Il n’y a plus d’après……….. sauf dans les énergies « sales »

Rappelez-vous, ce n’est pas si vieux que cela. Pendant que nous confinions, nous cogitions itou en pensant que le monde d’après (sous-entendu « après le confinement ») ne pourrait plus être comme celui d’avant. Hélas, des signaux émis plus ou moins puissamment par ceux qui actuellement décident, laissent penser que le rêve est peut-être en train de passer, naïfs que nous étions !

Ainsi, certains , exaspérés de vivre en permanence avec des instruments électroniques connectés afin de ne pas perdre le contact avec le reste du monde, s’étaient pris à rêver d’un monde où on pourrait surfer sans remord puisque l’énergie serait devenu propre

C’est en gros l’idée émise par un expert (un de plus) le 15 avril 2020 https://www.actu-environnement.com/Covid-19 et énergie renouvelable, préparer le monde d’après
Pourquoi pas en effet, puisque on espérait que le « parlement du futur », convoqué par Macron pour désamorcer la crise née de la révolte des gilets jaunes, allait proposer des mesures allant dans ce sens . Dans les propositions finales de cette Convention citoyenne pour le Climat, cette question centrale que représente la façon dont nous nous fournissons l’énergie nécessaire pour produire, se déplacer, se loger ou se nourrir n’a pas été abordée de front puisque de toute façon, on ne pouvait pas évoquer le nucléaire, sujet jugé éminemment polémique parait-il, et sans réflexion sur l’avenir du nucléaire, il est vain de faire la moindre prospective sur le mix énergétique français.

Mais sans attendre l’avis citoyen, notre Jupiter avait déjà décidé de « laver » notre énergie électrique sali par le charbon. Et de fait début septembre, on pouvait encore y croire. https://lenergeek.com/2020/09/10/centrales-charbon-gardanne-fermer-fin-2020/centrales au charbon : Gardanne devrait fermer d’ici fin 2020, Saint-Avold en 2022
Voilà des annonces concrètes qui, en plus, ont le mérite de lever un coin de voile sur la stratégie du propriétaire du groupe EPH, également gros actionnaire du journal Le Monde, qui, dans cette perspective, n’aurait racheter ces centrales que pour pouvoir toucher des primes à la casse.

Mais même cette stratégie, un peu tordue, n’est peut-être pas la plus probable puisque quasiment le même jour, on nous annonçait cela aussi https://www.ouest-france.fr/economie/entreprises/edf/en-france-les-centrales-a-charbon-ont-deja-repris-du-service-6979689 En France, les centrales à charbon ont déjà repris du service
Du coup, on a l’impression de s’être fait avoir, puisque loin de les fermer l’autorité régulatrice pousse à leur utilisation à plein. Compte tenu du contexte de pénurie apparue, on peut se demander à quel prix cette « énergie sale » est rachetée. Du coup, ce serait AUSSI une bonne affaire en soi d’avoir acheté des centrales à charbon dont personne ne voulait plus. Mais au fait, pourquoi cette pénurie ? L’article nous apprend que près de la moitié des centrales nucléaires (24 sur 56) est à l’arrêt parce que le programme de maintenance aurait été chamboulé par le COVID. L’explication vaut ce qu’elle vaut mais une telle situation était déjà apparue lors d’étés précédents. En effet, les centrales nucléaires, comme l’éolien ou le photovoltaïque, peuvent être, dans certaines conditions météorologiques exceptionnelles, soumis aux aléas climatiques. C’est notamment le cas lors d’épisodes caniculaires intenses ou lors de sécheresse durable, car les réacteurs ont besoin d’être refroidis en permanence et l’eau est le seul réfrigérant naturel disponible.

Il convient donc d’avoir à l’esprit tout cela quand on examine la nouvelle proposition de l’industrie nucléaire https://lenergeek.com/2020/09/01/petites-centrales-nucleaires-soutien-renouvelables/vers des « petites » centrales nucléaires en soutien de sources renouvelables ?
L’idée vient des multi-milliardaires de la Côte Ouest des Etats-Unis, les mêmes qui après s’être enrichis grâce au Net, investissent à tour de bras dans des technologies qui peuvent faire frémir, comme le steack sans viande, les véhicules sans chauffeur. Cela ne suffit donc pas à les rendre crédible. Cela ne contribue pas non plus à rendre l’énergie nucléaire inoffensive. Il faudra toujours des mesures de sécurité draconiennes et plus il y aura d’implantations de petite taille, plus il sera difficile d’être vigilant partout et en même temps. Il y aura toujours des déchets radio-actifs et plus il y aura d’implantations de petite taille, plus il sera difficile de collecter et de transporter dans des conditions de sécurité sanitaire acceptables, ces encombrants colis. Et pour les stocker où ?

Mais comme il est communément admis, en France du moins, que le développement des énergies renouvelables n’est concevable que s’il peut s’appuyer sur une base pérenne, le nucléaire. Cherchez l’erreur ! En attendant, les belles perspectives d’un avenir décarboné et dénucléarisé restent notre horizon, c’est à dire une ligne qui s’éloigne au fur et à mesure que nous avançons.

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