Les oxymores modernes

Ce mot était à la mode il y a deux ou trois ans, puis on en a perdu l’usage car à force d’être utilisé, cette expression a fini par ne plus avoir sa signification initiale, et nous n’avons gardé que la saveur du mot, sonore et mystérieux. Rappelons ce qu’est cette figure de style : « Un oxymore est une figure de style rapprochant deux termes dont le rapprochement est inattendu et crée une formule en apparence contradictoire. Toutefois, cette contradiction n’est pas dépourvue de sens, elle permet souvent de mieux représenter une atmosphère bucolique, à l’image du procédé clair-obscur chez les peintres. Un synonyme de l’oxymore est « alliance de mots ». » définition fournie par le site https://www.lalanguefrancaise.com/litterature/oxymore-figure-de-style/

La presse de ce début de septembre 2019 nous en offre deux magnifiques exemples https://www.lemonde.fr/« Le Brésil, possible laboratoire mondial du néo-libéralisme autoritaire » https://arretsurinfo.ch/Le « socialisme capitaliste » chinois est-il ce que l’avenir nous réserve ?En effet, quoi de plus contradictoire en apparence que néo-libéralisme et autoritarisme ou que capitalisme et socialisme (du moins dans le sens qu’on donne à ce mot dans les pays anglo-saxons).
Le néo-libéralisme, à la sauce Friedman, c’est bien l’affirmation de la liberté individuelle face à l’Etat perçu essentiellement comme une machine coercitive dont la fonction principale, si ce n’est essentielle, est de brider les initiatives des individus.
Quant au socialisme, il a été théorisé notamment par Karl Marx en opposition au système capitaliste et les successeurs de cet économiste-philosophe n’ont fait que renforcer cet antagonismes, notamment avec l’instauration des républiques communistes dont la Chine est justement, un des derniers exemplaires existant, dirigée de main de fer par un PCC tout-puissant.

Et pourtant, les titres de ces deux journaux décrivent parfaitement la réalité actuelle de ces deux pays et quand on pousse un peu plus loin la réflexion, on est bien obligé d’admettre qu’à terme ces deux réalités risquent de converger vers ce qui serait un régime politiquement autoritaire au service d’intérêts économiques au main d’une petite ploutocratie.

Si c’est ça la modernité, très peu pour moi !

Et si le progressisme, le vrai était en fait l’ultime tentative pour s’opposer à ces lendemains qui déchantent.

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