Vers un juste retour des choses

Quand un Président dit : « quoi qu’il en coûte ! » tout le monde comprend que ça va être du sérieux et que pour une fois l’Etat ne va pas tergiverser et ne pas mégoter [pardon madame Pompili]. Cela dit, il aurait aussi bien pu dire « Quoiqu’il m’en coûte ! » car l’effort a été fait bien que cela aille totalement à l’encontre de la doxa libérale concernant l’équilibre budgétaire.

Pour l’instant, encore sous l’effet euphorisant de ce dopage, l’économie française ne ressent pas encore l’angoisse des remboursements qu’il va falloir faire.

Certains «économistes optimistes ont beau dire que la dette publique est même un bien pour l’économie, je reste sceptique sur la perénnité de leurs schémas.

Il va donc falloir de l’argent, beaucoup d’argent même pour boucher le trou. Une des solutions envisageables est de réduire la valeur de la monnaie donc de laisser courir un peu l’inflation mais cela a ses limites car en général, l’augmentation continue des prix est un impôt invisible prélevé sur les plus humbles et pas sûr que cela se fasse sans vague cette fois-ci.

Une autre solution est d’aller chercher l’argent là où il est, c’est à dire dans les réserves des Français notamment ceux dont le patrimoine a le plus profité de cette crise dont on espère qu’elle va bientôt toucher à sa fin.

Cela tombe bien car l’assiette de cet impôt sur les riches n’arrete pas de grandir et cela devrait donc rendre la récolte plus abondante https://www.ouest-france.fr/La France compte désormais 109 milliardaires, contre 95 l’an dernier

En effet, non seulement, ils sont plus nombreux mais en plus chacun s’est fortement enrichi en moins de deux ans, les plus riches ayant encore mieux profiter que les autres.

Les Français en sont d’accord qui à 66% se déclarent favorables à une imposition (provisoire?) des plus riches.

Il y aura donc un débat sur qui sont ces plus riches. A partir de quel niveau de patrimoine peut-on considérer qu’on est devenu un contributeur nécessaire au redressement de nos finances publiques.

D’ailleurs ce taux de 66% de gens favorables à un impôt sur les grandes fortunes m’interroge. Pourquoi existe-t-il quand même 1/3 des Français interrogés pour penser qu’il NE FAUT PAS aller chercher l’argent là où il se trouve ? Sont-ils fatalistes et considérent-ils que de toute façon, « ces gens-là » trouveront toutes les combines pour contourner l’obstacle ? Sont-ils dogmatiques et pensent-ils que la richesse génére de la richesse et que l’effet de ruissellement les rendra heureux aussi par contrecoup ? Mais aussi pensent-ils peut-être qu’ils pourraient être concernés car leur bas de laine a un peu gonflé ? Vaniteux, va ! Mais cela me renverrait alors à la question précédente : qui est riches ?

Pour éviter d’avoir à trancher, ne taxons que les plus riches, c’est plus vite rentable, c’est socialement plus acceptable et cela rétablirait un peu d’équilibre dans la société, car n’oublions pas que la plupart des périodes de grands bouleversements ont été précédés d’une période plus ou moins longue où progressivement, les richesses d’une société se sont concentrées dans un nombre de mains de plus en plus réduit. Du coup, même les plus riches ont à y gagner, de peur d’avoir en tout perdre.

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