Les GAFAM devraient commencer à faire gaffe.

Ces entreprises gigantesques nées avec l’émergence de ce qu’on appelle l’économie numérique ont pris une telle importance dans la vie de la plupart de nos contemporains qu’elles semblent indéboulonnables. Naturellement, elles sont conscientes de cet état de chose et du coup se croient tout permis ou presque.

De fait, ces groupes en prennent assez à leurs aises avec les législations nationales.

Mais à force cela a fini par énerver les autorités de certains pays. Dans un premier temps, ils ont renforcer leur législation en matière de gestion des données et d’intrusion dans la vie privée des gens car les règles valables dans le monde d’avant Internet étaient inopérantes contre les multiples « traquenards électroniques » posés par certains d’entre eux dans le corps des services « gratuits » qu’ils proposent. Ensuite, il a fallu les mettre en œuvre.

Or ces derniers mois, plusieurs décisions ont montré que les pouvoirs publics commencent à réagir

Ainsi, en France, par deux fois la CNIL a frappé :
https://www.cnil.fr/fr/Cookies : la CNIL sanctionne GOOGLE à hauteur de 150 millions d’euros et FACEBOOK à hauteur de 60 millions d’euros pour non-respect de la loi https://www.euractiv.fr/Transférer des données collectées avec Google Analytics vers les États-Unis est illégal, estime la CNIL

Ce n’est vraisemblablement qu’un début et cela augure d’une normalisation des pratiques commerciales de ces entreprises et notamment la gestion des données parfois très personnelles qu’elles collectent et font analyser par leurs robots pour produire, miracle de l’alchimie moderne, des flots de dollars. Frapper là et frapper fort, c’est le meilleur moyen de les amener à la raison car monnayer ces données c’est le cœur de leur métier et leur source principale de revenus, parait-il.

Mais il n’y a pas que sur ce front que les pouvoirs publics contre-attaquent. Certaines de ces GAFAM ne vendent pas que des morceaux de votre vie privée, c’est à dire de l’immatériel, elles vendent aussi des biens physiques et en la matière, elles se trouvent confrontées aux règles commerciales normales. Mais que voulez-vous, on ne se refait pas et parfois ils leur arrive de trouver ces règles bien contraignantes. Donc, elles s’en affranchissent mais elles se font rattraper par la patrouille https://www.france24.com/L’Italie condamne Apple et Amazon à 200 millions d’euros d’amende pour infraction à la concurrence. C’est quand même bête de se faire prendre pour des pratiques aussi anciennes que le capitalisme sauvage du milieu du XIX° siècle.

C’est encore plus bête de se faire contrer pour des histoires de préservation de la biodiversité comme un simple promoteur de fermes éoliennes dans la plaine de Baucehttps://www.francetvinfo.fr/Pont du Gard : un projet d’entrepôt Amazon bloqué pour protéger la faune et la flore. Il paraît même que c’est la troisième fois en France.

Certes, tout cela ne pèse encore pas bien lourd face au poids financier cumulé de ces 5 entreprises mais si chaque pays faisait le même effort d’application stricte de sa propre législation, il est certain que ces groupes seraient vraisemblablement obligés à des pratiques plus civilisées.

Et là je ne parle que des entreprises nées pour l’essentiel sur la côte Pacifique des Etats-Unis. On pourrait avoir les mêmes attentions pour leurs miroirs nés quelques part entre Beijing et Shangaï, qui semblent encore plus proches du capitalisme sauvage, ce qui est un comble dans un pays dirigé par un parti communiste. Mais ceci est une autre histoire !

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