Mieux vaut en rire-rubrique inépuisable- n° 102

« dépêchons-nous d’en rire aujourd’hui de peur d’avoir à en pleure demain. » Beaumarchais

« L’humour est la politesse du désespoir. » Oscar Wilde

« On peut rire de tout mais pas avec tout le monde. » Pierre Desproges

Perfide Albion !

Les Britanniques ont un amour immodéré des animaux. Ce sont eux qui ont inventé le concept de « bien-être animal ». C’est aussi dans ce pays que des extrémistes sont capables de commettre des crimes pour dénoncer les tortures que subissent les animaux de laboratoires. Il y a donc là une forte tradition de lutte contre la douleur infligée aux animaux

C’est pourquoi il semble presque naturel qu’un Anglais ait songé à alléger les souffrances des crustacés promis par ailleurs à un sort funeste

http://www.letelegramme.fr/recettes/crustaces-la-cuisson-sans-douleur-d-un-avocat-anglais-11-07-2014-10254760.php

Crustacés. La "cuisson sans douleur" d’un avocat anglais

Après tout, pourquoi pas ? Le « bon docteur » Guillotin n’avait-il pas inventé son engin infernal dans le but d’alléger les souffrances de ceux qui allaient être décapité. On peut donc saluer cette grande avancée de l’humanité à deux restrictions près.

La première a trait à la gastronomie : la méthode serait acceptable si elle n’altère pas le plaisir final de manger la bête.

La seconde a trait également à la gastronomie et pour le coup cela disqualifie notre avocat anglais. En effet, comment ne pas soupçonner de cruauté envers les animaux un peuple qui pousse la perversion à imposer une fin de vie ignominieuse à une pièce de veau, noyée dans une sauce à la menthe ou pire encore un poulet bouilli avant que d’être roti.

A tout prendre, je préfère encore ma méthode : soûler le homard avec une bonne rasade de cognac, ou d’armagnac avant de le copier en deux. Il meurt au moins euphorique. J’espère du moins. En tout cas, c’est meilleur au goût.

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Mieux vaut en rire-rubrique inépuisable- n° 101

« dépêchons-nous d’en rire aujourd’hui de peur d’avoir à en pleure demain. » Beaumarchais

« L’humour est la politesse du désespoir. » Oscar Wilde

« On peut rire de tout mais pas avec tout le monde. » Pierre Desproges

Les banquiers français sont des gens irréprochables

Depuis quasiment la fin de la guerre mondiale, les banquiers français ont souvent tenu les premières places dans les institutions bancaires internationales.Le Fonds Monétaire International est semble-t-il une chasse gardée des crânes d’œuf français, pour le meilleur et pour le pire (je vous laisse mettre en face de chaque cas, les noms qui conviennent). La direction de la Banque Centrale Européenne aurait dû revenir dès la création à un Français mais il fallut attendre quelques années pour cela.

Depuis le départ de son directeur et le remplacement un peu houleux d’un directeur du FMI, l’étoile des banquiers français avait un peu pâli dans le firmament financier mondial.

Mais Alléluia ! (c’est le cas de le dire) le pape Francois I° vient de rétablir les choses

http://www.ouest-france.fr/vatican-la-banque-du-pape-dirige-par-un-francais-2687469

Vatican. La "banque du pape" dirigée par un Français

L’heureux élu aura la redoutable mission de restaurer l’image de marque de l’IOR, d’assainir ses comptes et ses pratiques et notamment d’éliminer toute suspicion de blanchiment d’argent sale.

Ah ! Pour le coup, il tombe bien car il semble que le blanchiment soit justement une spécialité des banques françaises, si du moins on en croit la justice états-unienne, mais ceci est une autre histoire !

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Le « crowdfunding » est-il un mode de « financement participatif » ?

Si on traduit mot à mot crowdfunding, cela donne « financement par la foule ». En Français plus châtié on dira plutôt « financement par le public ». Mais alors en quoi est-ce différent de l’appel public à l’épargne ? On peut en effet se le demander, si ce n’est que l’appel public à l’épargne est une procédure très réglementée qui suppose la production d’un nombre impressionnant de notices de documents justificatifs et de garanties pour protéger justement les épargnants des miroirs aux alouettes que les chevaliers d’industrie agitent devant les yeux parfois éblouis des épargnants, petits ou plus gros. Or, pour l’instant l’activité des sites de crowdfunding , états-uniens en général, ne sont pas soumis au même type de contrôle prudentiel. Et cela peut donner ceci :

http://lexpansion.lexpress.fr/high-tech/la-salade-de-patates-a-35-000-dollars-vous-etonne-vous-n-avez-encore-rien-vu_1557765.

La salade de patates à 35 000 dollars vous étonne? Vous n’avez encore rien vu

Si vous avez lu cet article jusqu’au bout, vous aurez constaté que la dérive n’a pas été longue à se mettre en place et le joyeux plaisantin qui a vendu pour 35.000 dollars l’idée d’une salade de pomme de terre dont la recette n’existe pas n’est pas le seul dans ce cas et tous n’ont pas forcément sa démarche subversive et démystificatrice. . Il n’y a pas grand-chose de participatif dans cette démarche, si ce n’est l’espoir de participer à de futurs bénéfices, comme n’importe quel actionnaire

Mais alors pourquoi cet engouement dans le monde de l’économie solidaire , des mouvements alternatifs et les groupes en transition pour ce système  et pourquoi cette traduction par « financement participatif » qui ressemble encore moins à « crowdfunding » que « développement durable » n’est la traduction fidèle de « sustainable development » ? Il est vraisemblable que cela tient aux origines de la démarche où, effectivement, les mouvements alternatifs etats-uniens n’ont souvent trouvé que cette solution pour financer des projets à but non lucratif que le système bancaire traditionnel refusait.

Cela tient aussi au fait que la tradition a perduré sur certains sites du contre-don qui est une forme de rémunération non directement monétaire qui donne l’impression de réellement participer au projet.

Il y a aussi le fait que les sites francophones tiennent pour l’instant mieux le cap éthique initial. C’est évidemment le cas d’Ulule où les projets de la sphère de l’économie solidaire et/ou responsable sont légions
http://fr.ulule.com/

Cela dit, il sera intéressant de voir ce qui va se passer quand le projet ci-dessous va arriver à son échéance

http://fr.ulule.com/les-tisanes-d-anais/

Anaïs, qui a bénéficié d’une excellente couverture médiatique, par ailleurs méritée, mais là n’est pas la question, à 4 jours de l’échéance a déjà couvert 4.5 fois son besoin de financement. Comment Ulule et elle vont-ils gérer un tel succès ? La réponse apportée a cette question nous en dira surement plus sur la signification du mot « participatif »

On peut dire la même chose de KissKissBankBank

http://www.kisskissbankbank.com/

qui peut fort bien se trouver dans une situation analogue avec ce projet

http://www.kisskissbankbank.com/les-amoureux-au-ban-public-ont-le-coeur-serre?ref=selection

Avoir atteint son objectif à 36 jours de l’échéance donne des perspectives également intéressantes. Même question et donc même attente que pour Ulule et le projet d’Anaïs

Et puis, il y a les petits sites un peu spécialisés. J’ai un petit faible pour celui-ci

https://basejaune.com/a-propos

Là, aucun doute, c’est pas pour la thune qu’il collecte de la thune. Vu les projets soutenus, on se demande même s’il ne serait pas normal que les apports de fonds ainsi collectés soient déductibles des impôts tant ils semblent répondre à l’intérêt général et ainsi pallier les défaillances des finances publiques exsangues.

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Mieux vaut en rire-rubrique inépuisable- n° 100

« dépêchons-nous d’en rire aujourd’hui de peur d’avoir à en pleure demain. » Beaumarchais

« L’humour est la politesse du désespoir. » Oscar Wilde

« On peut rire de tout mais pas avec tout le monde. » Pierre Desproges

Quand le sage montre la lune avec le doigt….

Les comptes de l’UMP semblent avoir été mis en coupe réglée par une équipe de pilleurs de haute volée, sous réserve bien entendu de ce que pourra dire l’enquête de police sur la responsabilité des uns et des autres.

A propos d’enquête, on apprend que les fins limiers de l’UMP se sont mis aussi en chasse. Comme le chef des limiers a été formé à la rude école des cabinets d’audit international, nul doute que très rapidement les circuits financiers vont être décortiqués et les « présumés innocents » identifiés comme responsables de cette gabegie de fonds publics.

Et bien non ! Vous n’y êtes pas. Les enquêteurs internes de l’UMP ne vont pas traquer la fraude financière ou l’abus de biens sociaux. Non, ils vont essayer de dénicher…les mouchards

http://www.ouest-france.fr/ump-il-faut-savoir-dou-viennent-les-fuites-dans-la-presse-2692758

UMP. « Il faut savoir d’où viennent » les fuites dans la presse

Il est évident que face un de tels trous financiers, l’urgence est évidemment de retrouver celui qui a découvert le pot-aux-roses et qui l’a révélé. DE deux choses l’une :soit l’adage chinois cité en titre de ce billet s’applique aux dirigeants de l’UMP et ce n’est pas glorieux, soit cela en dit long sur l’ordre des priorités de ces mêmes dirigeants et ce n’est guère plus glorieux.

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Brèves de compteur n° 93 : drôle de feuilleton de l’été dans le photovoltaïque

Tout a commencé le 18 juin ….2014 mais cela ne justifiait pas un appel tellement c’était anodin. Il s’agissait d’un arrêté  paru au J.O. de ce jour-là autorisant un certaine société centrale solaire Constantin 1 à exploiter une installation de production d’électricitéàCestas en Gironde pour une puissance installée de 11,999MWc. Cet arrêté était d’ailleurs tellement anodin qu’il m’aurait échapper si le 21 juin ; le J.O. n’avait publié une rafale de 5 arrêtés autorisant les sociétés centrale solaire Constantin 2,3,4,5 et 6 à exploiter une installation de production d’électricité dans le même lieu et pour la même puissance. Tiens me dis-je voilà un projet de grosse ferme photovoltaïque et les petits malins ont saucissonné leur dossier pour détourner je ne sais quelle réglementation soit d’urbanisme soit tarifaire, mais ils ne sont ni les seuls, ni les premiers. Mais quelle hypocrisie ce 11,999MWc juste pour rester en-deça de la limite de 12 MW

Puis vint le J.O. du 24 juin pour les sociétés 7, et 8

Le J.O. du 27 juin pour les sociétés 9,10,11,12, 13 et 14

Le J.O. du 2 juillet pour les sociétés 15 et 16

Le  J.O. du 4 juillet pour les sociétés 21 et 22

Le J.O. du 5 juillet pour les sociétés 17 à 20 (allez savoir pourquoi le J.O. a interverti les publications)

Et enfin le 8 juillet pour les sociétés 23 à 25

Et toujours le même lieu et la même puissance. Le plus étrange est que ces 25 arrêtés sont tous daté de la même date le 14 mai 2014. Donc l’administration n’a pas pu ne pas se rendre compte qu’elle autorisait avec 25 faux nez différents une installation de 25 fois 11,999 MWc soit 300 MWc

 

Du coup, je me suis rappelé un autre projet gigantesque qui avait défrayé la chronique au moment de son apparition.  Il faut dire que dans l’opération l’Etat arrivait à rentabiliser de façon assez spectaculaire une friche militaire qui n’aurait pas eu d’autres usages

http://lenergeek.com/2012/11/08/presentation-de-la-centrale-photovoltaique-de-toul-rosieres/

Présentation de la centrale photovoltaïque de Toul-Rosières

Il n’empêche cette première usine photovoltaïque française couvre quand même 367 hectares pour une puissance installée de 135 MWc, seulement j’allais dire. A l’époque, c’était la plus grosse installation photovoltaïque et "à l’époque", c’était, il y a deux ans à peine. En deux ans on a donc doubler la taille de ces monstres industriels. A terme, je ne sais pas quelle surface cela va représenter mais cela dépassera sûrement les 500 hectares voire les 600 hectares. Imaginez un carré de 2,5 kilomètres de côté couvert de panneaux photovoltaïque. L’horreur absolu ! De quoi vous dégouter des énergies renouvelables. A ce stade, on est loin d’une démarche écologique car outre l’énorme artificialisation de terre que cela représente (et autant d’hectares de forêt défrichée), on imagine assez bien la pression qu’une telle installation va faire peser sur les écosystèmes et l’importance des infrastructures qu’il va falloir mettre en place pour évacuer et distribuer cette production d’énergie, dont la consommation sera avant tout bordelaise

Mais le pire reste à venir !

En effet pour se faire une idée de la façon dont les choses évoluent, rien ne vaut, parfois, un petit passage par wikipedia. Et voici ce qu’on trouve quand on tape sur son moteur de recherche « centrale solaire photovoltaïque"

http://fr.wikipedia.org/wiki/Centrale_solaire_photovolta%C3%AFque

le pire reste à venir

500 MWc installé sur 2.500 hectares, on est loin du rêve de la ferme photovoltaïque de moins de 5 MWc alimentant la communauté de communes.

Ceci prouve une fois de plus que toute technologie porte en elle le meilleur comme le pire d’une part et d’autre part quelque soit cette technologie, le productivisme n’a de cesse que d’avoir porté celle-ci jusqu’à ses limites, au-delà de toute autre considération

Post-Scriptum : pour retrouver trace des arrêtés d’origine reportez-vous aux J.O. dont j’ai indiqué la date ci-dessus. Le contenu de ces arrêtés est a priori totalement anodin

 

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Mieux vaut en rire-rubrique inépuisable- n° 99

« dépêchons-nous d’en rire aujourd’hui de peur d’avoir à en pleure demain. » Beaumarchais

« L’humour est la politesse du désespoir. » Oscar Wilde

« On peut rire de tout mais pas avec tout le monde. » Pierre Desproges

Les rades en rade

On connaissait déjà les distributeurs de billets de banque qui nous avait privé du beau sourire des guichetières mais cela ne nous a pas gêné puisqu’on venait surtout pour son fric.

On connaissait aussi  les distributeurs de billets de train, avant de découvrir les joies de la réservation sur Internet mais cela ne nous a pas vraiment gêné au contraire vu la lenteur des files d’attente dans les gares et après tout l’essentiel, c’est quand même de ne pas rater son train

On connaissait aussi les distributeurs de timbres . Alors là, à part Pierre Perret qui veut à tout prix embrasser toutes les postières, cela n’a déranger personne vu la longueur des queues dans les postes et finalement le courrier arrive aussi vite

On connaissait aussi la machine à café mais là c’était plutôt fun car avant c’était la cafetière dans le bureau et pas la possibilité d’aller se dégourdir les jambes et tranquillement tailler une bavette avec les collègues de l’étage du dessus.

Donc, petit à petit, on nous a supprimé tous ces métiers qui faisaient autant de contacts humains et on les a remplacé par des automates sans que cela nous gêne beaucoup même si pour la forme, nous avons un peu râlé

Mais là  franchement, je dis non, mille fois non !

http://www.entreprises.ouest-france.fr/article/rennes-biere-pression-libre-service-09-07-2014-152971?utm_source=newsletter&utm_medium=OFentreprise&utm_campaign=20140711_local_votreNewsletter

Rennes. De la bière pression en libre-service

En effet, quel est le plaisir d’aller boire une mousse au bistrot. Le plaisir de la première gorgée de bière ? Il faut être écrivain pour le croire. Non ce qui nous incite à franchir la porte d’un rade pour prendre une chope, c’est d’abord et avant tout l’ambiance, une rencontre. C’est le plaisir de discuter un peu la situation politique, le match de foot, l’actualité locale, le temps qu’il fait avec le gars derrière le bar. C’est le plaisir d’arracher un sourire à la serveuse ou de l’obliger à se pencher un peu en avant pour tirer son demi. C’est le plaisir alors seulement de boire la première gorgée de bière et de boire celle-ci jusqu’à la fin puis, sans en reprendre une autre, parce qu’on est tempérant, se diriger vers la porte et sortir sur un sonore « Salut ! à la prochaine. » sûr qu’on reviendra car dans ce bistrot on se sent aussi un peu chez soi.

Mais aller faire du gringue à une machine, essayer de polémiquer avec un robot sur la validité d’un penalty, ça manque un peu de saveur. Et surtout ne lancer pas à voix haute « A la revoyure ! » à un distributeur, vous pourriez vous faire enfermer.

Franchement, il y a qui, pour quelques dollars de moins, sont prêts à tuer ce qui reste de poésie dans notre quotidien

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Réforme territorial : les sénateurs n’ont-ils toujours pas compris? (ou ont-ils déjà tout oublié?)

Manifestement la réforme des territoires et le Sénat ne s’aiment pas beaucoup. Les plus anciens d’entre nous se souviennent certainement du projet de réforme territoriale proposée par le Général de gaulle en 1969 qui vit une coalition de la gauche (PC et FGDS), du centre (le Centre Démocrate) et d’une partie de la droite (les Républicains Indépendants) pour la combattre. Il faut dire que de Gaulle avait fait fort puisqu’il combinait cela avec une réforme du Sénat. D’ailleurs, un des plus combatif contre lui n’était autre que le président du Sénat, l’encore inconnu Alain Poher. Le résultat du référendum fut sans appel. Battu, le général De Gaulle démissionnait et son interim fut assuré par…Alain Poher.

Et voilà que le Sénat remet ça en 2014 en votant d’emblée contre le deuxième projet de loi soumis à leur approbation sous la houlette, pourtant bienveillante et bien peu tyrannique, de Marylise Lebranchu.

http://www.acteurspublics.com/2014/07/07/reforme-territoriale-le-senat-s-est-tire-une-balle-dans-le-pied

Le Sénat “s’est tiré une balle dans le pied”

Mais quelle mouche a donc piqué nos vénérables sénateurs ? On pouvait comprendre qu’à l’époque de Poher, le sénat se mobilise contre sa disparition. Mais ici, le Sénat n’est pas menacé. Hollande n’est pas Jospin. Alors, pourquoi ce refus de la réforme ? Est-ce parce que, comme moi, il considère qu’on a tout fait à l’envers mais dans ce cas, il ne fallait pas voter la loi MAPAM qui fige la situation autour des métropoles sans qu’ailleurs le législateur ait fixé le cadre d’intervention. Je persiste et signe : la bonne séquence aurait dû être architecture des collectivités et identification des compétences combiné avec des généralités sur la modernisation de l’action publique , puis affirmation du fait régional et communautaire et enfin seulement affirmation du fait métropolitain.

Ce n’est pas non plus comme l’affirme « Acteurs publics » parce que le calendrier électoral n’est pas favorable puisque la moitié des sièges de sénateurs sont renouvelables dans moins de trois mois. A ce que je sache, les sièges des sénateurs ne sont pas liés aux enjeux de la régionalisation ! Peut-être bien que si tout de même parce que, parmi les grands électeurs, il n’y a pas que des conseillers municipaux, il y a aussi TOUS les conseillers généraux que la disparition annoncée des conseils généraux va mettre au chômage.

Et puis surtout, le sénat EST le représentant des collectivités et à ce titre, il ne peut pas supporter de voir l’entre elle, le département, disparaitre et l’autre, la région, maigrir de moitié.

Et puis sur tout de surtout, il y a le fait que près d’un département sur 3 (pour être précis 32 départements) sont présidés par…un sénateur. Après cela, on peut rajouter toutes les bonnes raisons, et elles ne manquent pas, de refuser le projet de loi tel qu’il, il n’en demeure pas moins que pour les observateurs un peu neutres, l’attitude de la nouvelle majorité, disparate, des sénateurs apparaît comme une défense des postes et c’est peut-être dommage quand on se souvient de la qualité des débats lors des Etats Généraux de la démocratie territoriale http://www.senat.fr/democratie-territoriale.html

On peut d’ailleurs toujours lire avec beaucoup d’intérêt les cahiers d’acteurs produits à cette occasion

http://www.senat.fr/fileadmin/Fichiers/Images/egdt/4_Synthese_cahiers_d_acteurs.pdf

http://www.senat.fr/democratie-territoriale/cahiers_dacteurs.html

Et comme le dit un sénateur « comme nous n’en sommes plus à 3 mois près » profitons de ces deux mois d’été pour les lire.

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