Loi Climat : en juin, on parlait même d’un référendum

Dans la foulée d’une transmission sans filtre des propositions au Parlement, Jupiter qui n’et jamais aussi lyrique que lorsqu’il est gêné aux entournures annonçait même l’éventualité d’un référendum pour ancrer dans le paysage législatif français certaines propositions de la CCC « Plus c’est précis, clair et détaillé, plus ça peut être « sans filtre », expliquait-il. Le « sans filtre » se déclinera selon notre droit : le règlement, la loi (débattue au Parlement), et ce qu’on décidera de mettre devant le peuple français par référendum » claironnait-il même lors du lancement des travaux

Ces 150 mesures, présentés en juin 2020, ont fait l’objet d’un consensus interne, c’est dire si dans l’ensemble elles n’ont rien de révolutionnaires. Certains même pensent qu’on n’est pas allé assez loin et que pour obtenir le consensus justement on s’est bien gardé de traiter les sujets qui pourraient fâcher https://www.actu-environnement.com/Les « oublis » de la Convention citoyenne pour le climat

De ce fait, au mois de juin, le Tonnant (Jupiter est toujours affublé de cet épithète même si sa foudre n’est qu’un pétard mouillé) de l’Élysée se trouvait fort marri, il avait sur les bras des propositions jugées tièdes alors que ses experts lui demandaient des propositions fortes https://www.euractiv.fr/Convention citoyenne : Emmanuel Macron au pied du mur
Manifestement, à ce moment-là, pour les observateurs les plus pointilleux, l’opération de communication politique ressemblait fort à un coup d’épée dans l’eau. Il fallait donc une annonce forte pour sauver les meubles.

Lors des ultimes débats de la Convention citoyenne, la question du référendum avait été abordée sans arrière-pensée et perçue même comme une avancée démocratique pour peut qu’on en fasse un temps délibératif. Ainsi le 18 juin le journal La Croix pouvait titrer ceci https://www.la-croix.com/La Convention citoyenne pour le climat veut réhabiliter le référendum
Mais trois jours de débats supplémentaires semblaient avoir permis à cette question de se décanter et finalement le référendum se révélait un outil démocratique à utiliser avec précaution. Du coup le même journal pouvait sans ciller titrer ainsi le 21 juinhttps://www.la-croix.com/La convention climat, méfiante sur le référendum

On en était là jusqu’à ce que en décembre, de l’Elysée, vienne la réponse censée débloquer le dossier par le haut. Il y aura bien un référendum. Aussitôt, les juristes se lancèrent sur la piste pour débusquer une éventuelle manipulation. En voici un exemple https://www.actu-environnement.com/Révision constitutionnelle : progrès symbolique ou juridique ?

On aurait pu en rester là et oublier provisoirement le référendum, en attendant des jours meilleurs mais cela ne répondait que très imparfaitement aux 149 propositions restantes de la Convention Citoyenne. Il fallait donc d’autres décisions, d’autres mesures dont une loi. D’où la loi Climat qui émergea au cours du mois de janvier.

Mais ceci est une autre histoire.

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