En germe, doit-il toujours pleuvoir où c’est mouillé ?

En dix ans de temps, le billet le plus lu sur mon blog portait ce titre un peu sybillin « il pleut toujours où c’est mouille, vieux proverbe breton » qui parlait en fait de cette tendance lourde de l’économie mondiale qui aboutit à ce que les riches deviennent de plus en plus riches au point que c’ en est indécent et que les pauvres deviennent de plus en plus pauvres au point que c’en est révoltant

En ceci, la crise que nous traversons n’a pas fondamentalement changé la donne si on en croit cet article https://www.lefigaro.fr/Ces milliardaires américains qui se sont enrichis pendant la pandémie
C’est également ce que dit un des économistes les plus médiatiques de France : https://www.france24.com/Thomas Piketty : « Je suis frappé par la violence des inégalités sociales dans cette crise »

Naturellement, il en tire une conclusion qui colle pile-poil avec ses thèses antérieures: https://www.liberation.fr/Thomas Piketty : «Pour faire face à la crise du Covid, il faut créer un nouvel impôt sur la fortune»
https://www.youtube.com/watch?v=9PiLMJxJftU Il faut rétablir l’impôt sur la fortune
Sauf que cette fois-ci, il aurait peut-être raison : à période exceptionnelle, solution exceptionnelle. Quand on manque d’argent, soit on en fabrique, c’est ce qui a était fait lors de la crise financière de 2008, avec les conséquences qu’on connait sur l’entassement de masses financières inimaginables par le commun des mortels entre quelques mains, soit on va en chercher là où il y en a. C’est d’ailleurs ce qu’avait fait le Président Roosevelt et avant lui le président Wilson lorsqu’il fallut pour l’un financer l’entrée en guerre en 1917 et pour l’autre financer son New Deal et sortir de la Grande Dépression.

Or la lecture des palmarès de publications comme Forbes nous montre où se trouvent cet argent. Mais pour que cela soit efficace il faudrait que cette taxation à des taux confiscatoires (Roosevelt était passé de 63% à 91% pour le taux maximum) se fasse à une autre échele que la France. Reste alors à espérer que Monsieur Picketty est aussi écouté qu’il n’est lu Outre-Atlantique.

Mais si on reste en France, il y a quand même de la matière. En effet, la lecture sur ces 5 dernières années des titres des publications financières se passe de tout commentaire.
Quand les dividendes portent le CAC 40 à son record …13 mars 2015 
Dividendes records 2016 : qu’est-ce que cela annonce …
Le CAC 40 va verser 46 milliards de dividendes en 2017 | Le …
CAC 40 : 46,8 milliards d’euros de dividendes versés en 2018 …
Les dividendes du CAC 40 ont fortement augmenté en 2019

ou encore ceci
-https://www.latribune.fr/economie/france/la-tresorerie-des-grandes-entreprises-au-mieux-depuis-2007-513553.htmlLa trésorerie des grandes entreprises au mieux depuis 2007 Par latribune.fr | 14/10/2015
-https://www.credit-agricole.fr/entreprise/conseils/magazine/tout-un-mag/la-tresorerie-des-grandes-entreprises-s-ameliore-fortement.htmla trésorerie des grandes entreprises s’améliore fortement 04/05/2017 –
-https://www.afte.com/enquete-rexecode-de-juillet-2019-de-la-tresorerie-sur-les-grandes-entreprises-et-des-etiEnquête Rexecode de juillet 2019 de la trésorerie sur les grandes entreprises et des ETIRésumé de l’enquête : La situation de trésorerie des grandes entreprises et des ETI est en nette amélioration, après une tendance à la dégradation depuis octobre 2017.

Sans rétablir l’impôt sur la fortune, instaurer une taxation exceptionnelle sur les fortunes, y compris les patrimoines boursiers, et un taux d’imposition exceptionnel à 75% sur les plus hauts revenus (l’idée n’est pas neuve, mais la finance est elle toujours mon ennemi, contrairement à un autre) serait un signal fort envoyé à tout le monde que pour une fois le fardeau sera plus équitablement partagé.

Il restera quand même à réfléchir sur les mécanismes qui font que depuis deux décennies au moins, les richesses ont continument tendance à se concentrer entre un nombre de mains toujours plus petits. Et s’il arrivait, hasard heureux que ces mécanismes de taxation provisoires dont je viens de parler avaient contribuer à freiner cette tendance, peut-être serait-il judicieux alors de se poser la question de leur pérennisation.

Cet article, publié dans l'économie comme on la voudrait, est tagué , , . Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.