Mondialisation, Démon-dialisation, alter-mondalisation

La mondialisation, que les Anglo-Saxons appellent plus justement « globalization » fait partie des boucs émissaires de toutes les protestations au même titre que le « libéralisme ».Cela est plus ou moins vrai selon les pays et il se trouve que dans ce quasi-consensus, les Français se distinguent par leur rejet le plus ferme
Les Français sont les plus pessimistes au monde face à la mondialisation
Mais que reproche-t-on en fait à cette globalisation ? On nous l’a vendu comme la « Nouvelle Frontière » de notre économie, celle qui nous permettrait de renouer avec l’âge d’or des Trente Glorieuses. Certes pour certains, cela a dépassé leurs espérances les plus folles mais pour l’immense majorité, cela n’a été qu’une désillusion de plus.
Penser global, agir global, c’est ça la mondialisation !
Il s’agit d’organisations et d’individus qui considèrent que le monde entier est leur terrain de jeu et, comme cela ne se limite qu’au champ de l’économie, que la planète entière n’est qu’un gigantesque marché qui ne connaît pas les frontières, que la Terre n’est qu’une gigantesque carrière où l’on peut puiser à loisir toutes les ressources nécessaires pour alimenter ce gigantesque marché, que les cinq continents ne sont qu’une gigantesque usine où les tâches se répartissent entre les pays en fonction du coût du principal facteur de production. Ce n’est pas nouveau puisque c’est sur ce schéma que s’est développé le capitalisme. C’est d’ailleurs en réponse à ce mode d’organisation de l’économie que ce philosophe allemand que j’aime toujours cité quand je parle d’économie, avait lancé ce cri de ralliement fameux « Prolétaires de tous les pays, unissez-vous ! » il y a ….150 ans.
Pourquoi est-ce donc devenu un problème, alors ? Le communisme ayant lamentablement échoué, la social-démocratie étant en pleine déconfiture, ce système n’a plus d’opposition dans ce paradigme. Du coup, d’autres cherchent une réponse dans un autre système de pensée.
Penser local, agir local : est-ce ça la démon-dialisation ?
Puisque l’ouverture sur le monde est source de tous les maux, certains ont une réponse simple, la fermeture. Ce repli concerne du coup tous les secteurs de la vie : l’économie naturellement mais aussi la culture, les mouvements des personnes et les mouvements des idées. L’inconvénient pour eux est que la mondialisation est passée par là. Les gens ont pris des habitudes de consommation telles que l’autarcie n’est plus une option. Mais cela ne vaut que pour le champ économique. Pour le reste, se replier sur soi, c’est faire fi de dizaines de siècles d’Histoire au cours desquels, les civilisations, dont celle dont ils se gargarisent, se sont développées sur les mouvements des hommes et les confrontations d’idées que ces rencontres impliquaient. Ce rétrécissement du champ de la pensée et de l’action ne peut donc pas être une réponse pertinente, d’autant plus que les errements du monde tel qu’il fonctionne depuis deux siècles environ, ont mis en évidence un fait nouveau : notre planète va mal et son sort, ou du moins notre présence en son sein, dépend d’une action collective. C’est donc de ce côté-là qu’il faudrait chercher la solution
Penser global, agir local : l’altermondialisme, une alternative à la mondialisation ?
Ce serait un peu la résurgence du mot d’ordre marxien rappelé plus haut, la préoccupation écologiste en plus. Certains y croient, dont je suis, mais le chemin risque d’être long. Plutôt que de me lancer dans de grands développements, je préfère vous livrer deux ou trois textes de personnes qui le disent mieux que moihttp://www.lemonde.fr/idees/article/2010/01/09/eloge-de-la-metamorphose-par-edgar-morin_1289625_3232.html
Eloge de la métamorphose, par Edgar Morin
http://inventerre.canalblog.com/archives/2010/11/19/19642620.html
Edgar Morin : Pour une autre Economie, un changement de cap civilisationnel http://positivr.fr/bernard-werber-systeme-societe-revolution-demode-livre-voyages/
ne t’attaque pas au système, démode-le !

Avec ceci, je pense avoir fait le tour de toutes les combinaisons possibles. En effet, je n’ai rien trouvé pour illustrer le « penser local, agir global », si ce n’est certains impérialismes passés ou actuels

Reste bien l’option « Ne pas penser, ne pas agir ». Certains ont fait une carrière politique là-dessus jusqu’à ce que cela se voit, au détour d’un débat.

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