100% renouvelables, c’est (presque) possible, il suffit de le vouloir

Au détour des années 70 et 80, l’Ecosse, au même titre que la Norvege, devint le nouvel Eldorado des hydrocarbures grâce au gisement de pétrole et de gaz de la Mer du Nord. Il est donc un peu paradoxal que ces deux pays figurent actuellement comme des référence en matière de transition vers une énergie totalement décarbonée.

On savait que depuis longtemps, les Scandinaves avaient misé sur une source renouvelable comme l’hydraulique pour assurer leur développement économique et qu’ils ont de ce fait acquis certains reflexes en matière d’énergie propre https://alliancesolidaire.org/“La Norvège est un modèle en matière de développement des énergies renouvelables”.

Par contre, ce qui était moins connu c’était que les Ecossais étaient en train de faire encore mieux et de se passer progressivement de ce qui a fait leur soudaine fortune https://www.revolution-energetique.com/L’Ecosse a presque atteint son objectif de 100% d’électricité renouvelable.

Et rappelez-vous dans le même temps, en France, nous n’avions pas d’autre alternative que de nous accrocher à un slogan un brin arrogant : « en France, on n’a pas de pétrole mais on a des idées ! ». 50 ans après, le bilan est très humiliant pour nos petites cellules grises puisque les énergéticiens français peinent à franchir la barre des 20% de renouvelables.

Il faut dire que le système politico-administratif français n’y aide pas beaucoup, multipliant les procédures administratives parfois redondantes. Quand en plus, vient se greffer là-dessus, la traditionnelle râlerie, héritée des Gaulois paraît-il, qui fait rejeter d’emblée ce qu’on veut imposer, on arrive à des situations ubuesques dont l’éolien en mer n’est qu’une illustration. Le panorama actuel https://www.revolution-energetique.com/Où en est l’éolien en mer en France ? montre à la fois le potentiel mais aussi les embûches de cette filière. En filigrane, cela montre surtout qu’il y a eu en France un grave déficit de débat public sur les enjeux liés à ces énergies renouvelables (et aux autres aussi). Si des petits pays comme la Norvège, l’Ecosse mais aussi dans une moindre mesure le Danemark, l’Islande voire le portugal arrivent à de tels résultats, c’est qu’ils ont réussi à bâtir un consensus suffisamment solide pour dépasser les préjugés des uns et des autres et éliminer l’effet NIMBY au profit d’une adhésion plus marquée à un projet commun. Voilà un beau sujet pour celles et ceux qui briguent à diriger nos destinées pour les 5 prochaines années.

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