La fable express du dimanche soir n° 45 : les déserts médicaux

Dans cette petite bourgade, il y avait encore un notaire à l’ancienne, aimant son confort et un brin de luxe discret. Ainsi, dans son étude, il avait pour poser son séant une magnifique œuvre de maroquinerie, un coussin en cuir mais d’un cuir très fin et très doux.

Son sous-cul, comme on dit chez le vulgaire du voisinage, il y tenait même si, à force d’y poser ses éminences postérieurs, celui-ci avait pris l’aspect d’une vieille peau tanée.

Il lui prit donc la fantaisie de lui redonner un peu de jeunesse en l’agrémentant de broderies et piqures ornementales. Las, il était à la campagne et dans sa modeste commune, il n’y avait plus ni curé, ni bedeau, ce qui n’était pas pour lui déplaire, en bon voltairien qu’il était. Mais il n’y avait plus non plus, ni médecin, ni même infirmière diplômée d’Etat.

Le voilà donc dans l’embarras. En effet , seuls les membres du corps médical ou paramédical sont autorisés à faire des piqures de sous-cul tané.

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