Burger folies , barbaque blues !

Hier, les volailles étaient l’objet de mon attention suspicieuse mais cette suspicion pourrait s’appliquer à toutes les viandes. J’espère ne pas vous avoir dégoûter définitivement de la consommation de tout aliment carné, car telle n’était pas mon intention.

Je souhaitais juste attirer votre attention sur les dérives qu’entraînent notre demande croissante de viande, dont la viande synthétique n’est peut-être que l’avatar le plus désastreux.

En creusant un peu la question, nous pourrions remarquer que, surfant sur la vague de la transition climatique, les promoteurs de cette viande plastique ne mettent en avant que l’avantage en terme d’émission de gaz à effet de serre. Ça, c’est une merveilleuse récupération des communicants d’avoir enrôler la lutte contre les dérèglements climatiques dans leur stratégie de conquête de nouveaux marchés par les nouveaux maîtres du capitalisme u XXI° siècle.De fait, il vous a peut-être échappé que derrière ces petites entreprises qui explorent ces pistes issues des laboratoires il y a pour les financer, parmi les plus grandes fortunes actuelles qui font d’une pierre trois coups : retrouver une virginité « écologique », s’embaucher dans le combat pour le »bien-être animal », quasiment « anti-spécistes » comme on dit maintenant pour paraître aussi cuistre que possible, et trouver un nouveau débouché à leurs gigantesques capitaux qui s’ennuient à ne pas faire suffisamment de petits.

Décortiquons un peu ce discours, en commençant par l’avantage écologique en mettant aussi en évidence les inconvénients en termes environnementaux, sanitaires et diététiques. Pour ce faire, je n’ai pas trouver mieux que cet article d’Ouest France qui dévoile bien le dessous pas toujours rassurant de ces steacks en éprouvette https://www.ouest-france.fr/La viande « cultivée » en laboratoire est-elle vraiment sans risque pour la santé ?
Vous l’avez lu ? Edifiant, non ?

Donc, on laisse tomber ces pratiques d’apprentis-sorciers. Ils veulent nous refaire avec la barbaque synthétique, le même tour de passe-passe que leurs prédécesseurs nous ont fait il y a plus de 60 ans avec d’autres produits synthétiques, censés nous apporter le bonheur, les plastiques sous toutes les formes. On connaît la suite.

Du coup,nous sommes bien obligés de nous poser la question de notre attachement à cette consommation carnée.
Il fut un temps pas si lointain où avoir de la viande à table à tous les repas ou au moins une fois par jour était le privilège des plus fortunés et que c’était une preuve de l’ascension sociale d’accéder à ce statut de carnassiers civilisés au moins trois ou quatre fois par semaine. Revenir là-dessus peut être perçu comme un déclassement par certains qui n’ont pas oublié la valeur symbolique du « pouvoir se payer l’entrecôte ». Du coup, n’oublions pas non plus que pour une grande partie de la population mondiale, cela reste un luxe inaccessible, exception faite d’une partie du sous-continent indien, qui considère la consommation de viande comme un sacrilège.

Donc nous restons majoritairement attachés à notre bout de viande et nous espérons que les autres y est aussi droit. Cependant, nous ne pouvons évacuer cette autre réalité, que les vaches paissent, que les vaches pètent et que tout ça produit des gaz à effet de serre [et en cela les promoteurs de la viande plastique ont raison et c’est ce qui fait la force apparente de leur discours, bâtir une argumentation fausse sur un constat vrai].

Alors que faire ? Voici ce que nous disent deux chercheuses dans la revue intellectuelle de l’institut de l’Entreprise [on a parfois les références qu’on peut] https://www.societal.fr/Céline Bonnet : Réduire la consommation de viande est l’un des défis majeurs des prochaines décennies Il est symptomatique que cette technocrate émette des doutes certains sur les solutions technocratiques que pourtant elle présente et que finalement pour elle, la seule solution vienne du changement de nos mentalités.

Son constat trouve un écho chez cette autre chercheusehttps://www.societal.fr/Mechemache : La sensibilisation est l’outil le plus puissant pour réduire l’impact carbone de l’élevage
Et il semblerait qu’elles aient raison.

En effet, le constat suivant n’est pas une conséquence que la pandémie actuelle https://www.letemps.ch/Baisse inédite de la consommation de viande dans le monde puisque d’une part cette tendance était déjà perceptible en 2019 et que d’autre part, certaines études de consommation montre qu’épisodiquement la consommation de viande a remonté un peu pendant les périodes de confinement.

Il y a là des raisons d’espérer qu’un nouveau modèle va progressivement s’installer , « moins mais meilleur ». Accessoirement, il peut s’appliquer aussi à tout ce que nous consommons ou utilisons. On appelle ça la frugalité heureuse.

Une exception pourtant à ce modèle vertueux, le réveillon, en espérant que je ne vous ai écrit ne vous a pas coupé l’appétit.

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