Ils font ou feront ce qu’ils disent, hélas !

On reproche en général aux responsables élus démocratiquement de ne pas faire ce qu’ils ont promis lors des longues campagnes électorales qui les ont amenés au pouvoir. Ce n’est pas le cas de tous. Hélas, j’ai envie de dire quand  on voit les politiques que ceux-ci mettent en œuvre.

Pour illustrer mon propos, je voudrais vous en présenter 2, via ce qui est considéré généralement comme une source fiable d’information, Wikipédia, qui soit dit en passant à besoin de votre aide financière
https://fr.wikipedia.org/wiki/Recep_Tayyip_Erdo%C4%9Fan
https://fr.wikipedia.org/wiki/Viktor_Orb%C3%A1n

Voilà donc présentés nos deux protagonistes. Ils ont  été élus démocratiquement. Hélas, il y a une constance dans leur action politique après l’élection. Ils n’ont pas réussi à améliorer durablement la situation matérielle de leurs concitoyens. Par contre, par idéologie, ils ont systématiquement essayé de mettre en œuvre la partie de leur programme la plus radicale : un Etat radicalement religieux pour l’un, un Etat radicalement xénophobe et anti-européen pour l’autre.

Orban lance une consultation anti-européenne en Hongrie

 Erdogan, premier dictateur «national-islamiste» ?

Comme on le constate cela a parfois pris beaucoup de temps mais dans ce domaine, ils montrent une persévérance proche de l’obstination que donne la certitude d’avoir raison, quoiqu’on puisse dire. Evidemment, cette partie de leur action politique, combinée au manque de résultats sur le reste de leur action a provoqué des réactions et une opposition de plus en plus vive. Normalement, en démocratie, cela aurait dû se traduire dans les urnes mais une autre constante de leur action politique, c’est de tout mettre en œuvre pour empêcher l’expression démocratique, en commençant par la liberté de la presse.
 Turquie. Wikipédia bloqué, émissions interdites et fonctionnaires congédiés
La Hongrie sous l’emprise médiatique du populiste Viktor Orbán

Voici donc deux exemples de mise en place progressive d’une dictature suite à une arrivée au pouvoir à l’issue d’un processus démocratique « normal ». Leur caractéristique commune est d’être avant tout la mise en œuvre sans nuance d’une idéologie. Or l’histoire nous a prouvé que si les idéologies étaient utiles pour organiser le discours politique, elles devenaient néfastes dès lors que des élus souhaitaient les appliquer sans tenir compte de la réalité, ni des contraintes de toutes natures, politiques, économiques, sociales ou sociologiques. Sans faire de parallèle hasardeux, ce processus rappelle dramatiquement ce qui arriva en Allemagne dans les années 30 où un parti minoritaire arriva au pouvoir par les élections puis, après avoir éliminé son opposition la plus radicale grâce à une manipulation des faits (le faux incendie du Reichtag), mit en œuvre systématiquement le programme qui avait été théorisé dans un petit opuscule qui fit office d’idéologie pendant une décennie, peut-être une des plus noires de l’Humanité.

Méfions-nous donc de ces politiciennes et politiciens dont l’action politique est essentiellement mue par des a-priori idéologiques, qui ne tiennent pas compte de la réalité et des réponses pragmatiques que celle-ci appelle. En effet forts de ces certitudes que leur donne leur base idéologique, elles et ils feront tout pour la mettre en œuvre même si cela prend du temps. Et tant pis si l’exaspération populaire veut les priver de ce temps nécessaire : elles et ils feront tout pour empêcher que l’alternance démocratique les prive de ce délai indispensable à façonner les mentalités à leur idéologie.

ELLES ET ILS FONT ET FERONT TOUJOURS CE QU’ILS DISENT pour ce qui relève de leurs a-priori idéologiques.

Mais ils ne disent pas tout ce qu’ils font

Pour le reste par contre, ils ne disent pas toujours ce qu’ils font car ce n’est pas toujours reluisant ni glorieux pour le triomphe de leurs idées. Voici deux exemples pris ailleurs. L’inspirateur ou l’allié de nos deux protagonistes et grand protecteur des extrémistes de tous poils en Europe vient de réussir un drôle de coup diplomatique
l-onu-fait-entrer-l-arabie-saoudite-la-commission-de-la-condition-des-femmes
Je vous invite à lire  l’article car il y a dedans le fac-similé d’un courrier qui en dit long sur les démarches de coulisse inavouables : une place à la commission des droits de l’homme pour la Russie contre une place à la commission de la condition des femmes pour l’Arabie Saoudite. C’est cynique, honteux et tellement loin des mâles discours anti-islamistes du monsieur.

Dans un autre ordre d’idée, on peut de pas aimer les institutions européennes, s’être présenté longtemps « la tête haute et les mains propres » et avoir plus que de coupables faiblesses
 Assistants FN. 5 millions d’euros de préjudice selon le Parlement européen

A tout prendre, je préfère encore des responsables politiques qui ne tiennent pas toujours leurs promesses mais que je pourrais renvoyer à leurs mensonges le temps venu que d’être confronté à des femmes et des hommes qui n’hésiteront pas à mettre en œuvre la partie de leur programme qu’ils ont écrite, mais parfois un peu masquée car elle pouvait choquer la partie du corps électoral qu’elles et ils avaient besoin de séduire pour atteindre une majorité de circonstance et qui n’hésiteront pas à utiliser la force, l’intimidation et la contrainte pour se maintenir le plus longtemps possible.

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