C’est la dette finaale….

En avril 2019, le journal La Croix, qui ne s’occupe pas que de spiritualité, tirait un premier signal d’alarme : tout le monde s’endette tant et tant que cela ne sera bientôt plus tenable. Parfois, cette dette a de « bonnes » raisons d’être, quand par exemple, les Etats volèrent au secours des banques en 2008, parfois c’est plus discutable quand des entreprises s’endettent alors que dans le même temps elles distribuent tous leurs bénéfices en dividendes et que l’emprunt sert en fait à racheter ses propres actions : https://www.la-croix.com/L’économie mondiale face au piège de la dette

En août, c’est « les Echos » qui monte à son tour au créneau pour crier au loup : https://www.lesechos.fr/L’endettement des entreprises et des ménages s’accélère en France Cette fois-ci, il n’est plus question de la dette publique mais bien uniquement de la dette privée, celle qui n’est pas la mieux garantie. Cet emballement de la dette, cela commence sérieusement à ressembler à la situation prévalant à l’été 1929, il y a exactement 90 ans.

Paf ! Ce nétait justement pas la référence à rappeler car aussitôt est reparu le spectre de la grande dépression. Et evidemment cela n’a pas loupé, à la rentrée de septembre, la crise mondiale était à la une. En effet, personne ne voulait être le dernier à avoir annoncé la catastrophe. Même franceInfo qui n’avait pas encore basculé dans le sensationnalisme s’y était mis https://www.francetvinfo.fr/ Cinq questions pour comprendre la menace d’une crise économique mondiale

Rien n’y fit, les choses continuérent comme si de rien n’était, comme si le système financier, dont la déconfiture était pour beaucoup dans la situation actuelle, avait tout oublié ou presque des leçons de la crise de 2008. On se demande si vraiment cela avait valu le coup que les Etats mettent en déséquilibre leurs finances pour les aider.

Cela arriva à un point tel que « Les Echos » en remettait une couche dans la dénonciation de la dérive financière actuelle avec cette fois-ci un chiffre à donner le tournis https://www.lesechos.fr/La dette mondiale flambe à 250.000 milliards de dollars Cela faisait quand même une dette de 33,333 dollars par humain, y compris les vieillards et les nourrissons, les chiffoniers des banlieues du Caire comme les riches retraités de Palm Beach. Difficile à imaginer un tel monceau de dettes, au point qu’on peut se demander qui a les moyens de prêter ainsi. La finance est définitivement devenue folle, sauf évidemment ceux qui, pour l’instant du moins, en tirent une certain profit. En effet, il est impossible de croire que ceci s’est mis en œuvre sans que quelqu’uns y aient eu sérieusement intérêt.

Même si on commence à montrer du doigt de nouveau responsable de la dette, entreprises américaines et chinoises, les Etats sont encore considérés comme les « mauvais garçons » de la bande et on hésite pas à faire des annonces un peu tapageuses :
https://www.lesechos.fr/Au Japon, le budget qui valait 100.000 milliards
http://decouverte.challenges.fr/France: la dette publique grimpe à plus de 100% du PIB
Certes la réalité budgétaires et financières de ces deux Etats n’est pas des plus brillantes mais pourquoi annonçait ce chiffre faramineux pour le budegt nippon sans préciser qu’il s’agit de yens et qu’en réalité le budget « n’est que » de 825 milliards de dollars, ce qui est déjà pas mal et ce n’est pas ça qui va retirer le Japon des pays surendettés.

Certes le budget français est encore déficitaire pour la nième année mais la vérité est que cette barre symbolique des 100% n’a été franchie que pendant quelques jours. Les vraois chiffres sont suffisamment énormes sans qu’on en rajoute dans le sensationnel.

J’aime beaucoup mieux « les Echos » quand il publie ce genre d’article https://www.lesechos.fr/Eloge de la lucidité qui commence par cette phrase :  « Les civilisations disparaissent lorsqu’elles cumulent pusillanimité, aveuglement, et procrastination. ».

Je crois que ceux qui pilotent les systèmes financiers et politiques devraient profiter de cette période de répit pour méditer cette courte phrase qui brille par sa simplicité !

«  Les civilisations disparaissent lorsqu’elles cumulent pusillanimité, aveuglement, et procrastination. »

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