Mieux vaut en rire-rubrique décidément inépuisable- n° 262 : la crise ? Quelle crise ?

Le même jour, paraissaient ces deux informations, le patron du groupe automobile Stellantis devait recevoir une rémunération http://www.economiematin.fr/STELLANTIS : les actionnaires s’opposent au salaire millionnaire de TAVARES qu’aucun patron d’une entreprise d’origine française n’avait jamais reçu ni même espéré, y compris Carlos Ghosn et d’autre part il n’y avait jamais eu autant de salariés de banque à percevoir un salaire annuel supérieur au million d’€uros http://www.economiematin.fr/le nombre de millionnaires bondit parmi les banquiers français.

Quand vous lisez l’article consacré aux millionnaires dans les banques françaises, vous apprenez que ces heureux bénéficiaires s’appellent dans leur jargon, les « preneurs de risque ». S’agissant de la Société Générale, on a aussitôt envie de dire « Comme Jérôme Kerviel ? » mais on ne le dit pas car le cas Kerviel n’a rien à voir. En plus, lui a perdu des sous, dont peut-être les vôtres ou les miens. Il est vrai que les assemblées générales de ces banques ont montré qu’en 2021, ces banques ont été particulièrement florissantes. Sont-ce les mêmes pour lesquelles on craignait au début de la pandémie quand le montant global des dettes, privées et publiques continuait d’augmenter dangereusement ? Notez, ces « preneurs de risque » ne font pas ce métier de prêteur (activité normal d’une banque), mais celui de spéculateur (mais est-ce vraiment un métier?). Ce faisant, ils ne sont que des mercenaires au service de ces intérêts financiers qui ne vivent et prospèrent que sur ce que leur argent leur apporte d’argent en plus, beaucoup plus. La crise ? Quelle crise ?

S’agissant de Carlos (prénom très répandu dans les hautes sphères de l’industrie auto mobile, semble-t-il) Tavares, il est surprenant de lire que les actionnaires se sont opposés au versement d’une telle rémunération mais que le président du CA s’assoit sur cet avis de ses actionnaires avec une certaine impudence. On peut se demander qui dirige dans cette immense empire industriel. Où sont les familles Peugeot, Michelin, Agnelli d’antan ? Sont les mercenaires qui auraient pris le pouvoir comme dans tous les empires décadents ? Mais dites, l’automobile, n’est-ce pas ce secteur qui n’arrête pas d’afficher des chiffres commerciaux en recul d’un mois sur l’autre ? Ou n’est-ce qu’une illusion ? L’automobile, du moins pour les dirigeants des grands groupes, aurait-elle de beaux jours devant elle ? La crise ? Quelles crise ?

Toujours est-il que ces exagérations font jaser et que les deux candidats du « pouvoir d’achat et de la justice sociale réunis » s’en émeuvent. Le plus au fait des questions économiques et européennes y va même de sa petite idée https://www.parismatch.com/Choqué par le salaire de Tavares, Macron favorable à des «plafonds européens» de rémunération, s’appuyant sur les travaux de la Commission qui propose la même méthode que pour le salaire minimum européen. Quand on voit le temps que cela a pris et va encore prendre pour mettre en œuvre ce SMIC européen, on peut hélas penser que le patron de Stellantis et les banquiers qui-prennent-des-risques-avec-l’argent-des-autres profiteront déjà depuis longtemps de leur retraite dorée avant qu’on arrive à toiser les rémunérations de leurs successeurs. La crise ? Là oui, ça crise.

Mais dites-moi, ils ne sont pas les seuls. Regadez un peu ces footeux et ce qu’ils touchenthttps://www.ouest-france.fr/Ligue 1. Neymar, Messi, Mbappé… Qui sont les joueurs les mieux payés dans chaque club français ?. Notez que par décence, le journal donne le rémunération mensuelle. Pour pouvoir comparer avec les banquiers et les patrons d’entreprises il faut encore multiplier par 12. Du coup, on constate que dans quasiment tous les clubs professionnels français, il y a des joueurs millionnaires et que dans 7 clubs sur 20, la moyenne des salaires annuels dépasse cette barre du million. Et dire qu’en plein confinement, on se posait la question de la survie des clubs français, privés de spectateurs. Manifestement, ces nouveaux gladiateurs des jeux du cirque moderne n’en ont cure. La crise ? Quelle crise ?

Mais alors, me direz-vous pourquoi mettre ce billet dans la rubrique « mieux vaut en rire » ?

La réponse est simple et vient d’une petite séquence sur une chaîne d’information en continu concernant l’occupation de la Sorbonne par des étudiants qui ne veulent ni de Macron, ni de Le Pen (mais ils auront forcément soit l’un, soit l’autre!). Témoignant à visage caché, il dénonçait la lutte contre l’extrême-droite et contre le capitalisme et « les banquiers », tout en arborant ….un magnifique maillot de football aux couleurs du PSG. C’est vrai qu’il vaut mieux en rire, tellement c’est bête.

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