L’innovation est parfois une révolution

Il n’est pas une semaine sans qu’une publication à tendance plutôt écologique ne publie un article mettant en avant une innovation qui est tout sauf nouvelle.

Cette semaine j’ai ai trouvé deux
https://www.geo.fr/Inde : l’industrie du jute veut croire en son nouvel essor, comme alternative au plastique  
https://reporterre.net/Le pari de deux Bretons : pêcher sans consommer de pétrole .

Présentée ainsi, la production et la transfomartion du jute sont parées des plus beaux atours écologiques : pas ou peu d’engrais, peu d’eau et ça remplace le plastique. On aurait tort de faire la fine bouche. Mais il va falloir beaucoup d’effort arketing pour faire aboutir la démarche car dans l’esprit de beaucoup d’Occidentaux, le jute, c’est avant tout le sac de jute, celui dans lequel on mettait auparavant le charbon ou les pommes de terre. Pa strès glamour, vous en conviendrez. Mais à une époque où on nous prédit une pénurie de coton, on est prêts à filer le parfait amour avec n’importe quel textile.

Quant à la pêche en catamaran, là non plus rien de bien nouveau. Dans les années 80, j’en connais certains qui allaient faire le plein de homards auprès d’un pêcheurs des Scillys (iles Sorlingue en Français) qui disposait d’un magnifique bateau à deux coques pour effectuer son travail. Certes, il utilisait un moteur diesel mais il avait compris que la plage qu’offre un catamaran est infiniment plus ergonomique que le pont d’un bateau à coque unique. Dans le même ordre d’idée, à la même époque, j’ai connu un plaisancier qui faisait de jolis tableaux de pêche au bar (à l’époque il y en avait encore sur les côtes) à bord de son catamaran à voile. Et que dire des pêcheurs polynésiens qui naguère encore utilisaient leurs pirogues à balancier et à voile pour ramener des pêches fabuleuses.

Que conclure de tout cela ? Que l’être humain a abandonné des techniques et des produits immémoriaux parce qu’il a cru que son « génie » avait inventé quelque chose de plus efficace. En termes quantitatifs, ce n’était pas forcément faux mais cette course au « toujours plus » a montré ces limites.

Et qu’il s’agisse de l’utilisation du jute pour la fabrication de produits plastiques ou du développement de nouveaux bateaux de pêche utilisant l’nergie du vent, par les voiles, ou par des éoliennes de type hélicoïdale comme le dernier beau de Cousteau, c’est en mariant une science issue de siècle d’expérience avec une autre science issue de l’innovation technologique qu’on arrivera, dans certains cas, à retrouver cet équilibre qui est le fondement du concept de développement durable.

Un dernier mot pour expliquer le titre de cet article. Madame Lagarde, qui sous ses airs austères de grande trésorière de l’Europe, a un certain sens de l’humour a dit une fois, raillant les révolutionnaires de tous poils : «  Une révolution, c’est quand on fait un tour de 360° »
Eh oui !

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