Sous les palétuviers, la plage ?

Cela fait maintenant presque une décennie qu’on nous rabâche qu’il faut planter des arbres pour sauver la planète. On en a même fait un business plutôt lucratif pour déculpabiliser les jet-setters honteux d’utiliser l’avion à tout va, ou l’hélicoptère pour réussir la «belle photo qui montre que la planète est foutue » et qui s’achètent des bouts de forêts comme au Moyen-Age, on s’achetait des « indulgences » au plus grand profit du clergé catholique de l’époque.

Donc tout cela n’est pas nouveau. Déjà, au début des années 70, la République Algérienne Démocratique et Populaire avait lancé un vaste plan de reconquête des hauts plateaux au Nord du Sahara, appelé « le barrage vert » qui visait à planter des millions d’arbres sur quelques kilomètres de largeur pour former un ruban vert qui irait de la frontière marocaine à la frontière tunisienne https://fr.wikipedia.org/wiki/Barrage_vert Près de 50 ans après, les résultats se font encore attendre car malgré la volonté planificatrice, la Nature a des exigences qu’on ne peut ignorer, dont la première est qu’un arbre a besoin d’eau pour vivre.


Mais laissons là le débat aux mains des experts agronomes et sylviculteurs et intéressons-nous aux développements récents de la mode sylvicole.

Paris a chaud ! Paris étouffe ! Paris veut respirer ! Qu’à cela ne tienne ! On va planter des arbres https://www.letelegramme.fr/Paris. Des arbres pour sauver la capitale du réchauffement ?
Poussons le raisonnement jusqu’au bout. Les voies sur berge, reconquises sur la circulation automobile pourraient ressembler aux berges du canal du Midi, bordées de platanes voire même de saule pleureur si l’humidité le permet. Du coup plus besoin de parasol pour faire bronzette à Paris Plage en juillet et août, il y a aura l’ombre bienfaisante de ces augustes ramures. Et je ne parle même pas de la « forêt du Luxembourg » derrière le Sénat, ni de la « forêt Montsouris » où les Parisiens en goguette iront cueillir les champignons …si du moins les automne sont suffisamment humides.

Mais la Maire de Paris n’est pas la seule à faire ce pari : les Islandais dont j’ai à plusieurs reprises vanté l’esprit civique et l’inventivité ont décidé de reboiser leur ile, aussi nue pour l’instant que le dos de ma main.
https://www.ouest-france.fr/economie/les-vikings-ont-rase-les-forets-l-islande-reboise-tout-va-6448479 Les Vikings ont rasé les forêts, l’Islande reboise à tout-va
https://www.la-croix.com/Economie/Vikings-rase-forets-Islande-reboise-tout-2019-07-17-1301035884 Les Vikings ont rasé les forêts, l’Islande reboise à tout-va1

Excellente idée, car pour le coup, l’Islande ne manque pas d’eau. Certes l’eau bouillante et fortement minéralisée des geysers n’est eut-être pas ce qui a de mieux en matière d’arrosage mais il s’agit là de détail technique qui peut être résolu. Si le projet va à son terme, il ne faudra plus dire ICE-LAND mais GREEN-LAND on si vous préférez en scandinave « groenland ». Tiens ça me rappelle quelque chose.
ET c’est dommage que les habitants de l’ile de Pâques n’aient pas eu cette idée il y a quelques siècles : peut-être que leur civilisation n’aurait pas dépéri et peut-être aurions nous pu connaître le secret de ces grandes statues dressées, ce qui entre nous aurait éviter certains films documentaires ineptes tentant d’expliquer à coup d’hypothèses fantaisistes ce phénomène inédit.

Si cela marche , cela pourrait être également une perspective intéressante pour ces îles qui se dépeuplent faute d’avoir su maintenir la végétation qui avait permis leur « colonisation ». Mais encore faudrait-il avoir résolu le problème de l’eau, ce qui est apparemment un comble pour une île.

Car il semblerait que l’eau devienne un problème majeur dans la gestion de certains massifs forestiers https://www.ouest-france.fr/Les arbres meurent de soif, la sécheresse menace les forêts
Si les symptômes persistent, peut-être pourais-je suggérer aux ingénieurs agronomes de l’ONF d’aller solliciter leurs collègues du « barrage vert » , leurs pépinières doivent regorger d’espèces adaptées au régime sec.

Ceci exclut évidemment le palétuvier habitué au régime tropical humide. Tant pis, nous n’irons pas folâtrer sous les palétuviers https://fr.wikipedia.org/wiki/Sous_les_palétuviers .

1C’est à dessein que je mets le lien avec ces deux articles car, petite curiosité éditoriale, ces deux articles paru l’un dans Ouest France, l’autre dans La Croix sont identiques, y compris la ponctuation. Qui a copié sur qui ? Peut-être n’est après tout que la reprise, sans la citer d’une dépêche d’agence. Bon ! C’est pas méchant, mais enfin les stagiaires devraient quand même faire un peu attention.

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