Prismes médiatiques : l’emploi, qui en parle encore ?

Il y a encore six mois, la moindre statistique sur l’emploi était guettée avec gourmandise par la plupart des medias. Ces jours-ci, l’INSEE a sorti ses chiffres trimestriels sur le taux de chômage et pschitt !! Très peu de commentaires. Il faut dire qu’entre deux Moi-Président s’est résolu à n’être plus que Moi-ex-Président. Du coup, comme il y a moins d’enjeux électoraux, cela intéresse moins les médias. Il n’empêche, les réflexes partisans demeurent Voici un florilège des titres que j’ai repéré dans la presse juste après la publication des chiffres de l’INSEE

Factuel mais partiel : Le Télégramme : exact mais quid de 2015 ?
 Chômage. Légère baisse en 2016 selon l’Insee
Factuel mais vachard : Le Figaro ; exact jusqu’au bout mais d’où venait le chômage de 2012 ?
Le chômage a légèrement baissé au dernier trimestre 2016
Le chômage recule en 2016 mais explose sur le quinquennat
Factuel mais un peu dithyrambique : Le Monde : exact mais ce n’est quand même pas une marche triomphale depuis 2015
Le taux de chômage en France a baissé en 2016 pour la deuxième année d’affilée
Factuel et précis : Ouest France ; exact jusqu’au bout cela reste homéopathique eu égard à ce qu’on fait les pays voisins
 Le chômage baisse légèrement pour la deuxième année consécutive
Factuel mais non seulement partiel, très partial : Les Echos ; exact mais pourquoi insinuer que le mouvement est très récent donc trop tardif ?
France : le taux de chômage est reparti à la baisse fin 2016

Donc tous ces titres sont exacts mais ne donnent pas l’impression de rendre compte de la même réalité.
Il faut dire que la réalité elle-même est complexe à analyser. En effet le taux de chômage baisse mais le nombre de chômeurs recensés par Pôle Emploi ne diminue pas aussi vite et surtout depuis moins longtemps.
Eh oui, la statistique, si elle est une science exacte du point de vue mathématique, n’est qu’un outil imparfait, car malléable, dès qu’elle est prise en main par des non-mathématiciens. Or, les journalistes comme les politiques sont plutôt des littéraires.

Reste quand même une réalité que chacun peut mesurer : le nombre de personnes qui ne peuvent pas vivre décemment de leur travail n’a pas diminué, loin s’en faut et peut-être est de cela dont on devrait parler : VIVRE DECEMMENT.

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