#le tempsestvenu » du local

Actuellement, on ne jure plus que par le local et hors local point de salut.

Il faut acheter local et depuis deux mois des initiatives comme celle-ci ont fleuri un peu partout https://www.letelegramme.fr/Une cinquantaine de producteurs référencés sur produits-locaux.bzh. Mais ce n’est qu’une façon de surfer sur une démarche déjà entamée depuis quelques temps https://www.consoglobe.com/5 bonnes raisons d’acheter local , et si ça semble si bien marcher, c’est que de toute manière, il n’y a pas le choix puisque les transports lointains sont devenus quasiment impossibles. Nécessité fait vertu.

De la même manière, il semblerait que les rapports politiques soient en train de changer en France. https://acteurspublics.fr/Olivier Landel : “La crise le révèle, nous arrivons au bout d’un système dans les relations entre État et collectivités
Si je me suis permis deux petits billets d’humeur sur l’accès à la mer, via les plages, ce n’est pas pour satisfaire mon goût immodéré de l’air iodé, mais bien parce que cette énorme bêtise administrative était symptomatique ( ce mot me vient spontanément depuis quelques temps) de la façon dont notre pays est gouverné. Obnubilé par sa hantise de la différence, aveuglé par sa crainte de l’irresponsabilité supposée des citoyens, obsédé par sa volonté de contrôler tout l’espace public, le pouvoir central en était venu à imposer une décision que Père Ubu eût adorer. Manifestement la raison semble revenir et laisser à la gouvernance locale, préfets et sous-préfets d’un côté, maires et autres élus locaux, le soin d’organiser un accès normal ET sûr, au domaine maritime est finalement la meilleure option.

Le local est donc devenu notre paradigme, mais il convient de remarquer qu’un peu partout, c’est aussi le cas. Dans un Etat fédéral comme l’Allemagne, la chancelière s’est vu imposé une stratégie de déconfinement inspirée par les élus des Länder ; dans d’autres Etats fédéraux, Brésil et Etats-UNis, à l’inverse, ce sont les pouvoirs des Etats locaux qui freinent les velléités de déconfinement rapide d’un Etat central obsédé par « la relance à tout prix ».
Pour autant, faut-il sanctifier le local et considérer qu’en dehors du local point de salut. C’est peut-être aller un peu vite en besogne. Il serait sûrement trop long de développer ici les vertus des EtatsCentraux, car ils en ont aussi.

Si au moins, une des leçons qu’on pouvait tirer de cette crise est que la meilleure gouvernance est celle qui s’appuie sur l’application raisonnée mais rigoureuse du principe de subsidiarité, qui veut que les problèmes doivent se traiter au niveau où le couple connaissance des phénomènes/moyens disponibles est le plus fort.

Pour se nourrir, c’est pareil. Le local n’est pas la panacée. Tout ne peut pas être produit n’importe où et là aussi, tout est question de choix individuel, entre d’un côté le principe de plaisir et de l’autre le principe de responsabilité (qu’elle soit économique, écologique ou sociale).

Vaste sujet de réflexion mais à entreprendre à un niveau global.
Peut-être que le temps est venu du « Penser global, agir local »

pour aller plus loin : ce que les performances comparées des Etats centralisés et décentralisés passionnent, voici le point de vue de Belges, experts s’il en est en matière d’Etat décentralisé https://www.levif.be/Coronavirus: les Etats décentralisés sont-ils mieux armés pour lutter contre les épidémies?

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