La SAGA des GAFA Ils osent tout, cas 4, Apple

libération face à l’omniprésence du géant du moment IBM. Avec ses petits ordinateurs qu’on pouvait poser sur une table, on assistait à une vraie mutation de l’informatique et son rapide succès, c’était aussi la victoire du Petit Poucet contre le méchant ogre et c’est ce qui rendit la marque si sympathique à certains.

Depuis les choses ont bien changé et Apple est devenu ce même monstre technologique et industriel contre lequel il s’était créé. Cruel revirement de l’histoire. Évidemment, son image en a pâti et son nouveau patron, plus patron qu’inventeur d’ailleurs, a ressenti le besoin de redorer un peu l’image d’où cette initiative https://www.lefigaro.fr/Apple va consacrer 100 millions de dollars à la lutte contre les inégalités raciales
C’est dans l’air du temps, à l’époque du « black lives matter » mais franchement quand on est capable d’engranger plus de 11 milliards en un seul trimestre, ne consacrer QUE 100 millions à cette lutte cela fait un peu pingre.

Mais l’essentiel n’est pas là, il est dans le geste et tout le monde ne se souviendra que de cela, le geste.

Et si toute cette gesticulation n’était faite finalement que pour faire oublier ceci https://www.01net.com/Comment Apple veut modifier la loi américaine contre le travail forcé des Ouïghours
Certes, Apple n’est pas la seule firme mondialisée à avoir du mal à concilier éthique des affaires et affaires tout court. Certes, cette loi est AUTANT une arme géopolitique dans la guerre froide actuelle entre les Etats-Unis et la République Populaire de Chine qu’une tentative de moralisation des mœurs des entreprises. Il n’empêche que les consommateurs des produits de ces firmes et en l’occurrence les bijoux technologiques d’Apple, devraient se poser la question de la façon dont ces produits sont fabriqués et comment cette fabrication, outre qu’elle permet à des actionnaires de percevoir plus de 10 milliards de dollars chaque trimestre, contribue à ce qu’on ne peut appeler qu’un génocide pratiqué par un Etat contre une partie de son peuple pour la seule raison que cette partie du peuple ne veut pas se couler dans le monde uniformisé et aseptisé qu’un parti unique veut leur imposer.

Etre partenaire, c’est déjà être un peu complice et être complice, c’est déjà être un peu coupable, non ?

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