Encore des fausses bonnes idées ?

A deux reprises ces derniers jours, je vous ai parlé des paquebots géants et des Chantiers de l’Atlantique à Saint-Nazaire, en Bretagne. Je vais encore en parler et vous allez me dire (m’écrire?) que cela tourne à l’obsession.

Mais est-ce ma faute, si madame la ministre de l’écologie vient sur place aujourd’hui pour inaugurer ceci https://www.energiesdelamer.eu/CHANTIERS DE L’ATLANTIQUE HISSE LA GRAND VOILE ? Il faut bien que j’en parle puisque parmi les griefs que je faisais à ce genre de navires, c’était justement leur forte consommation de carburants fossiles parmi les plus polluants du genre. Donc, revenir, même modérément à la force motrice du vent pourrait être considérée comme une bonne idée, non ? Et ben ! Oui et non ! En effet, je viens d’écrire « parmi les griefs », ce qui veut dire qu’il y a d’autres raisons, tout aussi impérieuses de remettre en cause l’existence de ces villes flottantes. L’exemple de Venise nous montre que le volume d’eau que ces bateaux déplacent, leur tirant d’eau si vous préférez, provoque dans des endroits sensibles et fragiles des remous et des perturbations suffisantes pour les rendre indésirables. En outre, une ville flottante où vivent en permanence, produit naturellement si j’ose dire, son lot de déchets divers et variés d’un niveau égal voire supérieur à ce qu’un gros bourg rural peut produire. Or, imaginez ce que dégage le tout-à-l’égout et les fosses septiques d’un bourg de 3.500 habitants, ce que trimballent les bennes à ordure d’une agglomération de même taille et vous aurez idée de ce qu’il faut évacuer quotidiennement. Or, où cela va-t-il, majoritairement ? Vous voyez bien que ce n’est pas la voile révolutionnaire des Chantiers de l’Atlantique qui y changera grand’chose. Le concept même de paquebot géant mériterait sûrement d’être revu.

Par contre, l’idée de la voile auxiliaire pourrait s’adapter à d’autres types de bateau transportant des passagers ou des marchandises d’ailleurs. Et pourquoi pas à ce type de bâtiment https://www.meretmarine.com/Brittany Ferries prend livraison du Salamanca, son premier navire GNL, dont la taille et le rayon d’action sont plus compatibles avec les exigences écologiques soulignées ci-dessus. En tout cas, ce serait un incontestable progrès par rapport ce recours au gaz naturel. Certes, comparé au carburant utilisé jusqu’à présent par ces ferries, le recours au GNL est un progrès incontestable et il convient de le souligner. Mais avouez que cela semble quand même une option condamnée à terme quand par ailleurs, les autorités nationales et européennes annoncent la fin de ce combustible. Ce n’est donc pas en soi une mauvaise idée, mais il y en a de meilleure. Ce sera certainement pour la prochaine étape, surtout en Bretagne, où le Conseil Régional vient de faire le traction éolienne un futur domaine d’excellence.

Et vous savez combien je tiens à l’excellence en économie.

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