10 ans déjà !

Eh oui, cela fait déjà 10 ans que j’ai ouvert ce blog.

Victime d’un petit accident cardiaque en mars 2010, j’avais un peu de temps à moi pour réfléchir au monde tel qu’il va. Comme mon tempérament ne m’incite pas à la morosité, ma pente naturelle m’a poussé à jeter un regard plutôt amusé, parfois courroucé, sur l’actualité dont j’espère avoir fait la marque de fabrique de ce bloc-note électronique.

10 ans, c’est ainsi 1725 billets postés sur les sujets qui font mon actualité et c’est donc un petit voyage dans notre histoire récente que retracent ces « brouillons de la pensée », ce qu’était à l’origine les blogs, avant qu’ils ne deviennent pour certains le business des « influenceurs » et pour d’autres un outil de communication politique avant d’être détrôné par le petit oiseau bleu au discours minimaliste.

En 2010, nous sortions à peine de LA grande crise financière et déjà commençaient à apparaître des signes que #lejourdaprès ressembleraient fort aux jours d’avant mais en pire. C’est pourquoi les premiers billets portaient surtout sur le climat délétère du monde des affaires.

Mais bientôt, parce que j’y étais poussé par mes petits camarades de « Démocratie et Entreprise », je me suis intéressé à la gouvernance des entreprises économiques, avec notamment la réémergence de la théorie des parties prenantes et son avatar méthodologique, la RSE. Naturellement, cela m’amenait aussi à m’intéresser à l’alternative que proposait l’ESS, juste retour aux sources, puisque un quart de siècle plus tôt, j’avais participé, à ma modeste place, à la création du CJDES, belle aventure dont on se rend compte qu’elle fut un vrai électro-choc pour toutes les familles du « Tiers secteurs » encore confites dans ces oripeaux idéologiques hérités du XIX° siècle militant ouvrier.

Mais également parce que j’y étais poussé par mes compagnons de route de « Terre Démocrate » et d’Europe Ecologie, avant qu’elle ne se fasse phagocytée par « les Verts », je ne pouvais pas ne pas jeter un regard un peu appuyé sur les grands enjeux écologiques de la planète, la gestion des l’énergie, la façon de se nourrir et de consommer et toutes ces sortes de choses qui nous sont devenues familières. Il y avait d’ailleurs des convergences avec l’autre volet de ma pensée, appelons ça par commodité, « le développement durable » bien que ce mot ne veuille plus rien dire maintenant, tellement il signifie de choses différentes pour tant de gens aux aux aspirations opposées.

Et puis voilà, nous voici 10 ans après, moi avec un nouvel infarctus (je commence à m’habituer) et la planète avec une nouvelle crise, inédite celle-là. Me voici donc vraisemblablement reparti pour 10 ans de commentaires d’une actualité dont j’espère qu’elle sera moins désespérante par sa répétition des schémas disqualifiés par les conséquences que leur implémentation a entrainées.

Pour la petite histoire, vous avez été près de 80.000 à avoir un jour ou l’autre cliqué sur un de mes billets. La lecture du palmarès des billets les plus lues est instructive :

N°1Il pleut toujours où c’est mouillé (vieux proverbe breton)
Je ne me lasse pas de m’étonner que ce billet ait été lu par 1387 personnes alors qu’il traite de l’accumulation des richesses entre quelques mains. Publié en juillet 2011, il fait l’objet de visites régulières et particulièrement quand la météo devient maussade. J’en conclus que les moteurs de recherche sont finalement des outils faciles à duper

N°2 mais alors c’est quoi « une entreprise vertueuse »?
Ce classement me plaît bien car, pour le coup, le titre est suffisamment explicite pour que les moteurs de recherche ne soit pas leurrés. Là aussi, depuis sa publication, ce billet fait l’objet de visites régulières, 947 en tout, et singulièrement, beaucoup plus depuis deux ou trois ans. Est-ce un signe que les internautes commencent sérieusement à se poser des questions sur la dimension éthique de la vie économique?

N°3Lecture au coin du feu n°1 Edgar Morin/Boris Cyrulnik « dialogue sur la nature humaine »
Est-ce si surprenant que cet article soit aussi consulté, 867 visites, dès lors que dans son titre sont réunis les noms de deux personnes qui apparaissent pour beaucoup les dernières références intellectuelles d’un monde qui commence sérieusement à en manquer ?

N°4lecture de la rentrée « Vers un nouveau capitalisme » de Muhammad Yunus
Même remarque. Pour certains, Yunus et son green business constitue une voie de sortie pour un système à la recherche d’un nouveau sens à son action. Pas sûr pourtant qu’à la lecture du billet, ces 668 lecteurs aient tous été enchanté du traitement que j’avais fait de la pensée de ce « guide »

N°5Pourquoi les quais du Havre sont-ils blancs ?
Là aussi, c’est un leurre qui a bien trompé les moteurs de recherche car franchement je serais surpris que 571 personnes aient fondamentalement été intéressées par l’incurie dans la gestion du port autonome du Havre ?

Evidemment, je suis déçu que d’autres billets dans lesquels j’avais mis plus de réflexion n’aient pas connu le même niveau de fréquentation, mais c’est ainsi.

Heureusement je prends cet exercice d’écriture quasi quotidien comme une forme d’hygiène mentale et rien d’autre, si ce n’est une manière de sourire ou de tempêter sur le monde.

Et finalement, peut-être que ma plus grande fierté dans ce blog est cette série intitulée « mieux vaut en rire-rubrique décidément inépuisable- » qui a franchi le cas des 200 numéros pendant « le grand confinement ».

Rire en pensant, penser en riant, c’est tout ce que je me souhaite pour les 10 prochaines années !

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