Climat : les chemins de l’évolution.

Les plus optimistes parlent encore de transition. Les plus pessimistes parlent de regression. Les plus réalistes parlent d’adaptation. Malgré ces nuances importantes, tous disent la même chose : demain ne pourra plus être comme hier et l’évolution risque d’être au moins aussi significative que ce que l’Humanité a connu sous le nom de révolution industrielle puis de seconde révolution industrielle Certains même parlent de changement de civilisation https://usbeketrica.com/« Urgence climatique : nous sommes en train de basculer de civilisation »
Je ne suis pas sûr que l’expression changement de civilisation soit exagérée tant les pistes évoquées ici bouleversent nos système de valeurs et nos modes de pensée.

Imaginez le programme en 5 points que ceux-ci nous proposent :
1 – Vers une réconciliation avec la nature
2 – Vers une civilisation techno-responsable
3 – Vers une culture de l’optimum
4 – Vers un nouveau consensus démocratique
5 – Vers une liberté positive

C’est un peu le rebours des sociétés telles qu’elles existent actuellement aussi bien dans les vieux pays industriels que dans les pays qu’on a dit émergents.
1-La nature est quand même la principale victime de l’activité humaine depuis le début du XIX° siècle.
2-L’irresponsabilité technique est quand même le versant noir du progrès technique sur lequel s’est fondé pendant des décennies, l’idée même de modernité.
3-Tous les matheux connaissent la différence existant entre maximum et optimum. Le paradoxe est qu’en France par exemple, où les matheux [polytechniciens et consorts] tiennent le manche depuis plus d’un siècle, on continue a raisonner en terme de maximum dès qu’il s’agit de produire et vendre sans tenir compte de la décroissance de la courbe d’efficience globale.
4-Les démocraties vont mal et ce malaise s’étend jusqu’aux projets les plus vertueux écologiquement parlant (voir ce que j’ai écrit sur les éoliennes par exemple) et ce n’est pas le lamentable échec des propositions pourtant consensuelles de la Convention Citoyenne pour le Climat qui nous convaincra du contraire.
5-La notion de liberté positive est peut-être le plus difficile à comprendre au premier abord, notamment parce que enfants gâtés d’une société d’abondance et de recherche de la satisfaction immédiate, nous avons perdu la notion de choix responsable. L’auto-contrainte, comme ils disent est AUSSI un forme de reconquête de son libre-arbitre et de sa responsabilité individuelle.

Comme on le voit, il s’agit bien d’une remise en cause globale, aussi bien des mécanismes qui structurent nos économies que de nos relations sociales ou de nos comportements individuels.

A cet égard, parlons donc plutôt de révolution que d’évolution. Mais alors, s’il s’agit d’une révolution, cela voudrait dire que Madame Lagarde avait tort : une révolution, ce n’est pas un mouvement de 360° mais seulement de 180°.

Vu l’urgence de la situation, la question vient: en prend-on le chemin ?

Cela mérite investigation. J’en parlerait donc demain.

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