L’Etat de droit et l’état des médias

Tout d’abord, je me livre à un petit rappel en vous remettant le lien avec l’article qui sert de catalyseur à cette embryon de réflexion démocratiquehttps://www.euractiv.fr/Bruxelles livre une radiographie contrastée de l’État de droit en Europe
L’article ne parle que de pluralisme de la presse. Certes, c’est fondamental mais d’autres facteurs entrent en ligne de compte dès qu’on parle de la liberté de la presse. Notamment qui est propriétaire des titres de presse et quels intérêts peut-il défendre par ailleurs ? Comment sont protégés les sources d’information de la presse sans lesquelles, souvent, aucune investigation ne pourrait aller à son terme, et on retrouve là la question du statut des donneurs d’alerte ? Dans quelles conditions et dans quelles limites, les journalistes peuvent exercer leur métier (je trouve le terme de « mission » trop pompeux) d’information ?

En ce qui concerne le premier point, heureusement que nous avons une presse puraliste en France, car dès qu’il y a un mouvement dans le capital d’un média, les autres médias, qui sont aux mains d’autres puissances financières se font un délice de le signaler. A ce petit jeu de « je te tiens, tu me tiens par la barbichette », un lecteur ou un auditeur averti peut toujours savoir quels intérêts économiques et financiers contrôlent tel média, mais c’est vrai qu’il faut pouvoir suivre tellement ça va vite et cela devient quasiment un métier d’être informé sur qui détient les leviers de l’information.

La question du statut des lanceurs d’alerte n’est pas de celles qu’on traite ainsi, au coin d’un billet d’humeur, et je renvoie à plus tard son examen. Restent les restrictions à la liberté d’informer

Et là, je dois dire qu’avec sa loi « sécurité globale » le ministre de l’Intérieur avait, en première intention, fait très fort. Et même si depuis, les parlementaire ont mis de l’eau dans son vin https://www.ouest-france.fr/L’Assemblée vote la mesure controversée sur la diffusion d’images de policiers il n’en demeure pas moins que la fronde de la presse a été sévère https://www.lemonde.fr/« Nous n’accréditerons pas nos journalistes pour couvrir les manifestations »et que cela laissera indubitablement des traces quant à la sincérité démocratique de ce gouvernement. C’était arrivé à un tel point qu’un think tank europhile et plutôt modéré n’avait pas hésité à titrer ainsi https://www.sauvonsleurope.eu/Liberté de la presse : Et si la France était privée de fonds européens ?

Tiens, c’est à peu près la conclusion à laquelle j’arrivais dans mon précédent article. Cela commence à faire beaucoup dans la barque de l’Etat de droit en France.

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