Bâtir sur du sable

La sagesse populaire dit : « A quelque chose malheur est bon ! » signifiant par là que des événements parfois tragiques peuvent avoir des effets bénéfiques. Histoire de ne pas trop nous déprimer avec les conséquences inéluctables des changements climatiques en cours, le uns et les autres essaient d’y trouver des raisons d’y croire encore un peu. Les Bretons et les Normands et les Picards espèrent encore que dans trente ans, leurs côtes auront supplanté la Côte d’Azur, la Riviera et la Costa del Sol, devenues invivables en été. Les Anglais espèrent que dans trente ans, le merlot du Sussex ou le cabernet-Sauvignon du Hampshire auront remplacé sur les tables du monde, les Beaujolais et Chablis devenus introuvables après une suite de vendanges catastrophiques. Mais ça, ce sont plus des rêves que des espoirs.

Que penser alors de cette information : https://www.ouest-france.fr/ Le Groenland est un futur marchand de sable ?

Certes, si cela est vrai, je connais des cimentiers qui se réjouissent déjà car la ressources en sable commence à se faire rare d’autant que de nouveaux usages viennent les concurrencer

Le sable, deuxième ressource la plus consommée au monde, après l’eau

Du coup, malgré l’immensité des étendues désertiques, il n’était pas impossible qu’on vint à manquer de sable https://reporterre.net/Le-sable-une-ressource-en-voie-d-epuisement

Impensable. C’est pourquoi une telle annonce est une bénédiction pour ceux qui croient que le modèle économique actuel peut encore durer des siècles et des siècles.

Mais il convient quand même de se méfier de ces annonces, presque trop belles pour être vraies.

Cela peut donner de graves désillusions comme lorsque certains ont cru que les glaciers polaires pourraient résoudre la question de l’eau dans les zones arides pour peu qu’on sût correctement charrier ces trains d’icebergs. Idée abandonnée heureusement. Cela peut être hélas plus dramatique lorsque des financiers y croient dur comme fer. C’est ce qui arriva avec les schistes bitumineux et autres gaz de schiste. A force d’y croire et d’y voir le sursaut salvateur de l’industrie pétrolière, ils ont réussi à imposer leur solution, malgré l’opposition résolue d’une partie des opinions publiques mondiales . C’est devenu un véritable désastre écologique.

Alors le sable groenlandais, un mirage de plus ou une catastrophe écologique annoncée ? Tout dépendra, je pense de l’avidité de certains mais aussi de la pugnacité des populations groenlandaises.
Mais aussi quelle idée a eu ce journaliste d’intituler ainsi son article : parler de marchand de sable, est-ce pour mieux nous endormir ?

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