Les chemins de la transition nous emmènent revisiter l’économie et la démocratie

Certains veulent opposer économie et écologie, l’une étant vertueuse, l’autre pas et selon que vous soyez dans une sphère ou dans l’autre, la vertu et le vice s’inverse. Peut-être serait-il bon de revenir aux fondaments de l’une et l’autre science afin de constater s’il y a vraiment un tel antagonisme. L’article ci-après https://lecourrier.ch/L’économie, clé de la transition durable commence à explorer la voie de l’économie et permet à certains de [re]découvrir que l’économie ce n’est pas ce que nous avons connu les 100 dernières années et qu’il peut exister un autre schéma que extraire-transformer-consommer-jeter

Mais procédons par étapes et commençons par un peu d’étymologie. Ecologie,  « le discours sur la maison » et économie « la gestion de la maison ». Bon, voilà, il y a déjà un point commun « la maison commune », notre bonne vieille Terre. La première vise donc à analyser toutes les composantes de cet environnement et voir comment celles-ci interagissent entre elles ; la seconde se donne pour but de répondre aux besoins de la société grâce à l’allocation optimale des facteurs de production.

Comme on dit maintenant, cela a-t-il des chances de « matcher » ? Manifestement oui, puisque dès qu’il s’agit d’optimiser l’utilisation des ressources, qui in fine viennent toutes de cet ensemble qu’on appelle faute de mieux la Nature, l’écologie sera appelé à la rescousse pour analyser si la satisfaction optimale des besoins se fait sans utilisation déraisonnable des ressources.

Encore convient-il de définir ce qu’est la satisfaction optimale des besoins, qui n’est pas nécessairement la maximisation du plaisir qu’on en retire et là, normalement l’économie devrait nous aider.

Force est de constater que contrairement aux idées reçues, l’écologie est actuellement mieux outillée que l’économie pour répondre aux missions qui lui sont assignées. En effet, ce qui manque à l’économie c’est un véritable outil d’analyse de la satisfaction des besoins : les indicateurs de richesse, les PIB se situent dans une optique purement maximaliste où « mieux » égale « toujours plus ». Il manque les outils de mesure de ce qu’on pourrait appeler la satiété. Et même les tentatives de définir des indicateurs de mesure du bonheur n’y réponde qu’imparfaitement. Il y a donc là tout un champ de recherche ouvert à l’économie, à condition de ne pas le laisser aux seuls économistes patentés qui, pour la plupart, ne sont souvent que des économètres, c’est à dire des comptables et non des scientifiques.

Mais puisque aussi bien en écologie qu’en économie, nous avons mis « la maison commune » au cœur de la réflexion, il vient aussitôt à l’esprit une autre préoccupation qui est la place de l’être humain dans cette maison et comment collectivement ces êtres humains contribuent à s’approcher de cet optimum qui devrait être un peu le Graal des écologistes comme des économistes. C’est le sens de la réflexion autour de l’écologie politique. En la matière, le discours est très pluriel et on tatonne encore beaucoup. Ce nouveau manifeste https://www.marianne.net/Chloé Ridel : « Le temps de l’écologie républicaine est venu ! » pense, après d’autres, avoir trouver la pierre philosophale . Mais il ne s’agit que d’un manifeste de plus qui n’invente rien mais a le mérite de rappeler quelques fondamentaux oubliés. Ainsi concernant l’Etat, il a le mérite de rappeler son ambivalence, du moins en France. Etat stratège d’une part et Welfare State de l’autre. D’un côté, il répare dans l’urgence les gros accidents du quotidien et tente d’atténuer les inégalités et de l’autre il fait de la prévention à long terme en anticipant sur les risques à venir qu’il convient de conjurer. Mais pour autant, il est apparu à l’épreuve de ces derniers mois que L’Etat ne peut pas décider de tout, et que dans bien des domaines la société civile c’est à dire tous les corps intermédiaires y compris les médias, mais aussi toutes les formes d’organisations volontaires avaient un rôle prépondérant à jouer parce que c’est à leur niveau que l’action est la plus efficace. C’est en quelque sorte la mise en œuvre de la maxime de base du mouvement écologiste « Penser global agir local ». En l’occurence, ce serait « l’Etat pense, la société agit. » Reste à définir alors qui inspire l’Etat et le contrôle et comment la société se donne les moyens d’agir.

Tout cela exprime la multiplicité de chemins qui restent à explorer.

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