Le journal des bonnes nouvelles ou le paradoxe hollandais

L’ex-président François Hollande avait fait du redressement économique de la France le marqueur de son quinquennat. Faute d’avoir réussi à convaincre de la réussite de son action, il a finalement renoncé à se présenter. Lire la suite

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Mondialisation, Démon-dialisation, alter-mondalisation

La mondialisation, que les Anglo-Saxons appellent plus justement « globalization » fait partie des boucs émissaires de toutes les protestations au même titre que le « libéralisme ».Cela est plus ou moins vrai selon les pays et il se trouve que dans ce quasi-consensus, les Français se distinguent par leur rejet le plus ferme
Les Français sont les plus pessimistes au monde face à la mondialisation
Mais que reproche-t-on en fait à cette globalisation ? On nous l’a vendu comme la « Nouvelle Frontière » de notre économie, celle qui nous permettrait de renouer avec l’âge d’or des Trente Glorieuses. Certes pour certains, cela a dépassé leurs espérances les plus folles mais pour l’immense majorité, cela n’a été qu’une désillusion de plus. Lire la suite

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Une pépite dans la presse : qu’il est rude le métier de journaliste !

C’est avec une certaine jubilation que j’ai lu cette information dans un quotidien régional

 Ouest France le 28/04/2017 à 00:38 : Le Salvador interdit les mines de métaux, une première mondiale

L’information me paraissait tellement énorme que j’ai d’abord crû à une fake news, balancée par les opposants aux nouvelles exploitations minières dans la France de l’Ouest. Lire la suite

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Vive les femmes !

C’était le titre d’un album jubilatoire du regretté Reiser http://www.glenatbd.com/bd/vive-les-femmes-9782723479899.htm. Manifeste féministe mais non complaisant à l’égard des femmes, cette bande dessinée illustrait de façon prémonitoire la place que prendrait dans nos sociétés modernes la moitié de l’humanité. Lire la suite

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Les pires mythes du XX° siècle deviennent réalité : Big Brother vous parle

Dans son roman « 1984 » écrit à la sortie de la Deuxième Guerre mondiale, Georges Orwell mettait dans la bouche du grand dictateur médiatique ces aphorismes :  «  LA GUERRE C’EST LA PAIX », «  LA LIBERTE C’EST L’ESCLAVAGE », «  L’IGNORANCE C’EST LA FORCE ». Il y en a un qu’il n’a pas osé mais qui transparaît tout au long de ce conte moderne « LA VERITE, C’EST LE MENSONGE », tant il est vrai que la manipulation des « informations » est au cœur de son mode de contrôle des populations. Un conte, disais-je ? En êtes-vous sûr ? Lire la suite

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Ils font ou feront ce qu’ils disent, hélas !

On reproche en général aux responsables élus démocratiquement de ne pas faire ce qu’ils ont promis lors des longues campagnes électorales qui les ont amenés au pouvoir. Ce n’est pas le cas de tous. Hélas, j’ai envie de dire quand  on voit les politiques que ceux-ci mettent en œuvre.

Pour illustrer mon propos, je voudrais vous en présenter 2, via ce qui est considéré généralement comme une source fiable d’information, Wikipédia, qui soit dit en passant à besoin de votre aide financière
https://fr.wikipedia.org/wiki/Recep_Tayyip_Erdo%C4%9Fan
https://fr.wikipedia.org/wiki/Viktor_Orb%C3%A1n

Voilà donc présentés nos deux protagonistes. Ils ont  été élus démocratiquement. Hélas, il y a une constance dans leur action politique après l’élection. Ils n’ont pas réussi à améliorer durablement la situation matérielle de leurs concitoyens. Par contre, par idéologie, ils ont systématiquement essayé de mettre en œuvre la partie de leur programme la plus radicale : un Etat radicalement religieux pour l’un, un Etat radicalement xénophobe et anti-européen pour l’autre.

Orban lance une consultation anti-européenne en Hongrie

 Erdogan, premier dictateur «national-islamiste» ?

Comme on le constate cela a parfois pris beaucoup de temps mais dans ce domaine, ils montrent une persévérance proche de l’obstination que donne la certitude d’avoir raison, quoiqu’on puisse dire. Evidemment, cette partie de leur action politique, combinée au manque de résultats sur le reste de leur action a provoqué des réactions et une opposition de plus en plus vive. Normalement, en démocratie, cela aurait dû se traduire dans les urnes mais une autre constante de leur action politique, c’est de tout mettre en œuvre pour empêcher l’expression démocratique, en commençant par la liberté de la presse.
 Turquie. Wikipédia bloqué, émissions interdites et fonctionnaires congédiés
La Hongrie sous l’emprise médiatique du populiste Viktor Orbán

Voici donc deux exemples de mise en place progressive d’une dictature suite à une arrivée au pouvoir à l’issue d’un processus démocratique « normal ». Leur caractéristique commune est d’être avant tout la mise en œuvre sans nuance d’une idéologie. Or l’histoire nous a prouvé que si les idéologies étaient utiles pour organiser le discours politique, elles devenaient néfastes dès lors que des élus souhaitaient les appliquer sans tenir compte de la réalité, ni des contraintes de toutes natures, politiques, économiques, sociales ou sociologiques. Sans faire de parallèle hasardeux, ce processus rappelle dramatiquement ce qui arriva en Allemagne dans les années 30 où un parti minoritaire arriva au pouvoir par les élections puis, après avoir éliminé son opposition la plus radicale grâce à une manipulation des faits (le faux incendie du Reichtag), mit en œuvre systématiquement le programme qui avait été théorisé dans un petit opuscule qui fit office d’idéologie pendant une décennie, peut-être une des plus noires de l’Humanité.

Méfions-nous donc de ces politiciennes et politiciens dont l’action politique est essentiellement mue par des a-priori idéologiques, qui ne tiennent pas compte de la réalité et des réponses pragmatiques que celle-ci appelle. En effet forts de ces certitudes que leur donne leur base idéologique, elles et ils feront tout pour la mettre en œuvre même si cela prend du temps. Et tant pis si l’exaspération populaire veut les priver de ce temps nécessaire : elles et ils feront tout pour empêcher que l’alternance démocratique les prive de ce délai indispensable à façonner les mentalités à leur idéologie.

ELLES ET ILS FONT ET FERONT TOUJOURS CE QU’ILS DISENT pour ce qui relève de leurs a-priori idéologiques.

Mais ils ne disent pas tout ce qu’ils font

Pour le reste par contre, ils ne disent pas toujours ce qu’ils font car ce n’est pas toujours reluisant ni glorieux pour le triomphe de leurs idées. Voici deux exemples pris ailleurs. L’inspirateur ou l’allié de nos deux protagonistes et grand protecteur des extrémistes de tous poils en Europe vient de réussir un drôle de coup diplomatique
l-onu-fait-entrer-l-arabie-saoudite-la-commission-de-la-condition-des-femmes
Je vous invite à lire  l’article car il y a dedans le fac-similé d’un courrier qui en dit long sur les démarches de coulisse inavouables : une place à la commission des droits de l’homme pour la Russie contre une place à la commission de la condition des femmes pour l’Arabie Saoudite. C’est cynique, honteux et tellement loin des mâles discours anti-islamistes du monsieur.

Dans un autre ordre d’idée, on peut de pas aimer les institutions européennes, s’être présenté longtemps « la tête haute et les mains propres » et avoir plus que de coupables faiblesses
 Assistants FN. 5 millions d’euros de préjudice selon le Parlement européen

A tout prendre, je préfère encore des responsables politiques qui ne tiennent pas toujours leurs promesses mais que je pourrais renvoyer à leurs mensonges le temps venu que d’être confronté à des femmes et des hommes qui n’hésiteront pas à mettre en œuvre la partie de leur programme qu’ils ont écrite, mais parfois un peu masquée car elle pouvait choquer la partie du corps électoral qu’elles et ils avaient besoin de séduire pour atteindre une majorité de circonstance et qui n’hésiteront pas à utiliser la force, l’intimidation et la contrainte pour se maintenir le plus longtemps possible.

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Le journal des bonnes nouvelles n°7 : « Je choisis en même temps la France forte et l’Europe ambitieuse. »

Dans une campagne électorale qui vit 10 candidats sur 11 manifester, soit une violente hostilité, soit, au mieux une méfiance soupçonneuse, vis-à-vis des institutions européennes, il est bon parfois de rappeler que l’Union Européenne n’est pas (que?) ce Liévathan honni par les uns, qui lui sont hostiles, ou redouté par les autres, qui s’en méfient. Il est bon aussi de rappeler que les institutions européennes, aussi imparfaites soient-elles sont d’abord le fruit de ce que les Etats qui  composent l’Union ont voulu qu’elles soient.  C’est pourquoi, il est réjouissant d’apprendre, qu’au-delà des propos de tribunes et des adresses insultantes, l’influence de la France et des idées qu’elles portent est redevenue importante à Bruxelles, à Luxembourg et à Strasbourg
 Le retour des idées françaises dans l’Union

Et dans le quotidien de nos concitoyens, l’action de l’Union Européenne peut se ressentir tous les jours. « Pour le pire » disent sans nuance les plus extrêmes qui veulent nous faire croire qu’une bureaucratie, sans assises démocratiques, décide de tout et de rien sans jamais devoir en rendre compte. Certes il existe une bureaucratie, à Bruxelles comme ailleurs, qui pond des règlements bureaucratiques mais ceux-ci sont quand même validés par les Etats (le Conseil des ministres dans ses différentes compositions selon les sujets traités) et par le Parlement. On peut ne pas être d’accord avec l’esprit de ces règlements et dans ce cas, dans une démocratie qui se respecte, ce désaccord s’exprime dans les urnes, lors des élections générales dans chaque pays, pour ce qui est de l’expression de la volonté des Etats, lors des élections européennes, pour ce qui est de l’expression du Parlement. On peut ne pas être d’accord non plus avec la façon dont ils sont appliqués et c’est là un combat de tous les instants contre les tracasseries bureaucratiques qui ne se différencie en rien du combat quotidien qui doit se mener en France contre les excès d’une réglementation trop tatillonne car souvent mal appliquée par des fonctionnaires déboussolés par la frénésie textuelle de leurs collègues dans les ministères.

Mais si on regarde sur le fond, les politiques communautaires sont souvent utiles pour amorcer des évolutions qui , dans le cadre national, auraient dû mal à s’enclencher.

Je voudrais à cet égard prendre deux exemples dans l’actualité récente. Le premier concerne la politique énergétique des Etats de l’Union dont on sait que certains sont de ce point de vue très réticents à décarboner leur mix énergétique, pour des raisons très nationales. C’est pourquoi je considère cette annonce comme une bonne nouvelle
 Energies renouvelables : onze Etats européens ont déjà atteint leur objectif 2020

Vous noterez en passant, si vous lisez cet article, que contrairement à ce que la ministre française de l’écologie claironne, notre pays est un peu à la traîne, preuve s’il en est que les réticences sont encore grandes chez nous concernant la conversion de notre modèle électrique et je suis persuadé que sans cette orientation forte imposée par l’Union Européenne, les belles phrases prononcées en novembre 2015 lors de la COP 21 iraient rejoindre le cimetière des promesses non tenues de ce quinquennat.

Le second exemple concerne le transport aérien qui est une sorte de symbole de la liberté de circuler des citoyens européen dans tous les Etats de l’Union . Il est bon de rappeler qu’en la matière l’Union a légiféré pour protéger les consommateurs européens contre les excès et dérives des compagnies aériennes pour qui « sans frontières » voulait souvent dire « sans contrainte »
Voir à cet égard, cette note produite par les services de la Commission
http://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/?uri=LEGISSUM:l24235 Protection des passagers aériens

Dans ce contexte de prise en compte des besoins des consommateurs de transports aériens, il est évident que l’information suivante  Les aéroports français très mal classés par les passagers fait un peu désordre. Dans un pays qui revendique la première place mondiale en matière d’accueil touristique, c’est une lacune fâcheuse qui ne participe pas de son attractivité. Et en l’occurrence, la réglementation européenne n’y est pour rien puisque les deux grands aéroports parisiens sont gérés par une entreprise détenue encore par l’Etat , que les aéroports de province sont gérés soit par les compagnies consulaires, soit affermés à des sociétés privées.

Ces deux exemples montrent qu’il ne suffit pas que l’Europe soit ambitieuse mais qu’il faut aussi que la France le soit également si on veut que la France soit forte.

Billet écrit le 20 avril 2017

Addendum rédigé le 29 avril 2017

Mais la véritable bonne nouvelle concernant l’Europe, c’est peut-être cette information reprise dans l’actualité du 29 avril
 La popularité de l’Europe remonte chez les Français

On aurait en effet pu en douter à écouter les propos de la plupart des candidats du premier tour.

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