La couleur de l’économie collaborative

On a beaucoup glosé sur l’économie collaborative ou économie du partage, ou encore économie de la valeur d’usage, mais c’est la première fois qu’une étude veut donner une couleur à cette nouvelle façon de produire et de consommer des biens et des services L’économie collaborative n’est pas aussi verte qu’on le pense Lire la suite

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Demain, les robots….

Il se passe toujours quelque chose au Parlement Européen, mais nous ne le savons pas toujours. Ainsi, il y a un mois il y a eu un débat sur le développement de la robotique et ses impacts juridiques. Lire la suite

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mondialisation, démon-dialisation

La mondialisation, que les Anglo-Saxons appellent plus justement « globalization » fait partie des boucs émissaires de toutes les protestations au même titre que le « libéralisme ».Cela est plus ou moins vrai selon les pays et il se trouvent que dans ce quasi-consensus, les Français se distinguent par leur rejet le plus ferme Les Français sont les plus pessimistes au monde face à la mondialisation Mais que reproche-t-on en fait à cette globalisation ? On nous l’a vendu comme la « Nouvelle Frontière » de notre économie, celle qui nous permettrait de renouer avec l’âge dor des Trente Glorieuses. Certes pour certains, cela a dépassé leurs espérances les plus folles mais pour l’immense majorité, cela n’a été qu’une désillusion de plus

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Les effets secondaires des primaires

La plus ancienne démocratie parlementaire à régime présidentiel, les Etas-Unis ont inventé les primaires. Ce faisant, ils montraient qu’ils avaient compris que le système majoritaire ne pouvait fonctionner que dans le cadre de coalitions binaires dont l’une est forcément majoritaire. Mutatis mutandi, ce système binaire a également fonctionné dans la plupart des démocraties occidentales, Royaume-Uni, Allemagne et même l’Italie de la reconstruction ou la France de la V° République. Ce système fondé sur des coalitions, structurées autour de deux partis dominants a commencé à voler en éclat dès qu’il est apparu que ces duopôles étaient incapables de résoudre les problèmes posés à ces pays par le rééquilibrage des pouvoirs économiques et politiques au niveau planétaire.

L’éclatement de ce système au profit de nouveaux partis, qui s’autoproclament officiellement « anti-système » a donc poussé ces partis à essayer de reconstituer ces alliances. Le premier  pays à expérimenter les primaires à l’européenne a été l’Italie dans les années 80/90 et cela a plutôt bien marché pendant un temps, jusqu’à l’émergence d’une forme d’extrémisme nouveau, la Berlusconite. Il a fallu la défaite aussi cinglante qu’inattendue du PS en 2002 pour que l’idée retrouve un peu de couleur. Grâce à un esprit clairvoyant comme Olivier Ferrand, le fondateur de Terra Nova, ce système a été remis à l’honneur pour garantir la présence de la gauche (c’est à dire du PS) au deuxième tour de l’élection présidentielle. Cela supposait notamment que la consultation populaire permettent aux différentes sensibilités d’une future coalition de s’exprimer. Cela n’a JAMAIS été le cas  et de ce fait le candidat issu des primaires « de gauche » n’était que le candidat du PS et de ses satellites.

En 2016/2017, il y a eu 4 primaires , celle de la droite et du centre qui n’a regroupé que les Républicains, quelques particules amis et une partie du centre, celle des écologistes qui n’a regroupé que les rescapés d’EELV et quelques sympathisants, celle de l’alliance populaire qui n’a regroupé que le PS et quelques groupuscules associés et enfin la primaire.org, portée par aucun  parti

Les résultats ont été surprenants. Un ex-Président de la République, qui venait de reconquérir son parti, est battu dès le premier tour et le vainqueur se présente comme le candidat « anti-système » de droite. Une ex-ministre, qui venait de reconquérir son parti, est battue dès le premier tour et le vainqueur s’était longtemps opposé à l’organisation de la primaire qu’il venait de remporter. Un ancien Premier Ministre est battu au second tour par l’un de ceux qui pendant au moins 2 ans ont le plus contribué à lui pourrir la vie au sein de sa propre majorité. En d’autres termes, ces primaires partisanes furent la victoire des candidats qui ont eu la rouerie de faire croire qu’ils étaient anti-appareil.

Après de telles raclées, les trois principales victimes de ces primaires auraient  dû subir une éclipse durable de leur carrière politique. Leur resurrection a été pourtant rapide et spectaculaire. Englué par ses démélées avec la justesse, le candidat des Républicains est obligé de venir quémander l’aide de sa victime pour continuer à espérer mener campagne. Affaibli par des sondages plats et l’absence de soutien de son parti, le candidat vert est contraint de jeter l’éponge et de faire allégeance au PS par celle-là même qui avait poussé à organiser une micro-primaire contre le PS. Et last but not least, les meilleurs amis du Premier Ministre battu lâchent les uns après les autres le vainqueur de leur primaire pour rejoindre celui qui avait refusé l’idée même d’une primaire et tout cela au nom du respect du programme du parti. En d’autres termes, c’est la revanche des appareils.

Etonnez-vous après cela que ceux qui ont refusé le système des primaires soient plutôt en forme dans les sondages, pour le moment. Cela confirme que, décidément les Français, s’ils aiment les débats politiques supportent de moins en moins bien les combinaisons politiciennes.

Et la quatrième primaire me direz-vous, qu’a-t-elle donné? 160.000 personnes ont donné leur opinion via internet, non pas en votant pour ou contre mais en donnant une note à chaque candidat, ce qui est déjà une nouveauté. Et finalement, une candidate a été retenue. Pour une primaire qui entendait rejeter toutes les vieilles recettes du marketing politique, elle porte un nom qui sonne comme un pied de nez, Marchandise, prénom Charlotte.

Finalement la principale victime de ces primaires, c’est le principe même des primaires puisqu’en fin de compte, les appareils des partis n’ont pas permis qu’émergent des coalitions à vocation majoritaire. Compte tenu de la conjoncture actuelle, c’est peut-être une faute majeure. J’espère que non.

 

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La logique de l’uberisation de l’économie

On nous a dit que l’économie collaborative était l’avenir de l’économie, puis on s’est rendu compte que cette innovation sociale recouvrait des pratiques économiques et sociales très différentes. Rien de commun en effet entre les réseaux de solidarité locaux qui se mettent en place autour du partage d’objets et les montages informatiques qui jouent sur la recherche du toujours moins cher pour exploiter ceux qui en veulent juste un peu plus mais qui souvent le veulent parce qu’ils n’ont tout simplement pas assez. Cette dernière tendance a même reçu un nom, l’uberisation dont la principale caractéristique est la déqualification et la dévalorisation du travail, puisque celui-ci, conçu au départ comme une activité marginale, était payé au coût marginal, c’est-à-dire « peanuts » comme on dit en Californie. Lire la suite

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Prismes médiatiques : CETA oui ? C’est à voir !

Le CETA agite beaucoup de monde qui ont fait de l’adoption de ce traité commercial un marqueur idéologique. Et de fait c’en est un puisque le libre-échange érigé en dogme prime sur beaucoup d’autres considérations comme la défense de l’emploi, la santé humaine ou la protection de l’environnement. C’est pourquoi le sujet divise et c’est d’ailleurs ce que reflète les titres des médias commençons par ceci

 Le Parlement européen approuve l’accord UE-Canada à une large majorité

Nous dit le site Euractiv et c’est vrai si on regarde les chiffres

 Parlement européen. Le Ceta ratifié sous les huées 

Nous dit Le Télégramme de Brest et de l’ouest et c’est vrai aussi si on regarde les vidéos du vote

Cela en dit long sur l’âpreté des débats et l’embarras que va causer ce vote. En effet et c’est là où l’information est un peu tronquée : l’accord n’est pas ratifié. Il a juste fait l’objet d’un vote favorable qui devra être confirmé par les parlements nationaux ou régionaux comme le rappelle Le Monde sans pour autant en faire son titre mais juste le chapeau d’un article par ailleurs plutôt bien documenté Le Parlement européen ratifie le CETA, traité de libre-échange entre l’Union et le Canada  « L’accord contesté devra encore avoir l’assentiment des trente-huit parlements nationaux et régionaux de l’Union européenne….. »

Alors évidemment cet embarras gène certains médias dont la rédaction est traversée par cette fracture idéologique. C4est le cas de Libération qui, comme toujours dans ces cas-là, s’en tire par des jeux de mots approximatifs qui sont un peu sa marque de fabrique historique

 Ceta : comment va-t-on être traité ?
Ceta : au sein du PS, pas d’accord sur l’accord
Même la Commission n’est pas vraiment à l’aise qui pour justifier un accord trans-atlantique vante les mérites d’un accord transpacifique. Les partenaires ne sont pas les mêmes, la nature économiques des échanges non plus mais dans ces cas-là, on fait flèche de tout bois

 Pour défendre le CETA, Bruxelles vante les retombées de l’accord avec la Corée du Sud

Le désarroi touche également certains grands défenseurs du libre-échange et de la mondialisation. En effet, l’agriculture européenne comme l’agriculture canadienne sont totalement acquises au libre-échange et aux vertus de la mondialisation version libérale. Et pourtant, dans les rangs, ça regimbe. Les éleveurs de bovins canadiens, producteurs de lait sont inquiet  Le Ceta fait déjà frémir le lait du Canada

Les éleveurs de bovins européens, producteurs de viande sont inquiets  CETA. Des importations bovines « pas acceptables » pour la FNSEA

9i le libre-échange est ainsi compris, y compris par ses plus ardents défenseurs, les débats risquent d’être houleux dans les parlements nationaux. Compte tenu de ce qui se passe actuellement dans les opinions publiques dans les différents Etats Membres de l’Union, il n’est pas sûr que tous les votes soient favorables. Une telle situation risque d’approfondir la crise au sein de l’Union Européenne.

Les europarlementaires auraient été mieux inspiré de s’abstenir ..pour le moment.

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Prismes médiatiques : l’emploi, qui en parle encore ?

Il y a encore six mois, la moindre statistique sur l’emploi était guettée avec gourmandise par la plupart des medias. Ces jours-ci, l’INSEE a sorti ses chiffres trimestriels sur le taux de chômage et pschitt !! Très peu de commentaires. Il faut dire qu’entre deux Moi-Président s’est résolu à n’être plus que Moi-ex-Président. Du coup, comme il y a moins d’enjeux électoraux, cela intéresse moins les médias. Il n’empêche, les réflexes partisans demeurent Voici un florilège des titres que j’ai repéré dans la presse juste après la publication des chiffres de l’INSEE

Factuel mais partiel : Le Télégramme : exact mais quid de 2015 ?
 Chômage. Légère baisse en 2016 selon l’Insee
Factuel mais vachard : Le Figaro ; exact jusqu’au bout mais d’où venait le chômage de 2012 ?
Le chômage a légèrement baissé au dernier trimestre 2016
Le chômage recule en 2016 mais explose sur le quinquennat
Factuel mais un peu dithyrambique : Le Monde : exact mais ce n’est quand même pas une marche triomphale depuis 2015
Le taux de chômage en France a baissé en 2016 pour la deuxième année d’affilée
Factuel et précis : Ouest France ; exact jusqu’au bout cela reste homéopathique eu égard à ce qu’on fait les pays voisins
 Le chômage baisse légèrement pour la deuxième année consécutive
Factuel mais non seulement partiel, très partial : Les Echos ; exact mais pourquoi insinuer que le mouvement est très récent donc trop tardif ?
France : le taux de chômage est reparti à la baisse fin 2016

Donc tous ces titres sont exacts mais ne donnent pas l’impression de rendre compte de la même réalité.
Il faut dire que la réalité elle-même est complexe à analyser. En effet le taux de chômage baisse mais le nombre de chômeurs recensés par Pôle Emploi ne diminue pas aussi vite et surtout depuis moins longtemps.
Eh oui, la statistique, si elle est une science exacte du point de vue mathématique, n’est qu’un outil imparfait, car malléable, dès qu’elle est prise en main par des non-mathématiciens. Or, les journalistes comme les politiques sont plutôt des littéraires.

Reste quand même une réalité que chacun peut mesurer : le nombre de personnes qui ne peuvent pas vivre décemment de leur travail n’a pas diminué, loin s’en faut et peut-être est de cela dont on devrait parler : VIVRE DECEMMENT.

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