Le vert : à moitié plein ou à moitié vide ?

Comme dans beaucoup de pays dans le monde, l’économie française est en train de passer au vert, c’est à dire que dans de nombreux secteurs d’activité, les chefs d’entreprise, de bon gré ou sous la contrainte réglementaire, développent de nouveaux processus de production et de distribution plus respectueux de l’environnement.

Cependant, il faut bien admettre que la préservation des ressources naturelles embrasse tant de domaines qu’on ne peut pas être bon partout. En effet, être à la fois économe en énergie, produire une énergie totalement renouvelable, limiter la production finale de déchets de toutes sortes, faire en sorte que les objets de notre quotidien consomment le moins possibles de matières premières extraites de la Terre, consommer le moins d’eau possible et faire en sorte que cette eau soit la plus pure possible, avoir le même genre d’attention pour l’air que nous respirons tout en veillant au maintien de la plus grande diversité de la faune et de la flore locale, voilà autant de chantiers qu’il faudrait mener de front pour être vert..ueux.

Du coup, quand on regarde le bilan de l’économie françise sur ces différents fronts, le moins qu’on puisse dire est qu’il est contrasté. Ainsi, ce même jour, dans deux publications plutôt bien informées sur ces questions de responsabilités environnementales des entreprises on pouvait lire ces deux informations :

https://www.novethic.fr/pourquoi la France devient le nouvel eldorado de l’économie circulaire

https://www.actu-environnement.com/Énergies renouvelables : l’Union européenne a réussi son pari en 2020, mais pas la France

Que faut-il en conclure ? Que les entreprises françaises sont plus sensibles à la marée plastique qu’à la détérioration du climat de notre planète ? Disons plutôt que les orientations politiques de nos gouvernements successifs poussent plus dans un sens que dans l’autre et que les aides financières, comme les réglementations, favorisent plutôt telle action que telle autre.

Ceci étant posé, on peut se demander ce qui inspire les décisions politiques en la matière. J’ai la faiblesse de croire qu’en l’occurrence, les « têtes d’oeuf » qui remplissent les cabinets ministériels ont rapidement fait un état des lieux de l ‘économie française et, pourquoi pas, écouté les judicieux conseils de leurs informateurs dans les plus grandes entreprises. Ce qu’ils ont vu et entendu, a dû les convaincre que si certains secteurs étaient déjà adaptés à la nouvelle donne, d’autres part contre avaient besoin d’un peu de temps pour s’adapter mais aussi pour amortir tous les investissements engagés dans un cadre économique devenu inadapté.

J’en conclurais donc que la transition écologique de l’économie française dépendrait plus de la capacité d’adaptation du capitalisme française que de la volonté politique des hommes issus du suffrage universel, ce qui devrait rendre ceux-ci plus modestes dans leurs discours et leurs promesses. Mais j’espère me tromper et que les gens qui seront portés au pouvoir le printemps prochain me démentiront et qu’ils auront à cœur de forcer le destin de l’économie française.

Cet article, publié dans développement durable, est tagué , , , , . Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.