« A..on » : des pétitions en ligne, un procédé cavalier !

Au moins deux pétitions ont été lancées contre le géant de la vente en ligne, l’une pour réclamer « Noël sans A…on », l’autre pour créer une taxe spéciale sur ses ventes
https://www.francetvinfo.fr/« Stopper Amazon avant qu’il ne soit trop tard » : l’appel de plus d’une centaine d’ONG, de syndicalistes, de citoyens et d’élus
https://www.lemonde.fr/Une pétition d’élus et de personnalités réclame un « Noël sans Amazon »
https://decouverte.challenges.fr/Amazon: appel de politiques et syndicats pour une taxe sur les ventes
Voilà des attaques frontales contre celle qui apparaît manifestement comme l’une des plus grandes bénéficiaires de la crise économique née du confinement forcé des principales société occidentales.

Mais quelle peut être leur portée? La première n’est rien d’autre qu’un appel à un boycott et un boycott n’est efficace que s’il est largement suivi. Et si ceux qui décident de ne pas acheter sur ce site étaient justement ceux qui n’ont JAMAIS acheté en ligne, ce serait un coup d’épée dans l’eau.
Quant à la seconde, elle est encore plus saugrenue : créer une taxe spécialement pour une entreprise, c’est lui faire trop d’honneur et surtout cela risque d’être rejeté par le Conseil d’Etat et si ce n’est par lui, par les services de la Commission Européenne qui y verrait une distorsion de concurrence. Un comble !

Mais manifestement ces deux pétitions ont eu un petit effet puisque aussitôt un site qui promeut une économie « responsable dans le cadre d’une mondialisation heureuse » a aussitôt produit une analyse qui pourrait apparaître aux esprits mal tournés comme un contre-feu  mais qui ne dit pas que des âneries : https://www.novethic.fr/si seulement Amazon n’existait pas
La question d’après cet article n’est en effet d’abord qu’une question d’adaptation à un monde qui change et comme toute mutation, elle créée des frictions et élimine ceux qui ne peuvent s’adapter. C’est d’ailleurs ce que pense un des compères de la galaxie GAFA puisqu’il propose dans un geste philanthropique, d’aider les plus faibles à avancer : https://decouverte.challenges.fr/Reconfinement: Facebook veut aider les petits commerces français à vendre en ligne

Plus largement la question que pose cette entreprise et ses concurrents, c’est le type de société dans laquelle nous souhaitons vivre demain. Car c’est en fait de cela qu’il s’agit et le maintien à un niveau élevé de l’activité économique de cette entreprise alors que le reste de l’économie était atone en plein confinement est symbolique du type de relations sociales qu’induit ce type d’achat , un monde sans contact, sans déplacement où chacun « vit » dans sa bulle, puisque c’était à cela que nous étions réduits de mars à mai 2020 et depuis fin octobre 2020. Dommage que les pétitionnaires n’aient pas plus insisté sur ce point, mais il est vrai que porter le débat sur un niveau philosophique ne pousse pas à la signature massive d’une pétition. C4est d’ailleurs le principal défaut de la démocratie pétitionnaire , elle ne fonctionne que sur des schémas simplistes et des mots d’ordre primaires.

Cet article, publié dans l'économie comme on la subit, est tagué , , . Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.