Le journal des bonnes nouvelles n°6 : « La France va mal mais elle va mieux! »

Dans le courant de l’automne, L’encore « Moi Président » et qui pensait toujours le rester avait eu cette phrase, à la fois mal bâtie et terriblement vraie dans son constat en demi-teinte. C’était quand même, compte tenu de ses espérances, un aveu un peu désespéré, montrant par là qu’en bon humoriste, il appliquait à la lettre l’aphorisme qu’on prête à Oscar Wilde « l’Humour est la politesse du désespoir. ».

Cela dit, il n’avait pas tout à fait tort. En effet, il avait fait de l’attractivité de la France, un des ressorts du rebond de son économie, en quelque sorte une réponse volontariste à la mondialisation qui mettait de plus en plus de Français dans le camp des vaincus de la vie. Or, dans le courant du premier trimestre 2017, on a appris que le « Made in France », le vrai, c’est-à-dire fabriqué dans des usines français aurait encore de beaux jours devant lui puisque pour la première fois depuis 10 ans, l’industrie française avait ouvert plus d’usines qu’elle n’en avait fermées.

 La France a arrêté l’an dernier de perdre des usines

Certes ce ne sont plus les mêmes usines, donc plus les mêmes ouvriers mais c’est quand même un signe fort que l’industrie française a décidé de recréer, sur le territoire national, une plus grande part de la valeur ajoutée de ses produits que, emportée par la vague des mondialisations, elle avait allègrement délocalisée. C’est sûrement une bonne nouvelle, sauf peut-être pour certains pays qui avaient fait de ce mouvement, le moteur de leur décollage.

Il y a 5 ans, effrayés par les déclarations tonitruantes d’un « ennemi de la finance » et par ses projets fiscaux « je créerai une tranche d’imposition à 75% », les investisseurs étrangers hésitaient à venir placer des billes dans l’économie française. Il semblerait que le virage opérée dès 2013 les ait rassuré

La France gagne en attractivité auprès des multinationales

Loin de moi l’idée de faire de ces investisseurs, les anges gardiens de notre économie mais si leur investissement dans l’économie française est correctement maîtrisé (économie numérique, activités liées à la transition écologique de l’économie notamment), cela peut contribuer à accélérer le mouvement de réindustralisation de la France, ce qui en soi serait une bonne nouvelle, pour ceux qui cherchent un emploi évidemment et pour ceux qui , dans la sphère politique, espèrent retrouver de nouvelles marges de manoeuvre pour à la fois réduire les déficits publics et réamorcer les circuits de redistribution de la richesse créée.

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