#lejourdaprès : la relance ? Verte ! Forcément verte !

Manifestement, je n’étais pas le seul à penser que la sortie de la crise économique qui nous guette passe par des solutions écologiques. Il semblerait que, dans les sphères dirigeantes, politiques mais aussi économiques, des alliances soient en train de se nouer pour que les réponses ne soient pas bêtement financières, mécaniquement budgétaires et basiquement économique (relance par l’offre et/ou par la demande mais toujours par la consommation)
https://www.euractiv.fr/Les appels en faveurs de plans de relance verts se multiplient en Europe
https://www.euractiv.fr/Une « alliance pour une relance verte » se forge au sein du Parlement européen
Certes, c’est bien joli toutes ces prises de position vertueuses mais dans la réalité, qu’est-ce que cela peut bien vouloir dire ? La question mérite d’éutant plus d’être posée qu’elle n’a pas pour l’instant de réponse ou alors des tas de réponses différentes voire divergentes.

Voici donc un premier essai de réponse un peu structurée. https://www.euractiv.fr/Dominique Bourg : « une relance classique ne nous fera pas sortir de la crise » C’est parfois très classique, parfois plus iconoclaste, toujours fortement teintée de parti-pris écologique mais cela a le mérite de mettre le doigt sur ce qui pose problème.
La crise sanitaire et l’incapacité de la plupart des pays occidentaux d’y apporter une réponse rapide et efficace tire son origine dans la folie qui a pris la planète à la fin du millénaire précédent, en déstructurant les appareils de production, en multipliant à l’envie les mouvements de marchandises mais aussi de personnes. Cela tombe bien, la relocalisation des procès de production et d’utilisation des biens et services faisait également partie de l’arsenal de la transition écologique.
Les modèles qui se sont montré les plus résilients sont ceux qui dépendaient le moins de ce maelström d’échanges aux quatre coins de la planète et à travers les continents. Or, il se trouve que ces modèles sont aussi ceux dont la densité capitalistique est la plus faible et qui parient le plus sur le facteur humain. Cela tombe bien, cela est également un axe fort des stratégies de transition écologique.
Pendant des décennies, sous la pression des puissances financières, les pouvoirs publics ont pratiqué plus ou moins systématiquement une politique de désinvestissement dans tout ce qui est bien commun. En l’occurrence, l’abandon du secteur public de la santé a actuellement des conséquences dramatiques et humainement insoutenables. Réorienter les ressources financières vers le développement de ces biens communs est donc une nécessité. Cela tombe bien car cela n’est pas incompatible avec une vision stratégique de l’investissement écologiquement utile qui privilégie les biens communs,c’est à dire la santé, l’eau, l’air,l’énergie, la biodiversité, les ressources naturelles de manière générale.

Voilà donc quelques propositions qu’il convient de prendre en compte.Mais concrètement comment cela peut-il se traduire ?

Prenons deux exemples, ce qu’il faudfrait faire et ce qu’il ne faudrait surtout pas faire.

Le premier exemple que je vais prendre est peut-être anecdotique mais comme toute le anecdotes, il contient un peu de vérité générale https://www.letelegramme.fr/MakAir : la folle histoire du respirateur à bas coûts made in Bretagne Que nous dit cette petite histoire qui ressemble à une fable moderne ? De plus en plus des groupes de personnes accepetent de s’investir dans une aventure économique dès lors qu’elles en perçoivent l’utilité sociale. Ensuite, ce projet semble s’être monté de façon extrêmement collaborative, chacun apportant sa compétence sans se préoccuper de qui en assure le leadership. Troisièment, l’esprit de lucre n’est pas à la base de cette démarche collective. Ce n’est sûrement pas l’archétype de ce qui nous attend « le jour d’après » mais si déjà dans le quotidien de nos vies on instillait un peu de cet esprit, cela changerait pas mal de choses. A suivre donc.

Ce qu’il ne faut surtout pas faire : continuer à financer, à fonds perdus la plupart du temps, des pratiques dont nous venons d’écrire qu’elles sont une des causes de cette conjonction de crise https://www.actu-environnement.com/250 associations remettent en question le sauvetage inconditionnel des compagnies aériennesSur ce dernier point, je serai sûrement amené à revenir dans les prochains jours

mais entre deux, rien ne vous empêche de dire que vous non plus vous ne souhaiter pas que cela se fasse en vous associant à cette pétition https://www.change.org/p/lettre-ouverte-aux-gouvernements-savepeoplenotplanes-non-au-sauvetage-inconditionnel-du-secteur-a%C3%A9rien-2c999dc4-8ed0-4c86-b075-1d8dee88c9cf

Cet article, publié dans COUPD'GUEULE, est tagué , , . Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.