Mieux vaut en rire -rubrique décidément inépuisable- n° 240 : tout ça pour ça

Grands dieux, c’était là une affaire d’Etat ! Jupiter avait décidé de donner un coup de pied salvateur dans le haut de la pyramide des fonctionnaires en supprimant les corporations prestigieuses qui constituent autant de castes avec leurs mœurs et leurs coutumes, leurs petits privilèges et leur confortables prébendes parfois.

Aussitôt, ce fut le branle-bas dans ces corpuscules pour contrecarrer ces projets : référés et recours multiples devant les instances de la République, dont le Conseil d’Etat (avec là quand même soupçon de conflit d’intérêts puisque le Conseil d’Etat est aussi un corps).

Mais rien n’y fait, le gouvernement tient bon et la réforme avance https://www.acteurspublics.fr/Préfectorale, inspections, diplomatie… La mise en extinction des grands corps de l’État se concrétise.

Mais à y regarder de plus près, cet article nous en apprend de belles. Cela ne concernerait en fin de compte qu’un peu plus de 2.000 et en plus celle-ci aurait le choix entre conserver pour elles mêmes leur statut actuel avec tous ses privilèges et prébendes éventuelles ou se fondre dans le grand corps des administrateur de l’Etat en cours de constitution.

Franchement, cela valait-il vraiment que tout le Landerneau de la haute fonction publique se mobilise comme s’il en allait de l’avenir de notre administration avec un grand A.

Je remarque toutefois que cette liste assez hétéroclite de petits corps de 100 à 300 personnes ne comprend pas une autre catégorie de hauts fonctionnaires, ceux que dans le jargon on appelle les « A+ », les ingénieurs de l’Etat. Ce sont les ingénieurs des mines, des ponts et Chaussées, des Eaux et Forêts, des Télécommunication plus quelques autres petits corps d’ingénieurs. Ils sont plusieurs milliers, ils tiennent la plupart des rouages de l’appareil d’Etat aussi bien en administration centrale qu’à la tête des services régionaux. Mais leur statut est tellement ancien qu’on ne peut y toucher d’autant qu’ils sont chacun chapeautés par un Conseil Général qui veille à leur carrière et à la protection des privilèges inhérents à ce statut. La réforme de la haute fonction publique reste donc encore à faire.

Beaucoup d’agitation donc pour pas grand chose en fin de compte. Mieux vaut en rire.

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