Énergies renouvelables : en vouloir c’est le plus sûr moyen de les accepter

La plupart du temps, le rejet de projets d’énergies renouvelables est dû à un manque de consultation des populations, compris comme un mépris de leurs intérêts. Il est évident que lorsque ces projets sont initiés par les riverains eux-mêmes, la question ne se pose plus. C’est ce que vient de découvrir notre ministre de l’énergie https://www.actu-environnement.com/Le ministère de l’Écologie donne une feuille de route pour encourager les énergies renouvelables citoyennes qui après avoir dévoilé des plans pour renforcer l’acceptabilité de l’éolien terrestre ou le développement des installations solaires là où elles gênent le moins semble se rendre compte de cette évidence : si ce sont les citoyens eux-mêmes qui les demandent, ces projets auront de bonnes chances d’aboutir, le reste relève des débats locaux classiques où Clochemerle n’est cependant jamais très loin.

Après tout, c’est peut-être là la bonne voie pour favoriser le développement de petites unités locales, s’appuyer sur les initiatives et l’épargne locale pour développer des projets locaux.

Ce serait évidemment aller à rebours de l’évolution actuelle qui voit intervenir de plus en plus des grands groupes industriels qui viennent plaquer sur un territoire des modèles préfabriqués, un peu comme on a implanté des usines à la campagne dans les années 70 et 80 pour « aménager le territoire ». Ce serait donc aller à l’encontre d’intérêts financiers puissants. Ce serait aussi remettre en cause toute l’architecture du réseau national d’alimentation.

Et puis incidemment si on généralisait cette démarche à toutes les formes d’énergie qu’ils appellent propres, il n’est pas sûr que des usines à méthane pourraient voir le jour car trop grandes, trop chères, trop polluantes pour les riverains. Il est certains que même miniaturisées au maximum, les fameuses SMR (micro-centrales nucléaires) n’auraient pas droit de cité pour les mêmes raisons plus le risque nucléaire spécifique.

Voilà, au bout du compte, on se retrouve donc avec deux modèles de développement l’un acceptable mais fragile, l’autre puissant mais de plus en plus mal accepté. C’est ce qu’on appelle des choix politiques. Personnellement j’ai choisi.

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