Un climat incertain

Cela fait deux décennies que le GIEC dit que le climat va se dérégler et que les causes de ces dérèglements sont dus largement à l’activité humaine. Au fur et à mesure que ses travaux s’affinaient, se précisaient les différents scénarios possibles, du moins pessimiste au plus catastrophique. Or que voyons-nous se passer ? Certes nous ne descendons pas dans la pire catastrophe mais le chemin que prend notre planète n’est pas celui de la vertu et nous sommes en train de flirter avec une situation irréversible
Tous les indicateurs du réchauffement climatique sont au rouge .
Si j’en crois les conclusions de cet article, le plus inquiétant n’est-il pas que non seulement le climat se dérègle mais encore que cela remet en cause les programmes de prévision météorologique ? C’est très ennuyeux, puisque jusqu’ici, la précision des prévisions du GIEC, paradoxalement, nous rassuraient quand même un peu puisque les excès climatiques  se passaient comme ils avaient été annoncés. Connaître son malheur à l’avance est une façon de l’atténuer, l’ignorer par contre renforce l’angoisse de son occurrence. Seul moyen de se rassurer serait donc de tout faire pour revenir dans une zone de plus fortes certitudes, là où les modèles météorologiques fonctionnent encore correctement.

Mais c’est dans ce contexte qu’intervient une nouvelle source d’incertitude
Climat : l’incertitude américaine pèse sur les négociations
En effet, tout ce que je viens d’écrire est tout simplement nié par les gens qui entourent le Président des États-Unis d’Amérique , dont l’attitude récente sur des sujets très sensibles a été pour le moins inquiétante, surtout par son imprévisibilité. Connaissant le poids de l’activité économique en Amérique du Nord dans les émissions de gaz à effet de serre, la position de la délégation américaine dans les négociations sur le changement climatique est cruciale, comme celle de la Chine ou de l’Europe. L’humeur fantasque du locataire de la Maison-Blanche est donc un facteur supplémentaire incertitude. Ce qui se passe actuellement autour de la solidité de son mandat revêt donc une certaine importance qui dépasse largement les remous du marigot washingtonien.

Publicités
Cet article, publié dans développement durable, mondialisation quand tu nous tiens, est tagué , , . Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s