Les emplois de demain

Les économistes (c’est comme cela qu’on appelle ceux qui font profession de décrire notre avenir en se trompant une fois sur deux) parlent des nouveaux emplois dans la haute technologie, dans les activités dématérialisées, dans les activités relationnelles (expliquez-moi comment on peut être à la fois dans la relation personnelle et dans la dématérialité).
Mais ils oublient souvent que l’activité humaine c’est aussi et encore de produire et d’échanger des biens matériels et que ceux-ci n’ont vraiment de valeur que s’ils nous font de l’usage.

Evidemment cela nécessite d’admettre que le modèle productif qui a été le notre depuis 80 ans n’est peut-être pas ce que l’humanité a fait de mieux. Cela nécessite aussi d’admettre que des vieilles recettes, remises au goût du jour grâce à l’inventivité des hommes (appelons ça l’innovation pour être compris des économistes), peuvent assurer à une part non négligeable de la population, une place dans une société où on n’existe que si on produit.

Pour illustrer ceci, je vais prendre deux exemples. Certes on me dira qu’il ne s’agit que de niches. Dans l’un ou l’autre des cas, c’est peut-être vrai mais pas forcément.

La France a perdu son industrie textile ou peu s’en faut. Et pourtant, il existait en France, comme dans la plupart des pays de l’Europe du Nord une forte tradition industrielle textile.
Mais la mode de la délocalisation a fait des dégâts considérables mais peut-être pas irréversibles. La preuve en est que lorsque des acteurs passionnés se mettent à travailler ensemble, cela peut produire des bons résultats https://www.novethic.fr/le lin, fer de lance d’une filière textile française écologique
Certes un T-shirt à 45 euros, c’est sûrement excessif mais d’un autre côté quand vous payez un T shirt à 5 euros, il faut bien vous dire que dans le processus de production qui aboutit à ce prix, il y a des tas de personnes qui ont travaillé pour pas grand’chose, l’agriculteur qui a produit la fibre, l’ouvrier textile qui a transformé la fibre, le façonnier qui a cousu l’objet et peut-être même le vendeur qui vous l’a proposé. On doit pouvoir trouver un juste milieu en améliorant les processus de fabrication Un peu d’innovation technologique dans cette filière naissante devrait y aider.
Et qu’on ne me dise pas que ces cultures sont mal adaptées à nos régions. Elles firent même la fortune d’un pays à partir du XV° siècle et jusqu’au l’orée de la révolution industrielle qui amena les produits des manufactures anglaises http://patrimoine-et-environnement.fr/Le lin a fait la fortune du Léon

A l’autre bout du spectre technologique, nous avons le secteur de l’énergie. Evidemment les perspectives ne sont pas identiques partout. Espérer créer encore des emplois dans les energies fossiles c’est littéralement avoir la foi du charbonnier. En faire autant dans le nucléaire c’est faire partie du noyau dur qui croient que la supercherie du « nucléaire, énergie verte » suffira pour lever les reticences à son redéploiement.
Et puis il y a le secteur des énergies renouvelables et parmi celles-ci, l’énergie éolienne offshore. Si j’en crois cette étude, https://www.energiesdelamer.eu/RYSTAD ENERGY : les offres d’emplois pour l’éolien offshore vont tripler d’ici 2030 les perspectives mondiales sont riantes. Et l’article se termine par cette interrogation « et pour la France? »Et bien justement pour la France, on commence à avoir des chiffres précis https://www.energiesdelamer.eu/AILES MARINES POUR LE PARC ÉOLIEN EN MER DE SAINT-BRIEUC ANNONCE 1500 EMPLOIS EN FRANCE

Tout ceci peut vous paraître bien anecdotique et ce n’est pas avec ceci qu’on va bâtir l’activié économique de demain. Je n’en disconviens pas mais je rappelle quand même que je ne suis qu’un modeste chroniqueur du quotidien qui fait son miel du pollen de l’actualité. Je n’ai donc pas l’ambition d’une vision exhaustive autant que prospective des emplois de demain. Ce serait plutôt le rôle d’un Commissaire au Plan, s’il en existait un.

Pardon ?

On vient de me dire qu’il en existe effectivement un et qui réclame un Plan Marshall. Mais pour quoi faire , diantre ? Savez vous au moins si les milliards que vous allez deverser vont arriver dans un sol caillouteux ou dans un riche limon. Si vous ne savez pas encore, jouez la sécurité et investissez là où cela devient urgent https://www.lemonde.fr/Sciences : le déclin français s’accentue car tout part de là. La science est féconde de la recherche, la recherche de découvertes, les découvertes de produits, procédés et processus nouveaux. Si on s’appuie sur mes deux exemples, il y a là une nouvelle piste pour orienter ces milliards destinés au développement de la science , être « earth friendly ». Rien que cela ouvre de larges perspectives.

Bon courage monsieur le Commissaire !

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