Déconsommer, est-ce décroitre ?

Quelle bonne idée a eu ce média de mettre le sujet de la « déconsommation » sur la table au moment des réveillons https://www.novethic.fr/la société de déconsommation commence à faire son chemin!

En effet, cela va être tout de suite parlant à beaucoup de gens si je compare la période qui va, grosso modo de 1930 (aux Etats-Unis) à 2020 (partout dans le monde), à cette parenthèse festive dans l’année qu’on appelle « les Fêtes » et puis qu’ensuite j’envisage les lendemains de gueuleton. A cet égard, je trouve que l’expression peak stuff pour désigner cette apogée de la société de consommation est particulièrement bienvenue, car stuff s’utilise quand même prioritairement pour expliquer qu’une dinde n’est bonne que copieusement farcie de tas de choses bien riches et bien grasses.

Donc, nous voilà en 2022 au lendemain de quelques décennies de ripailles et il serait naturel que nous ayons la gueule de bois et des nausées irrépressibles.

Alors vive la sobriété ! Oui, mais voilà nos économistes nous ont appris que s’il n’y a plus de consommation, il n’y aura plus de croissance, voire même, horreur suprême, de la décroissance (à une époque un ministre de l’économie parlait même de « croissance négative », le pauvre!).

Faut-il, du coup se lamenter ? Surement pas. Tout d’abord parce qu’il n’est absolument pas sûr que, même en utilisant les outils rudimentaires du PIB, il y ait décroissance. En effet, la satisfaction des besoins (réels) des humains peut prendre des formes différentes et le ré-usage, le partage, la substitution d’objets sont autant d’alternatives à l’appropriation pour destruction assez rapide qui caractérise la période de gavage que nous venons de vivre (je parle ici des quelques décennies et non de ces 10 derniers jours). Ensuite, cela démontre surtout que le PIB est une des pires imbécilités que les économistes aient pu inventer pour nous convaincre que la vie en société, c’était l’économie en premier lieu, puis l’économie ensuite et enfin l’économie comme objectif final.

Nous nous en déprenons progressivement et il va falloir que d’autres exprits scientifiques, plus féconds que les esprits économistes, nous aident à concevoir de nouveaux outils nous permettant de mesurer que notre activité individuelle contribue à un mieux -être collectif et réciproquement.

Mais peut-être n’avons pas besoin de le savoir, juste besoin de nous sentir heureux !

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