Mets de l’huile, petit homme !

Les pénuries touchent un peu tous les secteurs. C’est à croire que personne n’avait fait de stock pour que deux mois d’atrocités en Ukraine suffisent à mettre sur le flanc les réseaux de distribution.

Du coup, les articles alarmistes paraissent un peu partout et sur à peu près tous les sujets, ce qui au lieu de rassurer les gens accentuent encore les déséquilibres du marché.

Ainsi Reporterre fait état de pénuries avérées en huile de tournesol et agite des spectres de nature à effrayer les consommateurs attentifs autant à l’avenir de leur planète qu’au devenir de leur friteuse https://reporterre.net/L’huile de tournesol d’Ukraine serait remplacée par de l’huile de palme et des OGM. C’est vrai que cela fait peur et qu’il faudra faire attention à ce qu’on met dans ses frites.

Heureusement, on peut penser en lisant ceci https://www.lesechos.fr/Pourquoi il est difficile de remplacer l’huile de tournesol par d’autres huiles que les écolo-reporters se font un peu peur avec leurs fantasmes. Cela dit, s’il est difficile de trouver des succédanés à cette huile, on est dans un sale bain.

C’est d’autant plus vrai que le risque annoncé par Reporterre semble s’éloigner et pour une raison inattendue https://www.lemonde.fr/L’Indonésie suspend ses exportations d’huile de palme. Du coup, si le premier producteur d’huile de palme met fin à ses exportations, cela sera effectivement difficile de faire ce transfert. Notez que d’un certain côté, ce serait plutôt une bonne chose. En effet, comme la surconsommation d’huile de palme est la cause principale de la déforestation, cette décision, si elle est durable sera peut-être une bonne nouvelle pour l’état de notre planète.

Mais la glissade dans l’huile de tournesol n’en est pas fini pour autant, et pour une fois, je fais appel à nos amis belges pour nous informer de ce qui va se passer en France https://www.lalibre.be/La France autorise certains fabricants agroalimentaires à remplacer l’huile de tournesol sans changer les étiquettes. Ce n’est pas une nouveauté que les industriels de la malbouffe soient autorisés à ne plus afficher ce qu’ils mettent dans leurs produits. Cela avait déjà été le cas au début de LA pandémie. Manifestement, il leur faut plus de temps pour changer leurs emballages que pour faire valser les étiquettes de prix. Finalement tous les prétextes sont bons pour ne pas être transparent. Manifestement leurs collègues belges n’ont pas ce problème.

Notez quand même que le gouvernement français a déjà trouver la parade : on mettra de l’huile de colza. Ah! oui !,mais n’est-ce pas cela qui sert aussi à faire ce fameux carburant vert E10 censé remplacer l’essence 95 ? Du coup, il faudra choisir, rouler ou manger des frites, si tant est qu’on puisse faire des frites à l’huile de colza.

Tiens ! Ça me fait penser que ce printemps, je n’ai jamais vu autant de champs jaunes dans nos campagnes. Est-ce un coup de chance pour les agriculteurs qui ont eu du nez, ou auraient su quelque chose ?

En attendant, chantons ! Ça aide à faire passer les pilules plus sûrement qu’une cuillerée d’huile de foie de morue

Regg’Lyss – Mets De L’Huile. – YouTube

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