Histoires d’eau!

Une histoire qui pourrait n’être qu’une affaire de cornecul comme il en existe dans tous les territoires ruraux, a agité le bocage normand ces dernières années .Il s’agissait de démanteler des micro-barrages hydro-électriques afin de rendre à certains cours d’eau leur sauvagerie naturelle, au nom bien entendu de la biodiversité et la préservation des habitats sauvages. Le but était d’atteindre cela https://www.leparisien.fr/Bretagne : le Léguer, une rivière redevenue sauvage

Voilà une intention écologique louable et tout le monde ou presque aurait dû la soutenir. Mais il y eut des oppositions avec un tas de procédures à la clé. Finalement, l’Etat a eu gain de cause et du coup, les souvenirs amers remontent à la surface https://www.ouest-france.fr/Barrages du Sud-Manche. « Le dimanche, on prenait les cannes et on partait au lac » Les services de l’Etat avaient en effet oublié que depuis que ces barrages et les retenues existaient, de nouvelles habitudes étaient nées. Le plus ironique de l’histoire est que les étangs ainsi créés étaient devenus des lieux d’observation pour des écologistes car de nouveaux habitats en zones humides s’étaient développés. En effet, la Nature a ceci de particuliers qu’elle s’adapte toujours aux circonstances. Dans le bilan écologique global, il aurait fallu en tenir compte et ne pas considérer uniquement la continuité des parcours pour les poissons.

En outre, c’était oublier aussi que ces barrages étaient également des installations de production d’énergie électrique totalement décarbonée. A l’époque où le ministère de l’écologie cherchait de nouveaux talents pour diriger ses services déconcentrés, la résolution de ces contradictions apparentes faisait partie des tests permettant de juger de la capacité des impétrants à gérer des conflits d’usage entre diverses parties prenantes. En général, le test donnait des résultats plutôt mitigés.

Notez qu’à l’époque, la recherche en matière de production d’énergie d’origine renouvelable n’était pas aussi avancée que maintenant. Mais aujour’hui, il existe des réponses technologiques adaptées, les hydroliennes de rivière https://www.energiesdelamer.eu/PROPOSITION DE THÈSE SUR UNE HYDROLIENNE DE RIVIÈRE En effet, avec ces petites turbines posées au fil de l’eau, plus besoin de barrages et les poissons, à condition de ne pas se laisser happer par les pales, peuvent sans risque remonter jusqu’à leurs frayères. Il ne serait pas tout à fait inutile d’y penser pour pouvoir combiner deux impératifs qui semblent, pour l’instant, incompatibles aux services de l’Etat, la préservation de la biodiversité et le développement des énergies décarbonée.

Voilà un beau sujet pour améliorer s’il est encore temps, lors des navettes parlementaires, le contenu de la loi Climat et Résilience.

Mais il est d’autres histoires d’eau bien plus dramatiques et la Turquie nous rappelle à son mauvais souvenir avec ceci https://www.ouest-france.fr/Turquie. Ankara réduit le débit de l’Euphrate, la Syrie subit Ce n’est qu’une illustration de plus des conflis pour l’eau qui éclateront inévitablement dans des zones de tension, comme ici, mais aussi entre Israël et la Palestine, les Etats-Unis et le Mexique, l’Inde, le Bangla-Desh et les Etats Hymalayens.

Et je ne vous parle même pas des luttes tout aussi picrocholines qu’en Normandie qui affectent le Sud-Ouest autour des retenues collinaires et des « bassines ».

Partout, l’eau c’est la vie ! Sachons en faire, collectivement, un aussi bon usage que possible !

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