Le journal des bonnes nouvelles n°7 : « Je choisis en même temps la France forte et l’Europe ambitieuse. »

Dans une campagne électorale qui vit 10 candidats sur 11 manifester, soit une violente hostilité, soit, au mieux une méfiance soupçonneuse, vis-à-vis des institutions européennes, il est bon parfois de rappeler que l’Union Européenne n’est pas (que?) ce Liévathan honni par les uns, qui lui sont hostiles, ou redouté par les autres, qui s’en méfient. Il est bon aussi de rappeler que les institutions européennes, aussi imparfaites soient-elles sont d’abord le fruit de ce que les Etats qui  composent l’Union ont voulu qu’elles soient.  C’est pourquoi, il est réjouissant d’apprendre, qu’au-delà des propos de tribunes et des adresses insultantes, l’influence de la France et des idées qu’elles portent est redevenue importante à Bruxelles, à Luxembourg et à Strasbourg
 Le retour des idées françaises dans l’Union

Et dans le quotidien de nos concitoyens, l’action de l’Union Européenne peut se ressentir tous les jours. « Pour le pire » disent sans nuance les plus extrêmes qui veulent nous faire croire qu’une bureaucratie, sans assises démocratiques, décide de tout et de rien sans jamais devoir en rendre compte. Certes il existe une bureaucratie, à Bruxelles comme ailleurs, qui pond des règlements bureaucratiques mais ceux-ci sont quand même validés par les Etats (le Conseil des ministres dans ses différentes compositions selon les sujets traités) et par le Parlement. On peut ne pas être d’accord avec l’esprit de ces règlements et dans ce cas, dans une démocratie qui se respecte, ce désaccord s’exprime dans les urnes, lors des élections générales dans chaque pays, pour ce qui est de l’expression de la volonté des Etats, lors des élections européennes, pour ce qui est de l’expression du Parlement. On peut ne pas être d’accord non plus avec la façon dont ils sont appliqués et c’est là un combat de tous les instants contre les tracasseries bureaucratiques qui ne se différencie en rien du combat quotidien qui doit se mener en France contre les excès d’une réglementation trop tatillonne car souvent mal appliquée par des fonctionnaires déboussolés par la frénésie textuelle de leurs collègues dans les ministères.

Mais si on regarde sur le fond, les politiques communautaires sont souvent utiles pour amorcer des évolutions qui , dans le cadre national, auraient dû mal à s’enclencher.

Je voudrais à cet égard prendre deux exemples dans l’actualité récente. Le premier concerne la politique énergétique des Etats de l’Union dont on sait que certains sont de ce point de vue très réticents à décarboner leur mix énergétique, pour des raisons très nationales. C’est pourquoi je considère cette annonce comme une bonne nouvelle
 Energies renouvelables : onze Etats européens ont déjà atteint leur objectif 2020

Vous noterez en passant, si vous lisez cet article, que contrairement à ce que la ministre française de l’écologie claironne, notre pays est un peu à la traîne, preuve s’il en est que les réticences sont encore grandes chez nous concernant la conversion de notre modèle électrique et je suis persuadé que sans cette orientation forte imposée par l’Union Européenne, les belles phrases prononcées en novembre 2015 lors de la COP 21 iraient rejoindre le cimetière des promesses non tenues de ce quinquennat.

Le second exemple concerne le transport aérien qui est une sorte de symbole de la liberté de circuler des citoyens européen dans tous les Etats de l’Union . Il est bon de rappeler qu’en la matière l’Union a légiféré pour protéger les consommateurs européens contre les excès et dérives des compagnies aériennes pour qui « sans frontières » voulait souvent dire « sans contrainte »
Voir à cet égard, cette note produite par les services de la Commission
http://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/?uri=LEGISSUM:l24235 Protection des passagers aériens

Dans ce contexte de prise en compte des besoins des consommateurs de transports aériens, il est évident que l’information suivante  Les aéroports français très mal classés par les passagers fait un peu désordre. Dans un pays qui revendique la première place mondiale en matière d’accueil touristique, c’est une lacune fâcheuse qui ne participe pas de son attractivité. Et en l’occurrence, la réglementation européenne n’y est pour rien puisque les deux grands aéroports parisiens sont gérés par une entreprise détenue encore par l’Etat , que les aéroports de province sont gérés soit par les compagnies consulaires, soit affermés à des sociétés privées.

Ces deux exemples montrent qu’il ne suffit pas que l’Europe soit ambitieuse mais qu’il faut aussi que la France le soit également si on veut que la France soit forte.

Billet écrit le 20 avril 2017

Addendum rédigé le 29 avril 2017

Mais la véritable bonne nouvelle concernant l’Europe, c’est peut-être cette information reprise dans l’actualité du 29 avril
 La popularité de l’Europe remonte chez les Français

On aurait en effet pu en douter à écouter les propos de la plupart des candidats du premier tour.

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