Économie : des raisons de désespérer

Plus cela va, plus les dirigeants économiques nous donnent des raisons d’être pessimiste. Depuis les premiers articles que j’ai publié sur ce blog en mai 2010, mes lecteurs les plus assidus savent que je suis intimement persuadé que la tricherie fait partie du business model de nombres d’entreprises et non des moindres. L’actualité, quasiment tous les mois, nous en donnent des exemples que je ne manque pas de commenter. A peine l’encre a-t-elle séchée sur le commentaire de la condamnation en première instance de l’Union des Banques Suisse, que me voilà de nouveau en train de commenter des turpitudes.

Une fois de plus la Cour des Comptes se révèle une bonne source d’information http://wtm.actualites.bourse.lefigaro.frQuand la Cour des comptes critique la lutte contre la délinquance financière
C’est surprenant que les grands vociférateurs de la droite dure ne se soit pas déjà emparé de cette statistiques pour dénoncer le laxisme du pouvoir et réclamer moins de clémence envers les délinquants. Car il s’agit bien de délinquants même si ce sont sont des « délinquants en col blanc »
Compte tenu de l’ampleur que cela prend, le ministère de la justice ne serait peut-être pas mal venu d’écouter ce que lui suggère la Cour des Comptes. Entre magistrats, ils devraient se comprendre. Sans compter que si l’action de ces parquets financiers est réellement efficace, cela peut se révéler un investissement rentable, les rentrées fiscales ansi obtenues dépassant largement le coût de fonctionnement de ces parquets financiers.

Je parlais tout à l’heure des turpitudes d’une banque suisse, mais la chronique montre qu’elle n’est pas la seule dans ce cas. C’est pourquoi je trouve savoureuse cette information : http://decouverte.challenges.frEvasion fiscale: la loi américaine qui menace les banques européennes
En effet des banques européennes, qui ont par ailleurs, dix mille choses à se reprocher vis à vis de la loi américaine, se plaigne d’une loi américaine qui fait d’elles des délinquants, « à l’insu de leur plein gré », faute d’avoir déclaré au fisc américain des clients qui, de toute bonne foi et parfois avec rason, ne se considéraient pas comme contribuables américains. C’est d’autant plus ironique qu’en matière d’évasion fiscale, les entreprises américaines trafiquant en Europe sont de véritables artistes.
L’oeil et la poutre, je suppose.

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