Les chemins de la transition passent aussi par la forêt

Dans le premier épisode de ce mini-feuilleton de l’été , deux personnages, un philosophe et un économiste, définissaient les 5 voies qu’il convenait de prendre pour assurer une évolution aussi harmonieuse que possible vers un monde qui n’aurait plus peur de la catastrophe écologique annoncée.
1 – Vers une réconciliation avec la nature
2 – Vers une civilisation techno-responsable
3 – Vers une culture de l’optimum
4 – Vers un nouveau consensus démocratique
5 – Vers une liberté positive

C’est un passage obligé pour toutes les entreprises qui ne savent pas quoi faire pour reverdir leur image ou qui, ne voulant rien changer à leurs pratiques ont trouvé ce moyen bien commode de communiquer positivement quand même : PLANTER un arbre.

C’est vrai que dieu sait si on nous a rebattu les oreilles avec ces arbres qui « captent » le carbone et restituent de l’oxygène, comme si ce mécanisme vieux comme la photosynthèse venait seulement de livrer ses secrets.

Du coup, on nous a vanté les mérites des grandes forêts équatoriales, en Amérique du Sud, en Afrique et en Asie. Certes on savait la forêt équatoriale africaine en mauvais état du fait de l’exploitation massive de l’industrie du bois. On savait aussi qu’en Indonésie la forêt n’allait guère mieux du fait des défrichements massifs pour les besoins des plantations à usages industriels (palmiers à huile, etc…). Mais du moins, restait l’Amazonie que son seul gigantisme aurait dû protéger de tels avatars. Hélas, il nous faut déchanter https://www.huffingtonpost.fr/L’Amazonie commence à émettre du CO2 au lieu d’en absorber

Avec de telles catastrophes, il faudrait un miracle ou de titanesques efforts du reste du monde pour rétablir l’équilibre et faire en sorte que la planète trouve des poumons de secours.

A cet égard, l’annonce faite par l’Union Européenne aurait de quoi réjouir https://www.ouest-france.fr/L’Union européenne va planter 3 milliards d’arbres pour absorber ses émissions de carbone s’il n’y avait derrière quelques arrières-pensées mercantiles de certains pays, dont la France, pour lesquels la forêt doit rester avant tout la base d’une industrie prospère. Les mêmes causes produisant les mêmes effets, s’ils ont le même état d’esprit que leurs collègues brésiliens, gabonais ou indonésiens, il est inéluctable que cet effort de reboisement ne produira pas tous les effets escomptés…si tant est que 3 milliards d’arbres soit la bonne solution.

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