce qui concerne l’avenir de la construction européenne et ce sera mon premier carton rouge distribué conjointement à la Commission et au Conseil. C’est en effet un vrai scandale que la Commission s’assoit sur un vote du Parlement demandant le retrait du glyphosate et que le Conseil en fasse autant. Or des trois organismes qui constituent la gouvernance de l’Union, le seul qui ait une légitimité démocratique directe, ce n’est pas la Commission qui est le fruit d’un double compromis entre les Etats-Membres d’une part et entre les groupes représentés au Parlement d’autre part, ni même le Conseil dont les représentants sont plus les VRP d’intérêts nationaux parfois égoïstes que le collectif décisionnaire porteur de l’intérêt collectif de l’Union mais bien le Parlement qui est issu, lui, d’un vote au suffrage universel DIRECT des citoyens européens.

http://www.huffingtonpost.frGlyphosate: Et si le revirement de l’Allemagne était lié à cette étude polémique
Carton rouge aussi pour les scientifiques qui mènent des scientifiques sérieuses mais sur des bases biaisées, volontairement ou non. Cela vaut pour les auteurs de l’étude qui a peut-être fait basculer la conviction de 3 Etats-Membres mais aussi pour d’autres études. Les décideurs publics ont besoin de plus de certitude scientifique, les citoyens aussi. Il faut s’en donner les moyens financiers. C’est l’occasion de donner également un carton rouge évidemment à Monsanto qui influence par ses promesses de financement d’études l’analyse que certains chercheurs font de leurs propres travaux si j’en croit l’article cité ci-dessus

http://www.novethic.fr/Après le revirement de l’Allemagne, le glyphosate est renouvelé pour 5 ans dans l’Union européenne… contre l’avis de la France
Carton rouge encore à l’Allemagne qui semble avoir fait passer les intérêts de ses industriels avant l’intérêt collectif. Il serait temps que les Etats se rendent compte que ces entreprises qu’ils considèrent comme leurs fleurons économiques ne sont pas leurs alliées (voir les pratiques d’optimisation fiscale généralisées) et que donc voler à leur secours automatiquement n’est pas forcément un bon calcul. Cette remarque vaut pour d’autres Etats-Membres.

https://www.ouest-france.fr/Glyphosate. Les fabricants d’herbicides « déçus » par la décision européenne
Carton rouge évidemment trempé de larmes de crocodiles pour ce groupe de pression aussi cynique qu’hypocrite, quand on sait que pour eux cette décision est au contraire une bonne surprise inéspérée. Une telle arrogance montre qu’ils se sentent encore intouchables malgré les scandales à répétition (Monsanto papers pour ne citer que le dernier) qui émaillent leur vie médiatique

https://www.ouest-france.fr/Glyphosate. La FNSEA sourit, les écologistes s’insurgent
Carton rouge enfin pour le syndicat agricole pour l’ensemble de son œuvre, a-t-on envie de dire tellement sa réaction à cette décision était prévisible. Carton aussi parce que le « je ne sais pas faire » n’a jamais voulu dire que ce n’était pas possible. Quand des légumiers démontrent qu’on peut produire sans pesticide et bien gagner sa vie, https://www.ouest-france.frSaint-Pol-de-Léon. Maxime et Thomas savent « planter les choux » le président départemental de la FDSEA du Finistère pourrait aller voir en voisin (ils sont distants d’environ 10 kilomètres) comment ils y arrivent. Quand une agricultrice bio annonce que sur une exploitation de 115 hectares, elle est capable de produire dans de bonnes conditions de rentabilité des céréales sans utilisation de pesticides (témoignage téléphonique de la président de la fédération de l’agriculture biologique de Charentes sur France Inter ce matin ici https://www.franceinter.fr/emissions/le-7-9/le-7-9-28-novembre-2017 à la minute 101) , on ne saurait trop conseiller au président de la FDSEA de Charentes d’accepter son invitation à voir comment elle travaille et prendre quelques cours de remise à niveau. Et si cela leur paraît des exemples trop biaisés, je ne saurais trop conseiller à ces dirigeants de la FNSEA de lire cette fiche technique
« conduite de cultures sans labour : se passer du glyphosate »
qu’on peut trouver en suivant ce lien, qui mène au site de la Chambre régionale d’agriculture de Bretagne dominée actuellement par …la FNSEA http://www.bretagne.synagri.com/ca1/PJ.nsf/TECHPJPARCLEF/16035/$File/10%20-56_306.pdf?OpenElement

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