rouge+vert=brun. Est-ce bien vrai ?

Pour certains, c’est un fait entendu, la « finance » a commencé sa prise de conscience et entamé sa mutation pour tenir compte des enjeux globaux. On peut en être intimement persuadé, et il y en a pour le croire; certains peuvent aussi avoir encore quelques doutes, et j’en fais partie. Mais c’est déjà une belle avancée que dans des débats budgétaires, deux dimensions nouvelles soient prises en compte, l’environnement, hélas le plus souvent ramené à sa dimension climatique, et la solidarité sociale, hélas le plus souvent considérée comme l’indispensable accompagnement financier des mutations du marché de l’emploi lié justement à la transition climatique [quoique cette expression n’ait pas grande signification]

Cela a permis à une publication consacrée exclusivement à l’information communautaire de faire ce titre haut en couleur : https://www.euractiv.fr/Finance : virer au vert en étant dans le rouge Cela m’a rappelé mes lointains cours de dessin où j’appris qu’étaient complémentaires deux couleurs par ailleurs opposées, le vert et le rouge, comme le jaune et le violet ou le bleu et l’orange. Belle leçon de philosophie en classe de 5° : les opposés se complètent sur la toile. Mais ce qui me surprit le plus c’est que la combinaison de ces deux couleurs donnait toutes les nuances de brun selon les proportions du mélange. Quand on connaît l’étymologie gauloise du mot brun, c’est un tout autre symbole sur lequel je ne m’appesantirai pas

Passons outre provisoirement à ces considérations picturales pour se féliciter d’une telle initiative qui devrait apporter un peu plus de solidarité entre les Etats Membres de l’Union, compte tenu des mécanismes de répartition volontairement inégalitaires des masses financières ainsi mobilisés. Les pays économiquement en retard seraient donc les principaux bénéficiaires de cet ambitieux plan de relance.

C’est pourquoi il est difficilement compréhensible que deux d’entre eux en empêchent la mise en œuvre en usant de leur droit de veto : https://www.lemonde.fr/La Hongrie et la Pologne bloquent le plan de relance européen
On découvre en lisant cet article que la raison de ce refus est idéologique : « …..elles refusent que le versement des fonds communautaires soit désormais conditionné au respect de l’Etat de droit, comme cela est théoriquement prévu à compter de l’an prochain….. ».

Il est indéniable que le respect de l’état de droit est un des principes fondateurs de l’Union depuis sa création. C’est pourquoi, la déclaration du Premier Ministre hongrois est particulièrement outrecuidante : « Nous n’avons pas créé l’UE pour avoir une deuxième Union soviétique », Il ne faut pas manquer d’air quand on se souvient que lors de la création de l’UE, son pays était loin même de rêver à rejoindre cette petite Europe contre laquelle il avait contribué à créer un concurrent le COMECON sous influence communiste.

Mais ce qui chagrine fondamentalement les dirigeants actuels de ces deux pays c’est qu’en imposant le strict respect d’un état de droit, l’Union européenne vient contrebattre leurs projets qui s’inspirent le plus souvent des idéologies qui prévalurent en Europe Centrale et méridionale dans les années 30 et plus connue sous le nom de » peste brune », par référence à la couleur des chemises de leurs troupes d’assaut.

Comme quoi, de nos jours, rouge et vert ne donne pas forcément du brun , heureusement !

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