Aux actes, citoyens !

L’homme moderne, dans nos sociétés sophistiquées, est protéiforme, à la fois producteur et consommateur, administré et citoyen. Il devrait donc avoir son mot à dire sur ces différents champs de sa vie. Or ce n’est pas toujours le cas. Et pourtant, les moyens existent pour qu’il puisse exprimer son sentiment, notamment grâce à Internet et ses avatars les réseaux sociaux.

Cependant, l’expérience qu’on peut en faire tous les jours est plutôt désespérante. Les réseaux sociaux sont plus une source d’abêtissement collectif qu’un outil d’émancipation des masses. Quant aux services proposés par Internet, ils sont tout autant des moyens de collecte de ce nouveau minerai miracle qui s’appelle nos données personnelles et nous transforme de ce fait en marchandise de nous-mêmes.

Certes il existe quand même des exceptions, des réactions salutaires qui nous évitent de désespérer de la nature humaine. Je veux parler bien entendu de tous ces outils coopératifs de la famille des Wiki dont l’encyclopédie autogérée wikipedia est l’exemple emblématique, mais aussi de ce que produire des réseaux informels sur le modèle de Framasoft.

Et puis, il y a des initiatives plus triviales et qui concernent notre vie quotidienne de consommateurs https://www.novethic.fr/contre le greenwashing, la résistance citoyenne s’organise. Si en plus ces gens-là utilisent les vecteurs actuels de communication avec humour, ils ont forcément ma sympathie. Ainsi, le Prix Pinocchio de l’ONG les Amis de la Terre a fait des petits et c’est tant mieux. Plus il y aura d’actions de ce type, plus il sera difficile à certaines entreprises de tenter de nous rouler dans la farine. C’est en fait renouveler avec les outils de notre temps, les modes d’actions du mouvement consumeuriste nés dans les années 60, sans qu’il soit nécessaire pour l’instant d’aller jusqu’au boycott, quoique… Imaginez un boycott de sites comme Amazon ! Cela ferait un grand vide dans les tuyaux, non ?

Mais il n’y a pas que l’homme-consommateur qui regimbe, il y a aussi, paraît-il l’homme-citoyen. Nous connaissions déjà la « pétitionite » dont l’exemple le plus achevé sont ces listes longues comme le bras de signataires qui ont imposé soit un texte référendaire d’initiative populaire au Parlement Européen, soit ont abouti à des actions judiciaires contre des Etats.

En France, les autorités sont plutôt bonnes filles puisque plutôt que de se cabrer face à cette mise en cause de leur inertie écologique, elles proposent au contraire d’en soutenir les manifestations les plus démocratiques https://www.acteurspublics.fr/La recette du gouvernement pour associer les citoyens à l’action publique. Cela dit, je reste quand même sur mon quant-à-moi, puisque les expériences récentes d’expression citoyenne de ce gouvernement n’ont pas forcément abouti à une prise en compte des avis émis au niveau qui aurait dû être.

Gageons cependant que si ce projet « d’incubateur d’initiatives citoyennes » n’est qu’un gadget de communication électorale, des citoyens sauront s’organiser pour détourner le message et dénoncer la tromperie comme leurs collègues consommateurs l’ont fait vis-à-vis des entreprises prises en flagrant délit de greenwashing.

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