La saga des fausses bonnes idées : « L’effet de serre » ou la bonne idée dévoyée, l’agrivoltaïsme

Pour produire de l’électricité à partir du rayonnement solaire, il faut beaucoup de surface. Donc les énergéticiens sont en permanence à la recherche de surfaces disponibles. Il y eut nos toitures ; ça a bien marché mais l’efficience laisse un peu à désirer. Il y eut ensuite les parkings des hypermarchés ; du point de vue rendement, c’était un peu meilleur mais cela restait insuffisant. On a ensuite essayé les espaces libérées par les casernes militaires et les bases aériennes désaffectées ; voilà des surfaces devenues enfin utiles mais les autorités ont considéré qu’on ne pouvait quand même pas rendre à la vie civile toutes les emprises militaires.

Alors, on a inventé « l’agrivoltaïsme ». L’idée était tout simplement géniale et produisant des effets bénéfiques en cascade. C’est du moins ce que tente de démontrer cet article https://www.connaissancedesenergies.org/Climat : l’agriculture française expérimente des « parasols » photovoltaïques mobiles. Lutter contre les conséquences des dérèglements climatiques (coups de froid au printemps, coups de chaud en été, sécheresse) en produisant de l’électricité sur des terres agricoles, c’est un peu lutter contre « l’effet de serre » avec des serres.

Hélas la réalité est un peu différente. En effet, installer des panneaux, même très intellligents et bourrés d’électronique de contrôle peut ne pas avoir que des conséquences bénéfiques pour les productions agricoles. Encore faut-il qu’il y ait encore production comme le souligne cet article https://www.liberation.fr/Agrivoltaïsme : attention à ne pas tomber dans le panneau . En effet, la tentation est grande, quand les rendements agricoles baissent de tout laisser tomber et comme les énergéticiens louent très cher les terres agricoles (actuellement du moins), le choix est parfois vite fait entre suer sang et eau pour quelques prunes d’une part et d’autre part vivre correctement d’une petite rente foncière . Elle est loin l’ambition des exploitants agricoles de « nourrir le monde ».

Voilà comment une bonne idée peut rapidement dégénérer pour devenir une catastrophe agricole et écologique. Du coup apparaissent des enquêtes comme celle-ci https://flipboard.com/Dans les Pyrénées-Orientales, la reconversion controversée du «roi de la tomate» dans les serres photovoltaïques qui, si les faits sont avérés, illustrerait parfaitement que l’enfer est décidément pavé de bonnes intentions.

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