Les pires mythes du XX° siècle deviennent réalité : Big Brother vous parle

Dans son roman « 1984 » écrit à la sortie de la Deuxième Guerre mondiale, Georges Orwell mettait dans la bouche du grand dictateur médiatique ces aphorismes :  «  LA GUERRE C’EST LA PAIX », «  LA LIBERTE C’EST L’ESCLAVAGE », «  L’IGNORANCE C’EST LA FORCE ». Il y en a un qu’il n’a pas osé mais qui transparaît tout au long de ce conte moderne « LA VERITE, C’EST LE MENSONGE », tant il est vrai que la manipulation des « informations » est au cœur de son mode de contrôle des populations. Un conte, disais-je ? En êtes-vous sûr ?

Lors de la dernière campagne présidentielle, aux Etats-Unis je précise, la vérité mentie ou le vrai mensonge ont été monnaie courante au point que l’expression « fake news » est devenue très tendance, chacun balançant au camp d’en  face les manipulations les plus outrancières de la réalité. Mais la fausse nouvelle n’est pas une spécialité électorale américaine mais une pratique plutôt courante dans les dictatures mais hélas aussi dans les démocraties où elles prennent le plus souvent la forme de semi-vérités qui ne sont jamais que des demi-mensonges. Les exemples sont légion hélas dans la presse et sur les différents sites, au point qu’il devient difficile de percevoir ce qui se rapproche le plus de la réalité, à défaut de parler de vérité.

Prenons deux exemples dans l’actualité du mois écoulé.

Le premier concerne l’opacité des circuits financiers qui irriguent de façon souterraine, la partie mondialisée de l’économie.
Le Luxembourg n’est pas un paradis, et c’est lui qui le dit A des faits avancés par l’ONG Oxfam, le gouvernement luxembourgeois opposent d’autres faits, mais vu d’un autre point de vue. La vérité n’étant jamais que la façon dont on voit les choses, il vaut mieux se fier à la réalité : ceux qui possèdent de l’argent en quantité préfèrent le mettre là qu’ailleurs. Il y a bien une raison à cela. Qu’elle soit avouable, c’est autre chose et c’est là où la semi-vérité est aussi un semi-mensonge

Le deuxième concerne une promesse que le gouvernement sortant a beaucoup de mal à tenir d’où ces contorsions de communication
Royal assure que Fessenheim sera fermée comme prévu en 2018
EDF obtient un répit pour Fessenheim La réalité est qu’en 2019, l’usine sera peut-être arrêtée mais qu’elle ne sera pas forcément fermée pour autant. En effet, la décision ne sera effective que si l’EPR de Flamanville est entrée en production. Il y a donc là une double mystification, d’une part parce que rien n’est en fait décidé et d’autre part parce que la fermeture éventuelle de cette usine vétuste ne serait pas l’amorce d’un désengagement progressif de la dépendance au nucléaire mais au contraire un renforcement de celle-ci.

Et puis, il y a évidemment les mensonges éhontés qui sont soit une manipulation de l’opinion publique nationale (l’incendie du Reichtag, œuvre attribuée aux communistes pour mieux les éliminer) ou internationale (la fausse agression d’un poste frontière germano-polonais) soit plus récemment pour nier ses propres horreurs
Bachar Al-Assad affirme que l’attaque chimique est « une fabrication » de l’Occident
Tout ceci, n’est jamais que la bonne vieille propagande, l’ « agitprop » comme on disait dans les groupuscules d’extrême-gauche post-soixantehuitarde.

Mais depuis l’irruption des réseaux dits sociaux dans notre vie quotidienne, cela a pris des formes plus insidieuses car la multiplicité des sources rend leur contrôle impossible, au point que les institutions démocratiques commencent à s’en inquiéter. Les errements de la presse au XIX° siècle avait abouti à des lois sur la presse et la sanction de divulgation de fausses nouvelles. La mondialisation des réseaux rend l’arme législative inopérante, dans un cadre national. Seule une action internationale le permettrait ou alors une prise de conscience citoyenne, qui montre de plus en plus qu’elle ne connaît pas de frontière, et c’est tant mieux. Encore faut-il avoir les moyens de décrypter ces messages, c’est du moins ce à quoi nous invite le parlement Européen
Le Parlement veut désamorcer les « fake news » par l’éducation

Face à Big Brother, la réponse paraît dérisoire mais les contes enfantins nous apprennent quand même qu’un enfant a plus de pouvoir que des centaines de courtisans quand soudain il s’écrie « Mais le Roi est nu ! »

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