Il n’y a pas d’après ?

Au printemps 2020, à l’époque où nous croyions que la fin programmée du confinement sonnerait la fin de la crise sanitaire mais aussi le début d’une ére nouvelle, nous fûmes nombreux à espérer en un « jour d’après » où la vie serait différente, plus juste, plus sobre, plus vivable en d’autres termes.

Nos espoirs ont été déçus puisqu’après le grand confinement, il y eut une deuxième vague et un petit confinement qui ne disait pas son nom, puis une troisième vague et le laisser-passer permanent dit « passe sanitaire ». Les vagues se suivent sans ressembler mais se suivent quand même, comme l’épidémie de grippe qui revient selon un cérémonial bien établi, en novembre de chaque année avant l’épidémie de gastro-entérite en décembre, histoire de pimenter les fêtes de fin d’année.

Nous voilà donc résignés à une pandémie endémique. Mais si au moins, le choc de ces mois d’inactivité forcée avait été salutaire et que, pour le reste, demain ne serait plus jamais comme hier !

De ce point de vue, les premiers signes ne sont guère encourageants : le ministre de l’économie se félicite de ce que la CROISSANCE explose les scores, cela en pleine COP 26 sur le climat, les politiciens et politiciennes françaises préfèrent se disputer sur les questions de l’immigration et du déclin de la France que sur les problèmes autrement plus cruciaux des migrations climatiques et de déclin de la biodiversité.

Mais le pire est peut-être que les défauts les plus exécrables du système économique « d’avant » se sont encore exacerbés. A preuve ces deux exemples :
https://www.lefigaro.fr/Les ventes de superyachts battent des records après la pandémie https://www.lefigaro.fr/Le bitcoin dépasse le seuil historique des 68.000 dollars.

Certes l’explosion d’un marché mondial de plusieurs milliards fait grimper le PIB mondial (vive la CROISSANCE!) mais est-ce que cela augmente le bien-être global ? Il n’est même pas sûr que, passé le moment de gloriole de monter pour la première fois sur le pont de ces monstruosités flottantes, leurs possesseurs en tirent ensuite un grand bien-être. Et si c’était le cas, que grand mal leur fasse. Quant à ces « monnaies » virtuelles, les « économistes » des banques auront beau nous en vanter les mérites, cela ressemble quand même beaucoup au jeu de casino où seuls les croupiers sont gagnants. Et si après tout ces monnaies n’avaient pas plus de valeur que les bulbes de tulipes hollandaises au XVIII° siècle.

Heureusement, certains croient encore à leurs espérances et en remettent une couche en matière d’imagination humanistes https://www.lefigaro.fr/«Pacte du pouvoir de vivre» : une soixantaine d’organisations présentent 90 propositions pour peser dans le débat présidentiel. Pour eux aussi la parenthèse surréaliste du printemps 2020 se referme avec cependant la ferme ambition d’en engranger les aspirations les plus généreuses.

Après tout, « après », comme « avant », Bergson aura toujours raison : «  L’avenir ce n’est pas ce qui va nous arriver, mais ce que nous allons faire. »

Au boulot, la lutte continue ! Mais avant allez jeter un œil attentif sur ce site un site internet dédié au projet

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