Brèves de compteur n° 119 / Hydrocarbures : on arrête ou on continue?

Comme je l’ai déjà relaté ici, le 12 décembre de l’année dernière, notre président jupitérien réunissait le Gotha financier de la planète pour un sommet de la planète unique, dont l’un des objectifs était la décarbonation de l’économie mondiale, avec le collimateur le charbon, le pétrole et le gaz. Moins de trois semaines plus tard, il signait, depuis son bureau présidentiel, dans un cérémonial qui n’est pas sans rappeler celui qui a entouré la signature des premiers décrets du président américain, un texte de loi présenté comme mettant fin à l’exploitation du pétrole et du gaz sur le territoire national.
A tous ceux que la promulgation de cette loi affole voici quelques éléments d’information complémentaires
1°) la production française d’hydrocarbure ne représente que 1% de notre consommation donc pas de risque de dépendance plus forte
2°)
le permis d’exploration et concessions d’exploitation représentent moins de 100 installations et emploient moins de 2.000 personnes donc le spectre « d’usines » fantômes est un fantasme
3°) d’autant que la loi prévoit que les installations qui arriveront à la date limite de leur autorisation pourront être reconverties soit pour produire de l’énergie par géothermie, soit pour le stockage d’hydrocarbure, soit pour accueillir des fermes de production d’électricité d’origine renouvelable dont les perspectives de création d’emploi seraient de 66.000 emplois
Cela dit, on voit bien que cette loi a plus une valeur symbolique (sortir du pétrole à défaut de sortir du nucléaire) qu’un impact réel sur notre production d’énergie. Cela ne valait sûrement pas une promulgation aussi théâtrale, à l’Elysée sous le
s feux des caméras.
Mais quand on regarde dans le détail le parcours de ce projet de loi et comment il est appliqué, on peut avoir des doutes sur la capacité de ce gouvernement à imposer sa volonté à des industriels, qui ne sont pourtant pas tous des sociétés transnationales puissantes, parce que celles-ci s’appuient sur un Code des Mines qui lui, n’a pas été révisé. Lire la suite

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Mieux vaut en rire n°142/ il faut sauver l’imperturbabilité des parlementaires britanniques

« Dépêchons-nous d’en rire aujourd’hui, de peur d’avoir à en pleurer demain. » Beaumarchais « L ‘humour est la politesse du désespoir. » Oscar Wilde « On peut rire de tout, mais pas avec tout le monde. »Pierre Desproges « parce que le rire est le propre de l’homme. » Rabelais

Les parlementaires britanniques ont encaissé sans broncher le choc que cela a dû être pour certains d’entre eux de découvrir qu’une partie de la croissance de leur économie était en fait expliquée par les mœurs dépravées de leurs concitoyens qui, se noyant dans le stupre et la fornication ou se perdant dans les fumées délétères des paradis artificiels auraient presque fait oublier que les pires turpitudes de l’économie britanniques étaient perpétrées dans un petit périmètre qui s’octroie le nom pompeux de « THE City »[pour comprendre l’allusion, se reporter au billet intitulé MveR n°141] .

Les Lords habituellement si pondérés sont en train de perdre leur flegme légendaire et c’est un des effets les plus spectaculaires du Brexit https://www.ouest-france.frRoyaume Uni. Les Lords attaquent l’indécision du gouvernement sur le Brexit

Il est vrai qu’on a rarement vu un gouvernement britannique aussi dépassé par les évènements, mais ces vociférations, ces remises en cause frontale sont en général plus le fait des Commons, ces représentants élus du peuple, de ce peuple dont la décision de juin 2016 est la cause de tous leurs maux. Que nos Vénérables Lords perdent leur sang-froid comme n’importe quel député travailliste de Brighton en dit long sur le désarroi de ce pays.

Mais ceci n’est rien comparativement à la tuile majeure qui arrive à tous les parlementaires, Lords et députés réunis dans le même malheur : https://www.ouest-france.frÀ Londres, le palais de Westminster prend l’eau Sans vouloir faire des comparaisons désobligeantes, l’Assemblée Nationale, qui jouxte la Seine comme Westminster borde la Tamise vient de subir deux inondations majeures en moins de deux ans, sans que nos honorables députés ne soient obligés de chausser bottes ou cuissardes pour se rendre dans l’Hémicycle.

Il est temps de faire quelque chose sinon, ce sera plus l’imperturbabilité des Lords qu’il faudra sauver, mais l’imperméabilité de tous les parlementaires britanniques.

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Mieux vaut en rire n°141 / il faut renforcer la crédibilité du PIB

« Dépêchons-nous d’en rire aujourd’hui, de peur d’avoir à en pleurer demain. » Beaumarchais « L ‘humour est la politesse du désespoir. » Oscar Wilde « On peut rire de tout, mais pas avec tout le monde. »Pierre Desproges  « parce que le rire est le propre de l’homme. » Rabelais

Dans la presse quotidienne régionale, j’ai lu, avec un certain étonnement, ce titre, à moitié provocateur, à moitié dubitatif https://www.ouest-france.frUSA. La légalisation du cannabis ferait baisser les ventes d’alcool  Mais à la réflexion, cela peut s’expliquer, l’alcool, comme le cannabis, sont deux manières différentes de fuir la morosité ambiante et de voir le monde avec des lunettes déformantes. Passer de l’un à l’autre ne serait alors que changer d’addiction et donc d’usine à rêves. Il n’empêche que l’un et l’autre restent des drogues avec des effets extrêmement néfastes sur notre santé et je ne sais pas si ça vaut le coup d’échanger une détérioration des fonctions hépatiques contre un amoindrissement des capacités intellectuelles, sans compter les effets collatéraux . Reste un point à prendre en compte : l’alcool fait partie du patrimoine culturel et de la qualité des relations sociales de certaines régions françaises, le cannabis est une mode importée. Et puis reste aussi la dimension économique : la France est grosse productrice d’alcool de toutes sortes et grosse exportatrice également mais, malgré l’absence de statistiques fiables, on se doute que l’essentiel de la production est importée.

Nonobstant toute considération philosophique ou morale, voilà où j’en étais de mes réflexions quand je tombai sur cet article http://info.economie.lefigaro.frLe trafic de drogue va bientôt entrer dans le calcul du PIB français Quelle idée bizarre me dis-je d’incorporer des pratiques illégales dans la mesure de la création de richesse? Quelle ne fut pas ma surprise en lisant cet article que le gouvernement français ne faisait que répondre aux injonctions de la Commission Européenne. Mais après tout, à y bien réfléchir, ce ne serait pas la première activité illégale que les statisticiens de l’INSEE intégreraient dans le calcul du PIB : les activités off-shore des banques y figurent bien comme les ventes de produits pour bébé frelatés, comme les chantiers de BTP pleins de malfaçons volontaires, comme les médicaments mis sur le marché malgré des effets indésirables ou dangereux connus ou fortement supposés. Il sera intéressant de voir ce que ce changement de périmètre de calcul va induire sur l’évolution du PIB dans les prochains mois. Ce serait quand même cocasse que le gouvernement actuel doive des indicateurs élogieux de sa politique économique à des pratiques prohibées et souvent mafieuses.

Mais après tout, ce ne serait pas le premier gouvernement à le faire comme l’indique l’article ci-après Le secret de l’insolente croissance anglaise? Du sexe et de la drogue Cela fait donc trois ans qu’avec la bénédiction de Bruxelles, le gouvernement Cameron puis le Gouvernement May nous narguent avec des taux de croissance flatteurs. J’espère que cela n’aura pas d’influence négative sur la facture du Brexit. En tout état de cause, cette vision très extensive qu’a la Commission du PIB montre bien que cet indicateur a de moins en moins de signification .

Une telle initiative n’est pas de nature à renforcer la crédibilité du PIB, bien écornée par ailleurs.

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mieux vaut en rire n° 140 /Il faut renforcer la crédibilité des journalistes

« Dépêchons-nous d’en rire aujourd’hui, de peur d’avoir à en pleurer demain. » Beaumarchais
« L ‘humour est la politesse du désespoir. » Oscar Wilde
« On peut rire de tout, mais pas avec tout le monde. »Pierre Desproges
« parce que le rire est le propre de l’homme. » Rabelais

« Le bas du haut est toujours plus haut que le haut du bas » sagesse populaire
Parfois, les raccourcis de la pensée amènent à des contresens, à moins évidemment que ce ne soit un lapsus scriptae volontaire. Ainsi quand vous lisez ce titre, qu’en concluez-vous ? https://www.ouest-france.fr/Le taux de chômage reste au plus bas dans la zone euro Le plus bas actuellement, nonobstant les façons contestables dont on comptabilise les chômeurs, ça doit être, à vue de nez, les Etats-Unis,(4,3%) ou plus proches de nous la Norvège (4,0%) , la Suisse (3,1%) ou l’Islande (2,8%), donc si la zone euro est au plus bas on est dans ces eaux-là. Youpie!! a-t-on envie de dire.
Hélas, la réalité est celle-là
: http://www.letelegramme.frZone euro. Le taux de chômage stable à 8,7% en décembre
ah, oui!quand même! Plus de deux fois plus, l’écart est grand. Alors qui a raison? Le Télégramme de Brest, ai-je le regret de le dire. Le rédacteur d’Ouest France, par un raccourci entre son cerveau et sa plume a voulu écrire qu’on restait « au plus bas » du plus haut depuis la crise de 2008. Les chômeurs auront amèrement rectifié d’eux-mêmes. Mais après tout, vous n’aviez qu’à lire l’article en entier plutôt que de vous contenter par paresse ou par manque de temps de survoler le titre. ET c’est ainsi qu’on fait l’actualité

« Les sondages sont une forme d’accomplissement de désir, tout comme les rêves. » Jean Baudrillard
Le 1°février on pouvait lire sur le Huffington Post en ligne ceci : http://www.huffingtonpost.frPas d’effet Notre-Dame-des-Landes sur la popularité de Macron en février – SONDAGE EXCLUSIF
Pas de chance, je lis régulièrement les titres en ligne du Huffington Post et comme ma mémoire n’est pas trop défaillante, je me souvenais que le 31 janvier, c’est à dire la veille, on pouvait lire ceci : http://www.huffingtonpost.fr/La popularité de Macron et Philippe à nouveau en forte baisse et l’article commençait par cette phrase ; « L’abandon du projet de Notre-Dame-des-Landes n’y serait pas pour rien. »

Vérité le mercredi, erreur le jeudi ? Et réciproquement? Difficile à comprendre d’autant que le sondage publié le 1°février avait été réalisé avant celui publié le 31 janvier
pour l’un : « Sondage réalisé en ligne du 24 au 25 janvier sur un échantillon représentatif de 1008 Français de 18 ans et plus (méthode des quotas). En partenariat avec: Rejoignez le panel YouGov! »
pour l’autre : Enquête réalisée en ligne du 29 au 30 janvier auprès de 1101 personnes de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas. Marge d’erreur de 1,4 à 3,1 points.

Il est vraisemblable que dans les deux cas, les chiffres sont justes. Par contre en ce qui concerne les commentaires….., Dans un cas comme dans l’autre, je préfère n’en faire aucun.

Il est grand temps que des journalistes se remettent en cause, sinon cela risque de nuire à l’image de toute la profession, déjà bien écornée par ailleurs

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Mieux vaut en rire n° 139 /Il faut renforcer la crédibilité de l’Union Européenne

« Dépêchons-nous d’en rire aujourd’hui, de peur d’avoir à en pleurer demain. » Beaumarchais
« L ‘humour est la politesse du désespoir. » Oscar Wilde
« On peut rire de tout, mais pas avec tout le monde. »Pierre Desproges
« parce que le rire est le propre de l’homme. » Rabelais

La rumeur bruxelloise murmurait
La liste noire des paradis fiscaux pourrait se réduire comme peau de chagrin
Finalement le conseil des ministres des Finances, donc les Etats ont décidé
http://www.lemonde.fr/Paradis fiscaux : huit pays dont le Panama retirés de la liste noire de l’UE
Et pourtant, deux des Etats les plus importants avaient pris une initiative pour mettre de l’ordre dans tout cela Initiative franco-allemande sur la fiscalité «inacceptable» des géants du Net  au risque de créer une Europe à plusieurs vitesses si l’Allemagne et la France persistaient dans leur idée, mettant à mal au passage deux autres pays fondateurs de l’Union, les Pays-Bas et le Luxembourg, paradis fiscaux de notoriété publique
Du coup, on comprend mieux la prise de position du Président de la Commission, à la fois garant de la cohésion de l’Union Européenne et grand responsable de l’état de fait luxembourgeois
Pourquoi Juncker ne veut pas de Parlement pour la zone euro
C’est pourquoi quand par la voix de son commissaire aux affaires financières, la commission dit
https://www.euractiv.fr« Il faut renforcer la crédibilité de la liste noire des paradis fiscaux », on ne comprend plus rien à la position des Institutions Européennes, et encore je n’ai pas mentionné les positions successives du Parlement Européen ni les avis alarmistes de la Cour des Comptes.

En tout état de cause, il est grand temps que toutes les instances de la gouvernance de l’UE se mettent autour d’une table pour définir les critères de définition des paradis fiscaux, quitte à donner un coup de pied dans la fourmilière des places financières européennes « accueillantes ». Il en va de la crédibilité de l’Union déjà bien écornée par ailleurs

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brèves de compteur n° 118 : énergies renouvelables, le compte y est enfin !

Dans la précédente BdC, je me faisais l’écho d’une étude britannique indiquant, qu’au Royaume-Uni du moins, les coûts de production de l’énergie électrique baissaient. Cette fois-ci, c’est l’instance internationale en charge du suivi des énergies renouvelables qui le dit : les énergies fossiles sont en train de perdre la bataille des coûts de production : https://www.ouest-france.frÉnergie : des renouvelables compétitives Cette évolution était prévisible. D’un côté, il y avait des ressources fossiles dont les coûts d’extraction augmentent mécaniquement au fur et à mesure qu’il faut aller plus loin, ou plus profondément pour chercher des réserves de qualité en baisse, ou une technologie, le nucléaire, dont on s’est rendu compte, et il faut remercier la Cour des Comptes pour le rapport courageux qu’elle a publié il y a deux ans, qu’il coûtait très très cher dès lors qu’on prenait en compte l’ensemble du cycle de vie d’un réacteur. De l’autre côté, nous avions des technologies balbutiantes, souvent encore en phase de développement et qui, grâce aux coups de pouce des pouvoirs publics un peu partout, ont fini par monter en puissance et leur passage au stade industriel, lié aux gains de productivité dus aux gros investissements en Recherche et développement a fait chuter vertigineusement le coût du Kwh produit. Il était donc fatal qu’un jour ou l’autre les deux courbes se croisent.

Eh bien c’est fait !

Et ceci explique d’ailleurs cet engouement récent des grands groupes énergétiques mondiaux pour ces nouvelles technologies. Ceux qui pensaient que les grands patrons de ces entreprises, jusqu’ici très polluantes, s’étaient convertis à l’écologie en seront pour leur frais. Après avoir longuement observés, ils se précipitent maintenant pour récupérer le bénéfice des efforts des pionniers avec des calculs purement industriels. Ils vendent de l’énergie et si une source d’énergie devient moins chère qu’une autre, ce serait une faute de gestion majeure de ne pas en profiter.

Pourquoi bouder alors notre plaisir de voir que les intérêts des uns vont dans le même sens que les intérêts de la planète ? Plusieurs raisons à cela. La première est que ces groupes viennent sur ces nouveaux créneaux avec la même mentalité prédatrice et ce goût immodéré pour le gigantisme. L’exemple de la centrale photovoltaïque de Gardanne en France et les projets pharaoniques au Maroc ou en Tunisie sont là pour en attester : le « toujours plus » reste leur religion . La seconde est que cela risque de sonner le glas des rêves d’une énergie bien commun, gérée localement selon les principes théorisés par le prix Nobel d’économie Eleanor Olström. En termes d’organisation différente de la société, ce serait une occasion ratée de plus.

Les coûts de la production d’électricité baisse. Comment alors expliquer qu’à six mois d’intervalle, les tarifs français augmentent ? https://www.challenges.frPourquoi l’électricité risque d’augmenter en France La cause évoquée ici est peut-être juste mais la Commission de Régulation de l’Energie prend vraisemblablement en compte aussi la structure particulière du mix énergétique national . Dieux ! Que le nucléaire nous aura coûté cher ! Remarquez cependant que cette décision, en termes de gestion durable de l’énergie, a un bon côté ; le « signal prix » ainsi envoyé peut inciter les uns et les autres à réduire un peu leur gaspillage électrique. Cet effet serait bénéfique en fin de compte pour le bilan de notre transition énergétique.

C’est pourquoi, on peut ne pas être d’accord avec Novethic http://www.novethic.frLa hausse des cours du pétrole, un coup de massue dans la lutte contre la production fossile Evidemment, cela va bien arranger les affaires des extracteurs d’hydrocarbures, mais si leurs clients font des raisonnements économiques sains, cela peut inciter pas exemple les producteurs d’automobiles à accélérer leur passage à la voiture électrique, le coût du passage à la pompe devenant d’autant plus prohibitif que les pouvoirs publics ne sont plus enclins à mettre en place des mécanismes compensatoires via la fiscalité sur les carburants.
Quant à des entreprises comme Total qui vient de se positionner aussi comme producteur d’électricité, les arbitrages internes les amèneront, on peut le penser, à privilégier les évolutions à long terme plutôt que l’effet d’aubaine lié à une bulle spéculative.
Restent les producteurs d’électricité qui ont encore parié sur les hydrocarbures (pétrole mais aussi gaz « naturel ») : ils ont du souci à se faire. C’est pourquoi, ce serait peut-être un service à leur rendre de les aider à sortir dignement de projets morts-nés d’avoir été conçus trop vieux. Pour cette raison aussi, vous pourriez signer cette pétition : http://www.nonalacentrale-landivisiau.fr/petition-a-lattention-de-m-macron/

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Petits raccourcis d’actualité

De temps en temps, il m’arrive en fin de semaine de réagir brièvement sur des informations qui ne nécessitent peut-être pas le long développement d’un billet entier mais qui dans son occurrence est porteuse d’une évolution riche. Bref quelque chose qui s’apparente à un « bas bruit »

les contradictions l’économie numérique
Tout le monde a bien compris que l’économie numérique, dans sa version actuelle n’a rien à vendre et que finalement ce qu’elle vend , c’est vous, vos coordonnées, vos goûts, vos tendances, toutes sortes d’information dont les publicitaires sont friands. C’est pourquoi la décision d’un fabricant d’ordinateur ET gestionnaire d’un navigateur de limiter les cookies est significative https://www.lesechos.frCriteo : un pépin nommé Apple
Après l’arrivée de Qwant qui dit garantir une intraçabilité et Google qui dit commencer à mettre de l’ordre dans ses pratiques, on sent bien que le numérique est à un carrefour et que les modèles sont en train d’évoluer vers des services de plus en plus sophistiqués pour lesquels nous, pauvres internautes, seraient plus facilement enclins à payer

Patrons riches entreprises pauvres
Il suffit de rapprocher ces deux informations
http://www.lemonde.frEt le réalisateur français le mieux payé en 2017 est… Luc Besson
Europacorp, le groupe de Luc Besson, va supprimer 22 postes sur 79 en France
pour comprendre que le cinéma est devenu une industrie à maturité, au même titre que l’automobile, et qu’à un certain niveau les saltimbanques n’y ont plus leur place. Cela dit, il paraît que Marcel Pagnol était déjà un redoutable homme d’affaires.

Maître du temps ?
L’été dernier, le grand méchant loup s’appelait GAFA, devenu GAFAM depuis que les lanceurs de mode médiatique se sont rendu compte qu’il n’y avait pas que Apple comme fournisseur de système d’exploitation et de logiciels. On nous les présentait comme les vrais maîtres du monde. Depuis, la contre-offensive des Etats est en cours (voir un prochain billet sur cette question). Il n’empêche que jusqu’à présent, la création d’unité de mesure était soit le fait de la tradition (le boisseau, le setier, l’once, le pouce, le coude ou le lustre), soit la conséquence de la volontaire normative d’un Etat (le système métrique imposé par la Révolution Française et maintenant répandu dans le monde entier), mais depuis l’émergence de l’informatique dans notre vie d’autres unités de mesure sont apparues dont la dernière http://www.lefigaro.frPourquoi Facebook invente-t-il sa propre unité de temps, le flick ? Facebook va donc imposer sa propre façon de mesurer le temps. En Anglais, ce nom a sûrement une résonance positive, mais en Français, ça sonne bizarrement, un peu comme si Bog Brother nous guettait avec sa grande horloge, un « flicomètre », en quelque sorte.

Ruelle des entrepreneurs
«  les micro-entreprises ont aussi commencé petit », pour paraphraser le titre d’un film des années 70 «  les nains ont aussi commencé petits » tel pourrait être le titre de cette brève qui met en évidence l’apparente contradiction entre les titres de ces deux articles
http://www.lemonde.fr/Avec les micro-entreprises, une France de petits patrons  : Les créations d’entreprises ont bondi de 6,7 %
http://www.optionfinance.frFrance : premier repli pour les créations d’entreprises depuis septembre
Ce ne serait que péripétie médiatique, si il n’y avait deux leçons à en tirer, la première est que les micro-entreprises reste encore la base de notre vie économique et ce n’est pas parce qu’on n’en parle jamais qu’elles ne jouent pas un rôle essentiel dans le renouvellement de notre tissu économique ; la seconde est que la baisse de la création de micro-entreprises en fin d’année et plutôt un signe de bonne santé de l’économie, dans la mesure où statistiquement, il apparaît qu’il existe une forte corrélation entre le taux de chômage et le niveau de création de ces micro-activités.

http://www.lemonde.fr/Avec les micro-entreprises, une France de petits patrons  : Les créations d’entreprises ont bondi de 6,7 %

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