COP 26, des raisons d’espérer ou de désespérer ?

Maintenant que les lampions de la fête sont éteints, que les projecteurs ne sont plus braqués sur les interminables palabres qui se tenaient dans les brumes écossaises de Glasgow, alors que déjà les gazettes sont pleines d’une autre actualité alarmiste -la pandémie est de retour!-, il est peut-être temps de tirer un premier bilan de cette 26ème réunion des parties prenantes à l’accord des Nations unies sur le Climat.

Pour tout vous dire, comme je n’y ai pas participé, je me fie aux journalistes et aux témoignages des acteurs non-gouvernementaux pour m’en faire une idée.

Ma première impression est qu’il y a beaucoup de raisons de désespérer. Sur ce point, les médias sont unanimes ou presque
COP26 : limitation timide des énergies fossiles, pas d’aides nouvelles aux pays vulnérables… Ce qu’il faut retenir de la conférence sur la crise climatique
https://www.letelegramme.fr/La Cop26 adopte un « pacte » déjà critiqué pour accélérer la lutte contre le réchauffement
https://www.ouest-france.fr/À la Cop26, des avancées en demi-teinte pour lutter contre le réchauffement climatique

En fait quand on lit plus en détail le contenu des accords généraux ou particuliers scellés à cette occasion, on peut dire que le verre est plus qu’à moitié vide. Là où on aurait dû attendre plus de solidarité, on ne trouve que de l’égoïsme. Là où il aurait fallu de l’audace, on ne va qu’avec prudence. Là où il aurait fallu des ruptures radicales, on ne propose que des évolutions très progressives. En quelque sorte, cela laisse l’impression de se trouver face à un tsunami et chacun imagine faire son devoir en apportant son petit sac de sable. C’est désespérant. Et dire que c’était « la COP de la dernière chance ».

Du coup on appréciera sûrement l’âcre saveur de ce titre https://www.energiesdelamer.eu/la COP26 terminée, la COP27 devra être décisive ! à l’ironie grinçante ;

Quant à l’attitude du monde politique, passons rapidement sur les belles phrases la main sur le cœur comme savent si bien le faire ces gens dont la nature première est d’enjôler leurs auditeurs, pour ne retenir que cette déclaration du Pitre britannique https://www.letelegramme.fr/Climat : Boris Johnson appelle les pays riches à sortir le « cash » pour sauver la Cop26. En une phrase, il a résumé, sans le vouloir, l’hypocrisie et le cynisme de ses semblables.

Mais heureusement, il n’y a pas qu’eux. Il y a les autres. Je vous en parlais déjà hier, les ONG et les entreprises. Et de ce côté, il y a des raisons d’espérer. Tout au long de l’année, je pourrais faire état de ce qui se passe dans le monde des ONG internationales ou du tissu associatif local. Mais je souhaiterai m’arrêter un instant sur cette initiative https://www.novethic.fr/COP26 : les collectifs de salariés et dirigeants engagés s’allient pour transformer les entreprises. Je connaissais déjà les collectifs DD dans les entreprises. J’avais déjà eu l’occasion de parler de l’investissement de plus en plus fort des syndicats sur ces questions de responsabilités environnementales. Il n’est pas nécessaire que je rappelle ce que j’ai déjà écrit sur les efforts, parfois maladroits, parfois de façade, des entreprises en matière de RSE. Mais à ma connaissance, c’est la première fois que cette convergence employeurs-employés se manifeste de façon aussi explicite et c’est tant mieux. A voir maintenant si cela se traduira en acte dans ces entreprises. A suivre donc.

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