Eoliennes en mer :tirer les leçons du passé

C’est peu de dire que les premiers parcs éoliens en mer en France ont du mal à démarrer. Depuis que les marins-pêcheurs se sont mis en tête de mettre les bâtons dans les roues du projet, il ne se passe pas de semaine sans qu’il y ait un incident . Le dernier en date est assez cocasse si on regarde bien qui il met en scène https://france3-regions.francetvinfo.fr/Eolien en baie de Saint-Brieuc : l’euro-député Peter van Dalen à la rencontre des pêcheurs En effet, le dit député européen néerlandais est le même qui bataillait avec véhémence au Parlement Européen pour maintenir le droit des pêcheurs hollandais de pêcher à l’électricité, c’est à dire d’électrocuter tout être vivants dans l’eau dans périmètre assez vaste. Pour les fileyeurs français, c’est donc pire que le diable. C’est le même aussi qui dans un rapport a préconisé d’installer les futures fermes éoliennes dans les zones maritimes protégées. Pour les pêcheurs de coquilles Saint-Jacques, si respectueux des zones de reproduction de ces coquillages, c’est encore pire que le diable. Et pourtant leurs représentants l’ont accueilli à bras ouverts parce qu’il venait les soutenir. Comprenne qui peut.

Mais si ce parlementaire peut ainsi se pavaner, c’est qu’il peut se targuer d’un assez fort soutien populaire dans son pays . Il faut dire que au large des Pays-Bas, il s’en passe de drôles. Je vous ai parlé des mega-projets au large de Rotterdam, destinés en fait à produire l’hydrogène dont aura besoin la zone industrialo-portuaire la plus importante d’Europe. Un tel gigantisme a naturellement rencontré une forte opposition populaire mais vu les enjeux économiques, les pouvoirs publics bataves sont passés outre.
Il faut dire que l’éolien offshore est au cœur de leur stratégie comme le montre le graphique en annexe à cet article https://www.energiesdelamer.eu/L’ALLEMAGNE : les professionnels se rebiffent en attendant un ajustement aux objectifs 2030 et 2040 En effet, non seulement le littoral des Pays-Bas accueille actuellement plus de 50% des puissances installées en Europe, Royaume-Uni compris mais encore, cela représente 75% de la capacité éolienne du pays. Comme toujours la densification provoque un rejet. Et pour aller vite on a fait fi du consentement populaire. Et dans ces cas-là, il est vite fait pour un démagogue de se jeter sur ce mécontentement pour se forger une stature de défenseur des biens communs à bon compte( à condition bien sûr de tenir compte un peu des dits biens communs, ce qui, nous l’avons vu, n’est pas le cas)

C’est d’ailleurs ce que semblent avoir compris les pouvoirs publics danois qui, malgré leurs grandes ambitions en la matière et une assez longue expérience ont pris le temps de l’explication, aidés en cela par des structures de concertation et de recours incontestées et cela semble payer ttps://www.energiesdelamer.eu/VESTERHAV SYD ET VESTERHAV NORD : LES TRAVAUX PEUVENT COMMENCER

C’est en pensant à tout cela, gigantisme non maitrisé, mécontentement local, mépris ou concertation avec tous les usagers de la mer, risque de récupération démagogique, que les autorités françaises devraient se lancer dans le nouveau chantier de l’éolien offshore français https://reporterre.net/La Méditerranée, le prochain front de l’éolien en mer ?

En Occitanie, les marins n’ont pas le sang moins chaud qu’en Bretagne !

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