Gaz de schiste : c’est pas sain, parisien !

Depuis maintenant plus de deux ans, les explorations et a fortiori l’exploitation d’éventuels gisements de gaz de schiste sont interdites en France métropolitaine et c’est plutôt une bonne nouvelle mais l’exemple a été peu suivi dans le monde, ce qui fragilise un peu la position de la France et retire toute efficacité à cette décision.

Mais voilà, des doutes commencent à apparaître ici ou là. Il y a quelques jours, un article de Reporterre faisait état des résultats mitigés de la filière au Royaume-Uni https://resistanceinventerre.wordpress.com/L’avenir du gaz de schiste au Royaume-Uni en question

Quelques jours plus tard, ces doutes sont devenus carrément une crainte au point que la pratique de la fracturation est suspendue https://www.la-croix.com/Le Royaume-Uni suspend la fracturation hydrauliqueOn avait d’abord parlé de risque de séisme mais en fait il semble bien si j’en crois les informations mises en ligne par une chaîne d’information en continu, de séismes avérés. Cela confirme donc ce que disaient les opposants à l’introduction de cette technique en France il y a une dizaine d’année.

D’ailleurs si j’en crois l’article de La Croix ci-dessus, cela n’est pas une nouveauté puisque an Canada, cela se produit même assez régulièrement au point que, pour des raisons techniques, les travaux sont interrompus : En Alberta, la fracturation hydraulique provoque plus de séismes

Pour l’anecdote, on notera que dans cette démarche l’Angleterre est bien seule puisque les autres composantes du Royaume-Uni ont toujours refusé la fracturation hydraulique. Une fracturation peut-elle en cacher une autre, plus écologique celle-là ?

Bon, je me gausse un peu de nos « amis » Anglais mais malgré les déclarations publiques de nos dirigeants, on doit demeurer sur le qui-vive, en France. En effet la carte qui illustre l’article de Reporterre montre que si ,en Europe, la Pologne concentre 1/3 des réserves potentielles de gaz de schiste, la France est à peu près au même niveau qu’elle et rien ne dit que si nécessaire, un gouvernement, habile en communication de panique, n’arriverait pas à lever les réticences des Français à l’égard de cette source d’énergie. Or l’essentiel de ces réserves se trouvent dans l’Est du Bassin Parisien c’est à dire pas loin de la deuxième plus grosse agglomération urbaine d’Europe.

Et il vous a sûrement échappé que ces six derniers mois, malgré l’annonce faite de l’arrêt de toute recherche et encore plus de toute exploitation de gisements d’hydrocarbures, deux prolongations d’autorisation de recherche d’hydrocarbures dans le Bassin Parisien ont été accordées dont une à une entreprise à capitaux canadiens. Il est vrai qu’il faut lire tous les jours le Journal Officiel de la République Française pour le découvrir.

Bref, tout cela n’est pas sain, Parisien !

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